{"id":4583,"date":"2006-10-30T00:00:00","date_gmt":"2006-10-29T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4583"},"modified":"2006-10-30T00:00:00","modified_gmt":"2006-10-29T22:00:00","slug":"4583","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/10\/30\/4583\/","title":{"rendered":"Kotebel &#8211; Omphalos"},"content":{"rendered":"<p>Les racines <i>seventies<\/i> de ce groupe espagnol sont bien marqu\u00e9es, revendiqu\u00e9es, m\u00eame, par le clavi\u00e9riste : \u00ab le d\u00e9sir d\u2019\u00e9voquer la transcendance  \u00bb. Nous ne sommes pas dans la plainte, dans la revendication, mais seulement dans le r\u00eave, l\u2019introspection, l\u2019interrogation. Nous ne parlons pas aux autres mais \u00e0 celui qui \u00e9coutera, tranquillement. L\u2019auditeur est unique.<\/p>\n<p>  Racines dans les ann\u00e9es soixante-dix ? Dans l\u2019esth\u00e9tique, d\u2019abord : une belle pochette, un livret baroque soign\u00e9 ; tout juste pourrait-on reprocher au graphisme de rendre la lecture des textes difficile. Dans le concept ensuite : la Gr\u00e8ce classique, l\u2019astrologie, l\u2019Egypte antique, des textes invitant \u00e0 la respiration, la d\u00e9tente et faisant appel \u00e0 la po\u00e8te Natalye Engelke et aux mantras indiens. <\/p>\n<p>  Ne cherchons pas dans <i>Omphalos<\/i> la virtuosit\u00e9 aujourd\u2019hui si caract\u00e9ristique de nombreux groupes souvent \u00e9loign\u00e9s &#8211; et c\u2019est \u00e0 noter &#8211; de la culture latine. <i>Omphalos<\/i>, c\u2019est d\u2019abord une ambiance. Une alternance entre marche m\u00e9ditative et course plus effr\u00e9n\u00e9e, comme si les musiciens s\u2019effor\u00e7aient d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer le rythme pour nous faire savourer les parties les plus douces du disque.<\/p>\n<p>  Le voyage de Kotebel rappellera \u00e0 certains les plus belles heures de Renaissance ou de Jethro Tull, les Espagnols renouant avec une sorte de n\u00e9o-classicisme du rock progressif. Ici, la guitare est rel\u00e9gu\u00e9e au second plan, sauf peut-\u00eatre sur le final de quelques morceaux, comme \u00ab Prologue \u00bb par exemple, rappelant que nous sommes bien en 2006. <\/p>\n<p>  <i>Omphalos<\/i> est une triade : la voix puissante et velout\u00e9e de Carolina Prieto, la fl\u00fbte d\u2019Omar Acosta, privil\u00e9gi\u00e9e notamment dans la premi\u00e8re partie de l\u2019album, conf\u00e9rant \u00e0 l\u2019ensemble une source d\u2019\u00e9tranget\u00e9. En \u00e9coutant cette fl\u00fbte, nous sommes ailleurs : en for\u00eat, l\u2019hiver, un soir de pleine lune, sur le Nil au petit matin ou \u00e0 Delphes, respirant les encens de la Pythie. A ces deux ensembles viennent s\u2019entrem\u00ealer des orchestrations typiquement des ann\u00e9es soixante-dix, notamment une utilisation pertinente des percussions et de la basse, qui ne d\u00e9pareraient pas dans un album de Gong ou d\u2019Ozric Tentacles (\u00ab Sun Pentacle \u00bb). C\u2019est lorsque ces trois \u00e9l\u00e9ments sont rassembl\u00e9s que le charme de Kotebel op\u00e8re vraiment. Retenons par exemple le long final de \u00ab Venus Pentacle \u00bb  o\u00f9 interagissent la voix, la fl\u00fbte et le piano. <\/p>\n<p>  Kotebel est l\u2019une des rares formations de rock n\u00e9o-progressif espagnol. Avec leurs compatriotes de Galadriel, les italiens de la Maschera di Cera ou de Mangala Vallis, il est le repr\u00e9sentant d\u2019une tradition d\u00e9j\u00e0 ancienne du rock progressif, avec laquelle on \u00e9tait sans doute plus familier avant 1978. Cet album charmera tous les amateurs de calme, de tranquillit\u00e9, les candidats au voyage. Ecoutez ce disque en rentrant du travail, faites vous une bonne tisane, br\u00fblez un b\u00e2ton d\u2019encens et oubliez. La musique, la bonne musique, c\u2019est un voyage.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les racines seventies de ce groupe espagnol sont bien marqu\u00e9es, revendiqu\u00e9es, m\u00eame, par le clavi\u00e9riste&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4584,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4583"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4583"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4583\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4584"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4583"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4583"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4583"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}