{"id":4555,"date":"2007-06-03T00:00:00","date_gmt":"2007-06-02T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4555"},"modified":"2007-06-03T00:00:00","modified_gmt":"2007-06-02T22:00:00","slug":"4555","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/06\/03\/4555\/","title":{"rendered":"Daryl Stuermer &#8211; Go"},"content":{"rendered":"<p>Daryl Stuermer a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des permanents des concerts de Genesis apr\u00e8s <i>And Then There Were Three<\/i>\u2026 Il a collabor\u00e9 sur de nombreux live de Genesis ainsi qu\u2019avec Phil Collins\u2026 Il sera d\u2019ailleurs pr\u00e9sent lors de la controvers\u00e9e tourn\u00e9e de reformation du groupe qui aura lieu en 2007. <br \/> Il faut avant toutes choses \u00e9viter de faire de cette collaboration prestigieuse une marque de fabrique, et l\u2019amateur \u00e9clair\u00e9 de la bande \u00e0 Collins risque d\u2019\u00eatre d\u00e9\u00e7u s\u2019il esp\u00e8re retrouver la moindre once de \u00ab&nbsp;g\u00e9n\u00e9sisme&nbsp;\u00bb chez cet artiste et dans cet album. L\u00e0 ne serait de toute fa\u00e7on pas son int\u00e9r\u00eat. <\/p>\n<p>  <i>Go<\/i> est un fort bon disque, aux sonorit\u00e9s ann\u00e9es 90\u2019s marqu\u00e9es, venant rappeler Joe Satriani, p\u00e9riode <i>Flying in a Blue Dream<\/i> ou <i>The Extremist<\/i>. Il s\u2019agit d\u2019une s\u00e9rie de dix instrumentaux dynamiques et assez homog\u00e8nes. Un des points les plus importants, qui pourra en s\u00e9duire plus d\u2019un, c\u2019est que cet album \u00ab&nbsp;guitar heroe&nbsp;\u00bb, est d\u00e9pourvu de violence, la guitare penche ici du c\u00f4t\u00e9 doux et apaisant de sa force. Les m\u00e9lodies ne sont pas complexes, ce disque peut s\u2019\u00e9couter \u00e0 tr\u00e8s faible volume, le soir, introspectivement. Les amateurs du grand \u00ab&nbsp;Always With You, Always With Me&nbsp;\u00bb de Joe Satriani (<i>Surfing with the Alien<\/i>) verront sans doute \u00e0 quoi il est fait allusion : on \u00e9coute sereinement ces petits voyages int\u00e9rieurs, on suit cette guitare majeure couvrant la plupart des autres instruments. On ne l\u2019entend pas se plaindre, cette guitare, ni hurler ou crier. On l\u2019\u00e9coute simplement se promener, se balader dans des contr\u00e9es agr\u00e9ables. <\/p>\n<p>  Ce disque est nocturne, c&rsquo;est un disque d\u2019insomnies d\u00e9nu\u00e9es d\u2019angoisses. On ne dort pas, on a plut\u00f4t envie de se poser quelques minutes pour r\u00e9fl\u00e9chir et tranquillement, on met <i>Go<\/i> dans la platine, en se laissant transporter. \u00ab&nbsp;Dream in Blue&nbsp;\u00bb sent la cigarette de fin de concert, les gobelets \u00e9cras\u00e9s, la sueur et le bonheur lus sur les visages apr\u00e8s avoir assist\u00e9 \u00e0 un spectacle merveilleux. Ce morceau est tout simplement \u2013 pardonnez l\u2019expression \u2013 gentil, mais la gentillesse noble, sans la connotation p\u00e9jorative qu\u2019on accorde parfois malheureusement \u00e0 ce terme aujourd\u2019hui galvaud\u00e9. La guitare oscille entre temps lents et rapides avec un \u00ab&nbsp;refrain&nbsp;\u00bb tr\u00e8s \u00e9mouvant. \u00ab&nbsp;Heavy Heart&nbsp;\u00bb, lui ressemble, l\u2019introduction rappelle un peu l\u2019atmosph\u00e8re r\u00e9gnant sur <i>Calling All Stations<\/i> de Genesis, mais il n\u2019est l\u00e0 qu\u2019en transition habile, puisque la guitare plaintive fait encore une fois son bel effet, en montant crescendo pour un final simplement magnifique. Encore une fois, nous sommes dans l\u2019\u00e9motion, c\u2019est l\u2019album qui prend par l\u2019\u00e9paule, un disque de r\u00e9confort. <\/p>\n<p>  <i>Go<\/i> n\u2019est pas simplement une douce r\u00eaverie, certains morceaux sont un peu plus sombres, et c\u2019en est presque un peu dommage, \u00ab&nbsp;Meltdown&nbsp;\u00bb, ou \u00ab&nbsp;Breaking Point&nbsp;\u00bb n\u2019ont pas forc\u00e9ment leur place dans cet univers, ils sont plus rapides, plus noirs, plus r\u00e9volt\u00e9s, m\u00eame si on reste encore bien \u00e9loign\u00e9 de la fureur d\u2019un Steve Vai, par exemple. <\/p>\n<p>  Ce disque est \u00e0 conseiller, parce qu\u2019il est bon, parce qu\u2019il fait du bien, parce ce que ce grand monsieur conna\u00eet son art dans son int\u00e9gralit\u00e9. La preuve, il sait le faire partager, le rendre accessible, sans s\u2019\u00e9tourdir de parties techniques indigestes. Bravo l\u2019artiste !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Daryl Stuermer a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des permanents des concerts de Genesis apr\u00e8s And Then There&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4556,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4555"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4555"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4555\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4556"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4555"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4555"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4555"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}