{"id":4529,"date":"2007-08-15T00:00:00","date_gmt":"2007-08-14T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4529"},"modified":"2007-08-15T00:00:00","modified_gmt":"2007-08-14T22:00:00","slug":"4529","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/08\/15\/4529\/","title":{"rendered":"Alain Blesing &#8211; Songs from the Beginning"},"content":{"rendered":"<p>La d\u00e9marche d\u2019Alain Blesing doit \u00eatre salu\u00e9e. Il fait p\u00e9n\u00e9trer dans un univers quasi-g\u00e9om\u00e9trique, o\u00f9 chaque note, chaque partie de voix ou de guitare trouve une juste place, toujours coh\u00e9rente, et, c\u2019est louable, jamais d\u00e9monstrative malgr\u00e9 une haute technicit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture. Il n\u2019en demeure pas moins que le plaisir est l\u00e0, tant les reprises propos\u00e9es ici prennent un coup de neuf et sont revisit\u00e9es avec conscience, avec tact, pour d\u00e9livrer toutes leurs qualit\u00e9s sous ces nouveaux atours. Blesing man\u0153uvre comme un parfumeur, en travaillant chacun des morceaux \u2013 enregistr\u00e9s lors d\u2019une s\u00e9ance live au Triton &#8211; en esp\u00e9rant d\u00e9livrer une fragrance parfaite, apr\u00e8s avoir subtilement dos\u00e9 les interventions de chaque instrument. <\/p>\n<p>  Le titre de l\u2019album est \u00e9loquent : il s\u2019agit bien de revenir \u00e0 la source, et de faire partager \u00e0 un auditeur \u00e9clair\u00e9 (le d\u00e9faut du disque r\u00e9side peut-\u00eatre d\u2019ailleurs dans ce c\u00f4t\u00e9 un peu abrupt) les titres embl\u00e9matiques d\u2019un horizon progressif rest\u00e9 dans l\u2019ombre de noms tels que Genesis, Yes ou Pink Floyd, alors h\u00e9g\u00e9moniques. Blesing tire l\u2019auditeur vers l\u2019autre versant de cette montagne magique, vers des contr\u00e9es plus jazz, plus rock, et il vient confirmer ce qu\u2019on savait d\u00e9j\u00e0 : le rock progressif n\u2019est pas un style en soi, mais une d\u00e9marche d\u2019innovations, de changements, de renouvellements constants.<br \/> C\u2019est dans ce mouvement perp\u00e9tuel que Blesing fait p\u00e9n\u00e9trer d\u00e8s les premi\u00e8res \u00e9coutes. Soft Machine, Led Zeppelin, The Who, King Crimson, pour citer les noms les plus \u00e9vocateurs, sont ainsi invoqu\u00e9s, dans des ambiances de club de jazz. Blesing n\u2019a pas l\u2019\u0153il riv\u00e9 \u00e0 sa montre, et il \u00e9chappe \u00e0 toute forme de convention, en se laissant aller au plaisir des improvisations. L\u2019auditeur erre, avec lui, dans le jazz le plus \u00e9pur\u00e9, synth\u00e9tique au possible, o\u00f9 la basse et la guitare viennent faire partager de somptueuses \u00e9motions, entre le psych\u00e9d\u00e9lique (\u00ab Slightly all the Time \u00bb, rehauss\u00e9 par la voix folle de John Greaves), les m\u00e9ditations pianistiques (\u00ab Beautiful as the Moon \u00bb) et le blues (\u00ab Mumps \u00bb). <\/p>\n<p>  Ce disque int\u00e9ressera les amateurs de jazz, mais il saura aussi s\u00e9duire ceux qui aiment qu\u2019on d\u00e9place les lignes, qu\u2019on se r\u00e9approprie les \u0153uvres. Les reprises de King Crimson ou des Who valent largement le d\u00e9placement, et m\u00eame sans bien conna\u00eetre ces groupes, on prend un vrai plaisir \u00e0 l\u2019\u00e9coute, et, qui sait, on se prend \u00e0 se dire qu\u2019il serait bon de se replonger dans les originaux. Il n\u2019est jamais trop tard pour bien faire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La d\u00e9marche d\u2019Alain Blesing doit \u00eatre salu\u00e9e. 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