{"id":4585,"date":"2006-11-07T00:00:00","date_gmt":"2006-11-06T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4585"},"modified":"2006-11-07T00:00:00","modified_gmt":"2006-11-06T22:00:00","slug":"4585","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/11\/07\/4585\/","title":{"rendered":"Little Atlas &#8211; Surface Serene"},"content":{"rendered":"<p>Little Atlas, groupe originaire de Miami, propose ici avec son deuxi\u00e8me album le rock progressif le plus classique de la fin des ann\u00e9es 90 : un son de guitare pr\u00e9sent sans \u00eatre trop agressif, un d\u00e9versement de claviers faisant imm\u00e9diatement penser \u00e0 Clive Nolan (\u00ab Faceless \u00bb, \u00ab Can I find it \u00bb) et quelques rares intrusions r\u00e9ussies dans la musique ethnique (\u00ab Changeover \u00bb). La tonalit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale de cet album peut \u00eatre r\u00e9sum\u00e9e ainsi : du rock FM solide, soulign\u00e9 notamment par le chant et la guitare autour desquels s\u2019entrelacent des ambiances progressives efficaces, bien que d\u00e9j\u00e0 entendues.<\/p>\n<p>  La touche progressive de Little Atlas est toutefois bien amen\u00e9e, harmonieuse, et elle s\u2019av\u00e8re \u00eatre la digne h\u00e9riti\u00e8re des nombreux artistes qui ont influenc\u00e9 le groupe floridien. On pense \u00e0 Spock\u2019s Beard, \u00e9videmment, et la voix du chanteur Steve Katsikas n\u2019est pas \u00e9trang\u00e8re \u00e0 ce rapprochement. Les rencontres entre les claviers et la guitare ne d\u00e9pareraient pas dans les productions les plus r\u00e9centes de Yes (\u00ab Dance \u00bb) et il arrive m\u00eame, sans qu\u2019il faille chercher trop longtemps, que Genesis, voire Queen fassent une apparition discr\u00e8te et \u00e9mouvante au fil des \u00e9coutes (l\u2019introduction de \u00ab Momentary Thread \u00bb, par exemple). Ce jeu des influences ne doit pas faire juger trop s\u00e9v\u00e8rement <i>Surface Serene<\/i> car ce disque rec\u00e8le quelques magnifiques compositions, \u00ab Can I find it \u00bb, notamment, qui aurait tout \u00e0 fait sa place parmi les morceaux les plus classiques du progressif de ces quinze derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>  On reprochera toutefois \u00e0 cet album une absence de structure coh\u00e9rente car les morceaux ne sont pas vraiment pens\u00e9s les uns par rapport aux autres. On souffle quelques instants et \u00e0 peine a-t-on le temps de plonger dans une atmosph\u00e8re qu\u2019aussit\u00f4t un riff de guitare vient nous r\u00e9veiller et nous faire partir dans une direction pratiquement oppos\u00e9e. L\u2019encha\u00eenement \u00ab Momentary Thread \u2013 Collapsing \u00bb en est un bon exemple : \u00e0 peine a-t-on quitt\u00e9 une balade aux relents \u00ab  freddy mercuriens \u00bb qu\u2019on tombe en plein baroque, pour finalement d\u00e9boucher sur une composition assez m\u00e9tal heureusement adoucie par de petits gimmicks au clavier et au violon. <\/p>\n<p>  De m\u00eame, quelques pistes auraient pu \u00eatre approfondies : \u00ab Glacier \u00bb, par exemple, est beaucoup trop court (3 min 56 seulement) et aurait m\u00e9rit\u00e9 que le groupe s\u2019y attarde un peu plus : quelques petites gammes de piano, une nappe de synth\u00e9 bien planante, une mont\u00e9e tr\u00e8s progressive sont les points forts d\u2019une tr\u00e8s jolie balade \u00e0 laquelle il manque la conclusion grandiloquente qu\u2019on attendrait par exemple chez Yes. <i>Surface Serene<\/i> charme tout de m\u00eame par ses compositions et devrait plaire aux amateurs de Spock\u2019s Beard, ou encore \u00e0 ceux d\u2019Echolyn (un Echolyn un peu moins \u00e9nerv\u00e9 et rugueux, toutefois\u2026). C\u2019est un disque joyeux, qui, s\u2019il ne surprend pas l\u2019amateur \u00e9clair\u00e9 par son originalit\u00e9, permet \u00e0 l\u2019auditeur moyen de passer un tr\u00e8s bon moment.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Little Atlas, groupe originaire de Miami, propose ici avec son deuxi\u00e8me album le rock progressif&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4586,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4585"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4585"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4585\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4586"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4585"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4585"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4585"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}