{"id":4507,"date":"2007-12-07T00:00:00","date_gmt":"2007-12-06T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4507"},"modified":"2007-12-07T00:00:00","modified_gmt":"2007-12-06T22:00:00","slug":"4507","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/12\/07\/4507\/","title":{"rendered":"Glass &#8211; Live at Progman Cometh"},"content":{"rendered":"<p>Parfois, la vie r\u00e9serve vraiment de (tr\u00e8s) bonnes surprises ! L\u2019amateur \u00e9clair\u00e9 &#8211; ce que tu es, lecteur &#8211; serait tout \u00e0 fait enclin \u00e0 fuir devant ce petit album qui ne paie pas de mine : un live d\u2019un groupe inconnu. Et pourtant, ces diablotins de Musea savent s\u2019y prendre pour trouver d&rsquo;excellents groupes et marquer les esprits. Il reste nos colonnes pour faire l\u2019essentiel : donner envie d\u2019acheter un disque de plus, mais quel disque honn\u00eatement ! <\/p>\n<p>  Glass est apparu aux Etats-Unis il y a plus de trente ans. Issu d\u2019un projet familial dans les ann\u00e9es soixante-dix, les musiciens n&rsquo;ont jamais r\u00e9ussi \u00e0 persuader la moindre maison de disque de leur faire confiance. Aujourd&rsquo;hui, le vent tourne. Un souffle dont on pourrait \u00e0 ce propos all\u00e8grement discuter car il semble en contenter plus d\u2019un : l\u2019attrait, par nostalgie, par envie, par passion pour les <i>seventies<\/i>, cette \u00e9poque o\u00f9 le rock progressif repr\u00e9sentait un voyage extraordinaire, des successions d\u2019impressions, des \u00e9motions en cascade, du r\u00eave, tout simplement ! <\/p>\n<p>  Dans la premi\u00e8re partie tr\u00e8s \u00ab\u00a0piano-saxophone\u00a0\u00bb, les claviers font immanquablement penser aux plus belles ann\u00e9es de Dire Straits, avec des d\u00e9veloppements \u00e9nergiques, o\u00f9 la touche est appuy\u00e9e avec fougue, relay\u00e9e par une guitare dynamique et de petites sonorit\u00e9s claires et \u00e9pur\u00e9es (rappelant le Marillion du d\u00e9but des ann\u00e9es Hogarth, \u00e9poque <i>Season\u2019s End<\/i>). Le final \u00ab\u00a0Astral\u00a0\u00bb entretient en effet d\u2019\u00e9troites connivences avec les introductions cristallines de \u00ab\u00a0Berlin\u00a0\u00bb. On retrouve de telles p\u00e9r\u00e9grinations exotiques sur \u00ab\u00a0Big Sur 09-14-2000\u00a0\u00bb, certainement une des \u0153uvres les plus construites de ce disque : arri\u00e8re-fond anxiog\u00e8ne \u00e0 la basse, heureusement \u00e9quilibr\u00e9 par un ensemble de claviers, \u00e0 mi-chemin entre le symphonique et la musique de film policier, qui suscitent une s\u00e9rie d\u2019images plus que r\u00e9jouissantes, l\u2019ensemble \u00e9tant ponctu\u00e9 de ch\u0153urs presque tribaux. Ce morceau rend la t\u00e2che du chroniqueur bien d\u00e9licate car une telle richesse semble bien difficile \u00e0 r\u00e9sumer en quelques mots. \u00ab\u00a0Miles, Monk, Elton And Mom\u00a0\u00bb, enfin, est un bijou. Ce titre tient pour sa part de Jean-Pascal Boffo ou de Joe Satriani, avec une introduction tr\u00e8s nocturne, des claviers tr\u00e8s doux et un saxophone plaintif \u00e0 souhait. Saluons au passage la pr\u00e9sence du regrett\u00e9 Elton Dean sur cet album qui n\u2019a de <i>live<\/i> que le nom, tant l\u2019ambiance de concert est mal restitu\u00e9e, et c\u2019est dommage parce qu\u2019y \u00eatre devait \u00eatre fabuleux. Ajoutons enfin la pr\u00e9sence de Hugh Hopper, du Hammond, certains th\u00e8mes typiquement <i>seventies<\/i>, entre Genesis et King Crimson (\u00ab\u00a0No Stranger To the Sky\u00a0\u00bb)\u2026 Un d\u00e9luge de bonnes choses, en r\u00e9sum\u00e9. <\/p>\n<p>  <i>Live at Progman Cometh<\/i> est une excellente synth\u00e8se : le jazz occupe sa part noble, les improvisations sont somptueusement m\u00eal\u00e9es de sonorit\u00e9s progressives tr\u00e8s contemporaines, d\u2019envol\u00e9es de claviers et de d\u00e9veloppements qui sont \u00e0 m\u00eame de combler l\u2019amateur le plus \u00e9clair\u00e9 comme le simple amateur de bonne musique. Glass est accessible, bon point pour eux ! Ils savent \u00e9galement jouer, cela s\u2019appelle le talent.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parfois, la vie r\u00e9serve vraiment de (tr\u00e8s) bonnes surprises ! 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