{"id":4509,"date":"2007-11-20T00:00:00","date_gmt":"2007-11-19T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4509"},"modified":"2007-11-20T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-19T22:00:00","slug":"4509","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/11\/20\/4509\/","title":{"rendered":"Air &#8211; Pocket Symphony"},"content":{"rendered":"<p>Le duo fran\u00e7ais \u00e9taient impatiemment attendus apr\u00e8s les succ\u00e8s retentissants de <i>10,000 Hz Legend<\/i> (2001) et <i>Talkie Walkie<\/i> (2004), deux albums dont les ventes florissantes leur ont valu, entre autres choses, le rang de chevalier des Arts et Lettres et de se hisser au rang des artistes \u00ab\u00a0underground (electro-pop) les plus mondialement c\u00e9l\u00e8bres\u00a0\u00bb, convoit\u00e9s notamment par Sofia Coppola ou Charlotte Gainsbourg. Pour <i>Pocket Symphony<\/i>, le groupe a vu immens\u00e9ment grand, \u00e0 la hauteur de sa renomm\u00e9e de star internationale, afin de livrer un album \u00e0 la production irr\u00e9prochable. <\/p>\n<p>  Un voyage au Japon leur a permis d\u2019y puiser quelques influences, d\u2019en ramener des instruments traditionnels comme le Koto (une harpe japonaise). Le design de l\u2019album a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 l\u2019artiste Xavier Veilhan, autrement connu pour ses travaux sur la 3D et ses r\u00e9alisations multim\u00e9dias. <i>Pocket Symphony<\/i> s\u2019est donc voulu l\u2019album de la r\u00e9ussite totale et de l\u2019aboutissement ; Air ne pouvant sans doute plus d\u00e9sormais se permettre d\u2019en faire moins. <\/p>\n<p>  L\u2019harmonique de l\u2019album est donc bien conforme \u00e0 l\u2019esprit du groupe : \u00e9th\u00e9r\u00e9e, douce et tranquille, tout en gardant une petite dose d\u2019originalit\u00e9. En d\u2019autres termes, une sorte d\u2019atmosph\u00e8re qui fera dire \u00e0 l\u2019admirateur blas\u00e9 mais curieux : \u00ab\u00a0c\u2019est du Air\u00a0\u00bb. Des titres comme \u00ab\u00a0Space Maker\u00a0\u00bb gagnent ainsi en dramatique au fil du morceau, d\u00e9butant avec une basse tranquille et \u00e9voluant au rythme de nappes de claviers parfaitement coordonn\u00e9es. On retrouve \u00e9galement les voix f\u00e9minines si caract\u00e9ristiques du groupe, enrob\u00e9es dans des rythmes et des m\u00e9lop\u00e9es d\u00e9sormais bien typiques (\u00ab\u00a0Once Upon a Time\u00a0\u00bb ; \u00ab\u00a0Redhead Girl\u00a0\u00bb, entre autres) ou des moments plus dynamiques, presque ann\u00e9es quatre-vingt, avec un effet de bo\u00eete \u00e0 rythmes peut-\u00eatre un peu trop prononc\u00e9 (\u00ab\u00a0Mer du Japon\u00a0\u00bb) pour \u00e9voluer ensuite vers un titre plus introspectif, tr\u00e8s bande originale de film extr\u00eame oriental (\u00ab\u00a0Lost Message\u00a0\u00bb). <\/p>\n<p>  Il n\u2019y a \u00e9galement rien \u00e0 redire sur les pr\u00e9sences de Jarvis Cocker, ex chanteur de Pulp (\u00ab\u00a0One hell of a Party\u00a0\u00bb), et de Neil Hannon, talentueuse \u00e2me de The Divine Comedy, syst\u00e9matiquement invit\u00e9 pour donner une touche s\u00e9rieuse et intellectuelle (\u00ab\u00a0Somewhere Between Walking and Sleeping\u00a0\u00bb). Notons tout de m\u00eame que Jarvis Cocker ne semble pas particuli\u00e8rement \u00eatre en voix. Toutefois, ces invitations n\u2019apportent rien d\u2019extraordinaire ou d\u2019original \u00e0 la chose. Le sentiment avait \u00e9t\u00e9 le m\u00eame avec le dernier album de Charlotte Gainsbourg (<i>5 :55<\/i>) : \u00e9tait-ce un album de Air avec la voix de Charlotte ou un album de Charlotte produit par Air ? <\/p>\n<p>  Chacun des morceaux est donc une v\u00e9ritable r\u00e9ussite, mais l\u2019ensemble du disque n\u2019est pourtant pas bien structur\u00e9 : il n\u2019est pas assez rigoureusement construit. Les successions des m\u00e9lodies manquent de coh\u00e9rence. Toutes les ambiances r\u00e9ussies et parfaitement produites de chaque morceau pris individuellement, n\u2019accouchent pas d\u2019une synth\u00e8se, d\u2019une atmosph\u00e8re qui donnera un peu de substance et de relief \u00e0 ce disque. Aucun \u00e9l\u00e9ment n\u2019aide l\u2019auditeur \u00e0 d\u00e9tacher <i>Pocket Symphony<\/i> de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs. La production reste donc purement \u00ab\u00a0a\u00e9rienne\u00a0\u00bb, avec quelques voix nouvelles qui viennent agr\u00e9menter une structure fort bien rod\u00e9e depuis une bonne d\u00e9cennie. <\/p>\n<p>  <i>Cette chronique est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 P.<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le duo fran\u00e7ais \u00e9taient impatiemment attendus apr\u00e8s les succ\u00e8s retentissants de 10,000 Hz Legend (2001)&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4510,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4509"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4509"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4509\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4510"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4509"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4509"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4509"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}