{"id":4533,"date":"2007-08-15T00:00:00","date_gmt":"2007-08-14T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4533"},"modified":"2007-08-15T00:00:00","modified_gmt":"2007-08-14T22:00:00","slug":"4533","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/08\/15\/4533\/","title":{"rendered":"Terry Riley &#8211; Les yeux ferm\u00e9s &#8211; Lifespan"},"content":{"rendered":"<p>Il n\u2019est pas certain, \u00e0 \u00e9couter ces r\u00e9\u00e9ditions de deux bandes originales de films des ann\u00e9es 70 (<i>Les Yeux Ferm\u00e9s<\/i> de Jo\u00ebl Santoni et <i>Le Secret de la Vie<\/i> de Sandi et Alexander Whitelaw) que le style progressif et r\u00e9p\u00e9titif minimaliste soit particuli\u00e8rement adapt\u00e9 \u00e0 l\u2019illustration d\u2019un film, si bon soit-il.<br \/> A l\u2019\u00e9coute de ce disque, on ne peut s\u2019emp\u00eacher de penser \u00e0 <i>Tubular Bells<\/i>, mais Mike Oldfield avait une petite \u00e9nergie en plus, une originalit\u00e9 qui savait propulser l\u2019auditoire dans un univers consciencieusement mis en place par l\u2019artiste, et qui retenait, hypnotis\u00e9. Mais cette analogie avec Oldfield ne se fait que parce que Riley laisse la part belle aux claviers, m\u00eame s\u2019il pr\u00e9f\u00e8re jouer dans le registre de la disharmonie et de la r\u00e9p\u00e9tition \u00e0 la Steve Reich (l\u2019embl\u00e9matique et migraineux \u00ab Happy Ending \u00bb en t\u00e9moigne). On sent bien que la musique contemporaine \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00e0 la mode, et tout cela a ma foi fort mal vieilli. Hormis si l\u2019on est amateur fou de ces films, il est difficile d\u2019\u00e9couter ces titres dans une perspective autre que p\u00e9dagogique et historique. Tout cela est mou comme du coton, on navigue en plein brouillard.<br \/> Loin d\u2019\u00eatre embrouill\u00e9e pourtant, la musique de Terry Riley est plut\u00f4t d\u00e9sorient\u00e9e, elle ne sait o\u00f9 mener. Ainsi, sans avoir vu les films qu\u2019elle illustre, aucune image, aucune sensation, que ce soit de plaisir ou de d\u00e9plaisir, ne vient saisir l\u2019auditeur. C\u2019est bien la raison pour laquelle cette r\u00e9\u00e9dition laissera son auditeur dans une certaine perplexit\u00e9. <\/p>\n<p>  Les plages musicales sont longues, pr\u00e8s de vingt minutes, tr\u00e8s r\u00e9p\u00e9titives, alternant des th\u00e8mes au clavier et des improvisations au saxophone, qui, \u00e0 trop les entendre, finissent non seulement par lasser, mais feraient presque pousser un \u00ab ouf \u00bb de soulagement lorsque le disque s\u2019ach\u00e8ve. Une bande originale vient illustrer le film, elle le seconde, en rappelant quelques \u00e9pisodes, en ponctuant avec force les \u00e9v\u00e9nements majeurs, et surtout, elle est une marque de fabrique, un ensemble \u00e9mouvant qui doit mettre le spectateur en connivence imm\u00e9diate avec le sc\u00e9nario, les acteurs, le moment plus ou moins bon qu\u2019on a pass\u00e9 dans la salle. Ici, on ressort ext\u00e9nu\u00e9, \u00e9puis\u00e9, saoul\u00e9 au sens litt\u00e9ral du terme. <\/p>\n<p>  A ne conseiller qu\u2019aux nostalgiques, aux curieux ou aux misanthropes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il n\u2019est pas certain, \u00e0 \u00e9couter ces r\u00e9\u00e9ditions de deux bandes originales de films des&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4534,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4533"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4533"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4533\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4534"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4533"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4533"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4533"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}