{"id":4575,"date":"2007-09-21T00:00:00","date_gmt":"2007-09-20T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4575"},"modified":"2007-09-21T00:00:00","modified_gmt":"2007-09-20T22:00:00","slug":"4575","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/09\/21\/4575\/","title":{"rendered":"Oust Louba &#8211; D\u00e9coction"},"content":{"rendered":"<p>Formation en activit\u00e9 depuis le d\u00e9but du nouveau mill\u00e9naire, Oust Louba, d\u2019origine gardoise, est compos\u00e9 de musiciens provenant au d\u00e9part de l\u2019univers de la dub, du trip-hop et de la jungle. Autant dire que la r\u00e9cente transition permettant \u00e0 Oust Louba de se trouver dans la ligne \u00e9ditoriale de Progressia a n\u00e9cessairement du \u00eatre abrupte.<br \/> Mais, chez Oust Louba, l&rsquo;\u00e9clectisme est de mise, et il est certain que les rythmiques efficaces et l&rsquo;\u00e9nergie des musiques \u00e9lectroniques accol\u00e9es \u00e0 une \u00e9tiquette \u00ab&nbsp;prog&nbsp;\u00bb donnent un rock progressif qui ne peut que gagner en fra\u00eecheur.<\/p>\n<p>  Contre toute attente, les premi\u00e8res secondes de l&rsquo;album sont accapar\u00e9es par un trio de violoncelles. \u00ab&nbsp;Les hulules&nbsp;\u00bb d\u00e9marre l&rsquo;album de mani\u00e8re tr\u00e8s lyrique, et Romain Delorme vient \u00e0 l&rsquo;occasion poser sa voix avec une justesse et une sensibilit\u00e9 qui font d&rsquo;autant plus regretter l&rsquo;absence de chant par la suite. Mais les cordes commencent \u00e0 s&#8217;emm\u00ealer, et une basse bien crasse s&rsquo;impose pour mieux mener la danse : passant du coq \u00e0 l&rsquo;\u00e2ne sans faire grincer des dents, le court mais oppressant \u00ab&nbsp;Qui respire ?&nbsp;\u00bb d\u00e9montre \u00e0 quel point le groupe sait faire \u00e9voluer sa musique avec une ind\u00e9niable versatilit\u00e9. Le ton est enfin donn\u00e9. \u00ab&nbsp;15h56&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Maurice 2000&nbsp;\u00bb s&#8217;embourbent dans une transe \u00e0 la limite de l&rsquo;electro-dub gardant un certain <i>groove<\/i> typiquement jazz-rock.<\/p>\n<p>   Cette incessante \u00e9volution vient constamment bousculer les quelques certitudes que l&rsquo;on aurait pu se faire sur cette musique : on d\u00e9couvre un univers parsem\u00e9 d&rsquo;influences electro-rock, de jazz, voire m\u00eame d&rsquo;une pointe de psych\u00e9d\u00e9lisme 60&rsquo;s dans \u00ab&nbsp;Where&rsquo;s&nbsp;\u00bb, o\u00f9 une d\u00e9ferlante de saxophones et des voix sibyllines font immanquablement penser au \u00ab&nbsp;Rock Bottom&nbsp;\u00bb de Robert Wyatt. Sur \u00ab&nbsp;Daar&nbsp;\u00bb, mont\u00e9e en puissance \u00e0 la mani\u00e8re post-rock, le groupe en profite pour inviter un quatuor de cuivres des plus emport\u00e9s, et prend enfin le temps de faire monter la sauce. Succ\u00e9dant comme une accalmie, \u00ab&nbsp;Fleurs&nbsp;\u00bb s\u2019apparente \u00e0 une ballade comme sait les faire Radiohead : un mauvais r\u00eave, onirique et d\u00e9routant \u00e0 la fois.<\/p>\n<p>  Les moyens mis en oeuvre permettent une polyvalence qui force le respect. La quantit\u00e9 et la vari\u00e9t\u00e9 des instruments ma\u00eetris\u00e9s par les cinq musiciens le prouvent : sax alto, piano, platines, basse, batterie, trompette, contrebasse&#8230; sans compter sur le quatuor de cuivres et le trio de cordes convi\u00e9s \u00e0 la f\u00eate. De plus, une suite comme \u00ab&nbsp;15h56&nbsp;\u00bb &#8211; \u00ab&nbsp;Maurice 2000&nbsp;\u00bb &#8211; \u00ab&nbsp;La Femme Elastique&nbsp;\u00bb d\u00e9montre une capacit\u00e9 \u00e0 exp\u00e9rimenter tout en conservant un ensemble frais et harmonieux.<\/p>\n<p>  Une petite d\u00e9coction s&rsquo;impose afin de d\u00e9terminer les principaux composants de cette musique : trop d&rsquo;arrangements pour du rock, trop \u00e9pur\u00e9 pour du jazz, trop sophistiqu\u00e9 pour de l\u2019electro, qu\u2019est-ce alors qu\u2019Oust Louba ? Une aventure inhabituelle, qui traverse tous les genres et \u00e9poques, une intrigante histoire cont\u00e9e dans toutes les langues et modes d&rsquo;expression possibles.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Formation en activit\u00e9 depuis le d\u00e9but du nouveau mill\u00e9naire, Oust Louba, d\u2019origine gardoise, est compos\u00e9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":4576,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4575"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4575"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4575\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4576"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4575"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4575"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4575"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}