{"id":4539,"date":"2007-07-18T00:00:00","date_gmt":"2007-07-17T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4539"},"modified":"2007-07-18T00:00:00","modified_gmt":"2007-07-17T22:00:00","slug":"4539","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/07\/18\/4539\/","title":{"rendered":"T-BO &#8211; We Stay Together"},"content":{"rendered":"<p>Cet album nous invite au respect. C\u2019est une lettre d\u2019amour, un bel hommage rendu par un papa endeuill\u00e9 \u00e0 un fils de 19 ans fauch\u00e9 par une voiture folle, un jour d\u2019automne en 2003. Philippe Laloux a r\u00e9uni des membres de sa famille, des amis, des parents proches de Thibault pour le saluer et lui envoyer un magnifique message. Cet album est fait avec le c\u0153ur, avec les tripes, avec toute la douleur et la peine qu\u2019un parent puisse \u00e9prouver \u00e0 la perte d\u2019un enfant. <br \/> Il est des moments o\u00f9 tout ce que le chroniqueur doit faire, c\u2019est se taire, et respecter, parce qu\u2019un disque, parce qu\u2019un morceau de musique, on aurait parfois tendance \u00e0 l\u2019oublier, c\u2019est avant tout livrer des \u00e9motions, des \u00e9tats d\u2019\u00e2me, des remerciements, des souvenirs partag\u00e9s, et sur tous ces points, l\u00e0 o\u00f9 il est, Thibault peut \u00eatre fier de l\u2019\u0153uvre accomplie par son p\u00e8re, sa famille et ses amis. <br \/> Cet album se d\u00e9cline entre tristesse et espoir, entre la beaut\u00e9 de l\u2019enfance et la douleur du deuil, sur quatorze titres instrumentaux pudiques, o\u00f9 la nostalgie (\u00ab&nbsp;Play it&nbsp;\u00bb) c\u00f4toie la rage de vivre (\u00ab&nbsp;Going on&nbsp;\u00bb) et les douceurs de l\u2019enfance (\u00ab&nbsp;Love is everything&nbsp;\u00bb). Il y a foule sur ce disque, et les choix dans les instruments sont r\u00e9alis\u00e9s avec tact, sans emphases, tout simplement parce que l\u00e0 n\u2019est pas l\u2019objectif. <br \/> Les amateurs de fl\u00fbtes et les nostalgiques de Jean-Pascal Boffo seront tr\u00e8s satisfaits car on y retrouve les longues plaintes m\u00e9ditatives propres \u00e0 ce dernier (\u00ab&nbsp;You will find&nbsp;\u00bb). Ce sont les claviers et les batteries qui structurent l\u2019\u0153uvre et la fl\u00fbte vient conf\u00e9rer une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 \u00e0 l\u2019ensemble. La guitare n\u2019est pas en reste : elle peut \u00eatre incisive et agressive (\u00ab&nbsp;You will find&nbsp;\u00bb) ou au contraire discr\u00e8te et effac\u00e9e, se m\u00ealant harmonieusement aux claviers et aux instruments \u00e0 vent (\u00ab&nbsp;Love is everything&nbsp;\u00bb). <br \/> Chaque morceau doit \u00eatre \u00e9cout\u00e9 avec le livret sous les yeux car les compositions donnent une bien belle d\u00e9finition aux diff\u00e9rents et \u00e9mouvants titres qui se succ\u00e8dent les uns apr\u00e8s les autres : \u00ab&nbsp;See you later&nbsp;\u00bb, qui commence de mani\u00e8re bien sombre, avec force percussions, nous prend par la main et nous montre, minute apr\u00e8s minute, que la lumi\u00e8re n\u2019est jamais loin. \u00ab&nbsp;Teach me&nbsp;\u00bb, un autre morceau fait de douceur, rehauss\u00e9 par un discret saxophone, nous invite \u00e0 poursuivre dans la vie, en d\u00e9pit des peines et des douleurs que celle-ci nous r\u00e9serve un jour ou l\u2019autre. <br \/> Ce disque est un disque de douleur, de tristesse, mais c\u2019est aussi une franche et belle bouff\u00e9e d\u2019optimisme. Rares sont les moments o\u00f9 l\u2019on peut \u00e0 ce point partager les douleurs d\u2019un artiste et vivre avec lui toutes les r\u00e9siliences que ces moments difficiles r\u00e9servent. Ce disque est une le\u00e7on de vie, un artiste qui a compris cela a tout compris \u00e0 son m\u00e9tier, et un public qui a compris cela m\u00e9rite de tels artistes. <\/p>\n<p>  Thibault peut \u00eatre fier, tr\u00e8s fier.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet album nous invite au respect. 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