{"id":4549,"date":"2007-06-24T00:00:00","date_gmt":"2007-06-23T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4549"},"modified":"2007-06-24T00:00:00","modified_gmt":"2007-06-23T22:00:00","slug":"4549","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/06\/24\/4549\/","title":{"rendered":"Kaipa &#8211; Angling Feelings"},"content":{"rendered":"<p>La musique de Kaipa reste ais\u00e9ment identifiable, album apr\u00e8s album, et ce n\u2019est pas le d\u00e9part de Roine Stolt qui semble avoir chang\u00e9 la donne dans ce <i>Angling Feelings<\/i>, derni\u00e8re production de nos Su\u00e9dois. Depuis que ce groupe s\u2019est reform\u00e9, au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 avec <i>Notes From the Past<\/i>, on ne peut pas franchement leur reprocher leur inconstance : nous gravitons ici dans des lieux bien agr\u00e9ables, fleurant bon les ann\u00e9es 1970, o\u00f9 s\u2019accordent avec d\u00e9lice les voix puissantes d\u2019Aleena Gibson, qui semble prendre enfin ses marques dans ce disque, et de Patrik Lundstr\u00f6m, un peu plus particuli\u00e8re mais devenue, \u00e0 la longue, caract\u00e9ristique du groupe. <\/p>\n<p>  Kaipa, c\u2019est ce d\u00e9licieux monde de la d\u00e9mesure et de l\u2019emphase, anachronique, mais qui nous gratifie toujours de trouvailles excellentes, comme l\u2019efficace \u00ab&nbsp;The Fleeting Existence of Time&nbsp;\u00bb, le \u00ab&nbsp;douze minutes&nbsp;\u00bb de l\u2019album, ses claviers envo\u00fbtants, ses ch\u0153urs qui ne d\u00e9pareraient pas chez Yes (int\u00e9ressante au demeurant l\u2019influence continuelle de Yes dans les groupes contemporains, comme si la magie, la bonne humeur, le partage et le r\u00eave redevenaient enfin des valeurs collectives\u2026), ses orchestrations psych\u00e9d\u00e9liques rehauss\u00e9es par une basse d\u00e9gingand\u00e9e avec brio, ses claviers d\u00e9goulinants qui ne s\u2019arr\u00eatent jamais et la voix, celle d\u2019Aleena Gibson, poignante comme on aime, et, pardon pour la comparaison, ayant de plus en plus de ressemblance avec celle de Cindy Lauper, ce qui est ici un vrai et grand compliment. <br \/> En plus, ce morceau fait penser un peu \u00e0 \u00ab&nbsp;Childhood\u2019s End&nbsp;\u00bb de Marillion, et l\u00e0, rien que pour \u00e7a, c\u2019est un sourire de bonheur qui illumine notre visage. Si les oreilles pouvaient sourire, elles le feraient sans aucun doute. Ce morceau est un diamant magnifique malheureusement mal rehauss\u00e9 par la suite de l\u2019album, plus technique. <\/p>\n<p>  Force est en effet de constater que les autres morceaux, plus courts, n\u2019arrivent pas \u00e0 la hauteur de ce qui vient d\u2019\u00eatre d\u00e9crit. \u00ab&nbsp;Solitary Pathway&nbsp;\u00bb est un morceau direct, classique, qui n\u2019apporte rien de neuf, et qui risque de heurter ceux que la voix de Patrik Lundstr\u00f6m d\u00e9range, ce qui est ais\u00e9ment concevable. On reste dans le domaine du \u00ab&nbsp;happy prog&nbsp;\u00bb mais sans v\u00e9ritable \u00e9motion, le soufflet retombe un peu rapidement. \u00ab&nbsp;Broken Chords&nbsp;\u00bb, avec ses lamentations \u00ab&nbsp;crypto floydiennes&nbsp;\u00bb fait ainsi partie de ces morceaux \u00ab&nbsp;remplissages&nbsp;\u00bb qui ne s\u00e9duiront gu\u00e8re que les fans de la premi\u00e8re heure. Ce qu\u2019il faut noter, c\u2019est que les morceaux les plus r\u00e9ussis, les plus \u00e9mouvants, les plus accrocheurs sont ceux chant\u00e9s par la voix f\u00e9minine, le celtisant \u00ab&nbsp;Path of Humbleness&nbsp;\u00bb a ainsi une m\u00e9lodie tr\u00e8s agr\u00e9able, alourdie sans doute par un exc\u00e8s de basse et de batterie qui ne lui conf\u00e8re aucune fluidit\u00e9 et finissent m\u00eame par le rendre dissonant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La musique de Kaipa reste ais\u00e9ment identifiable, album apr\u00e8s album, et ce n\u2019est pas le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4550,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4549"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4549"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4549\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4550"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4549"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4549"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4549"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}