{"id":4525,"date":"2007-09-21T00:00:00","date_gmt":"2007-09-20T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4525"},"modified":"2007-09-21T00:00:00","modified_gmt":"2007-09-20T22:00:00","slug":"4525","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/09\/21\/4525\/","title":{"rendered":"Final Conflict &#8211; Simple"},"content":{"rendered":"<p>Ne jamais se fier \u00e0 une pochette\u2026 Un petit bijou peut dissimuler un disque m\u00e9diocre, tandis qu\u2019un graphisme multipliant les accointances avec une brochure pour agence de voyage <i>low cost<\/i> cachera en r\u00e9alit\u00e9 une p\u00e9pite musicale. <br \/> C\u2019est sans conteste \u00e0 la seconde cat\u00e9gorie qu\u2019appartient cet album de Final Conflict. Manifestement, le stagiaire Photoshop a d\u00fb cliquer sur toutes les options en m\u00eame temps pour obtenir ce petit effet \u00ab\u00a0irisation sur un machin blanc ind\u00e9finissable\u00a0\u00bb, et c\u2019est exactement le genre d\u2019\u0153uvre imp\u00e9rissable qui ferait fuir n\u2019importe quel amateur de n\u00e9o-progressif, pourtant aguerri aux horreurs picturales r\u00e9guli\u00e8rement ass\u00e9n\u00e9es par ses groupes pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s (ah, les pochettes de Cairo !)\u2026 Pourtant, c\u00e9der \u00e0 de basses consid\u00e9rations esth\u00e9tiques pourrait bien faire passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un tr\u00e8s bon album de n\u00e9o, ce qui n\u2019arrive malheureusement plus si souvent.<\/p>\n<p>  Il y a pourtant de quoi prendre peur, \u00e0 la premi\u00e8re \u00e9coute, du fait des nappes de claviers sur battements de c\u0153ur qui introduisent l\u2019album. Mais encore une fois, tout cela ne dure pas excessivement, et Final Conflict, assez rapidement, fait partager son professionnalisme et sa rigueur.<\/p>\n<p>  L\u2019auditeur peut en effet \u00eatre d\u2019embl\u00e9e rassur\u00e9 : Final Conflict, c\u2019est du solide. Ce groupe fait partie des \u00ab\u00a0historiques\u00a0\u00bb mais, en d\u00e9pit d\u2019une bonne vingtaine d\u2019ann\u00e9es d\u2019existence, il n\u2019a pourtant jamais r\u00e9ellement perc\u00e9, tant le public progressif \u00e9tait alors orient\u00e9 vers des Marillion omnipr\u00e9sents, des Genesis en \u00e9volution, des Pendragon naissants et des IQ au fa\u00eete de leur talent.<br \/> Cet anonymat persistant est r\u00e9ellement d\u00e9plorable, parce que ce disque est de ceux qui permettent de passer un moment tout simplement agr\u00e9able. Tout y est : la flamboyance, l\u2019\u00e9pique, les nappes de claviers qui n\u2019en finissent plus, la voix d\u00e9gingand\u00e9e et des influences multiples conf\u00e9rant \u00e0 cet album une structure en kal\u00e9idoscope, \u00e0 qui les mauvais esprits reprocheront une trop grande h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9. Laissons-les \u00e0 leurs jugements : franchement, tout cela passe tr\u00e8s bien et on y revient bien volontiers. <\/p>\n<p>  Quelques morceaux valent que l\u2019on s\u2019y attarde, et un nom se glisse magiquement dans la cervelle \u00e0 l\u2019\u00e9coute de <i>Simple<\/i> : Mona Lisa. Ainsi, avec \u00ab\u00a0Rebellion\u00a0\u00bb, on ne peut s\u2019emp\u00eacher de penser \u00e0 ce \u00ab\u00a0La Peste\u00a0\u00bb que le fabuleux groupe fran\u00e7ais avait livr\u00e9 il y a maintenant plus de vingt ans.<br \/> La grande r\u00e9ussite de cet album, c\u2019est \u00ab\u00a0The Janus\u00a0\u00bb : un morceau qui e\u00fbt pu \u00eatre anthologique s\u2019il avait \u00e9t\u00e9 compos\u00e9&#8230; il y a vingt-cinq ans. D\u2019abord, une introduction au piano classique, quelques sifflotements, une voix juste. Tout cela dure au moins deux minutes et\u2026 Brusquement, tout s\u2019acc\u00e9l\u00e8re, tout s\u2019emballe, pour sombrer dans la folie. On entre dans le monde de Freaks, les images s\u2019entrechoquent, toute la magie du rock progressif est \u00e0 l\u2019\u0153uvre ! Welcome to the show ! <br \/> Rires sardoniques en bruit de fond, voix virevoltantes, et aux yeux comme aux oreilles apparaissent et s\u2019\u00e9vanouissent mille jongleries musicales, entre \u00ab\u00a0Master of Illusion\u00a0\u00bb de Pendragon et \u00ab\u00a0Incommunicado\u00a0\u00bb de Marillion. Quant au final, c\u2019est une batterie de frissons qui vous p\u00e9n\u00e8tre : la guitare arrive \u00e0 point nomm\u00e9, le refrain est devenu hypnotique. Que dire de plus ? Une r\u00e9ussite totale.<br \/> D\u2019autres morceaux sont aussi de fort belle facture : \u00ab\u00a0Channel 8\u00a0\u00bb dont l\u2019introduction rappelle le \u00ab\u00a0I know what I like\u00a0\u00bb de Genesis, \u00ab\u00a0Pangea\u2019s Child\u00a0\u00bb, plus \u00ab\u00a0Lucassenien\u00a0\u00bb, ou le d\u00e9lirant \u00ab\u00a0All Alone\u00a0\u00bb, lui aussi tr\u00e8s proche de Mona Lisa.<\/p>\n<p>  Evidemment, on reste dans un monde bien n\u00e9o et cet album, qui pourra \u00eatre rapproch\u00e9 des plus grands classiques de Pendragon, avec un soup\u00e7on d\u2019Arena \u00ab\u00a0\u00e9poque Pharaon\u00a0\u00bb (<i>Songs from the Lion Cage<\/i> et <i>Pride<\/i>) remplit parfaitement son r\u00f4le : c\u2019est beau, c\u2019est grand, c\u2019est majestueux, c\u2019est de la musique qui s\u2019\u00e9coute avec les tripes, et qu\u2019on savoure, magiquement.<br \/> Finalement, ce qui manque \u00e0 cette pochette, c\u2019est peut-\u00eatre un ou deux Arlequins, quelques cartes \u00e0 jouer, trois grelots et des arcs en ciel\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ne jamais se fier \u00e0 une pochette\u2026 Un petit bijou peut dissimuler un disque m\u00e9diocre,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4526,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4525"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4525"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4525\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4526"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4525"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4525"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4525"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}