{"id":4501,"date":"2008-01-25T00:00:00","date_gmt":"2008-01-24T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4501"},"modified":"2008-01-25T00:00:00","modified_gmt":"2008-01-24T22:00:00","slug":"4501","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/01\/25\/4501\/","title":{"rendered":"Motis &#8211; Live au Crescendo"},"content":{"rendered":"<p>Motis a une histoire d\u00e9j\u00e0 ancienne, puisqu\u2019elle remonte \u00e0 2000, en tant que digne successeur du grand Gabriel Yacoub, de Malicorne et repr\u00e9sentant assum\u00e9 des troubadours, baladins et saltimbanques. Motis, c\u2019est un rock m\u00e9di\u00e9val revendiqu\u00e9, un genre \u00e0 part, repr\u00e9sent\u00e9 par exemple en Belgique par les excellents Madelgaire. C\u2019est un univers de seigneurs, de p\u00e9r\u00e9grins, de l\u00e9gendes, de f\u00e9es et autres romans de Renart\u2026 Respectueux d\u2019une tradition orale autant qu\u2019\u00e9crite, le groupe a \u00e9galement sorti un tr\u00e8s joli livre, <i>Le Grimoire<\/i>, \u00e9dit\u00e9 au Cercle des f\u00e9es, qui retrace l\u2019histoire du groupe et compile l\u2019ensemble des textes. Il est toujours difficile de rendre compte de ces productions, tant elles sont engonc\u00e9es dans un univers finalement assez born\u00e9, parfaitement d\u00e9limit\u00e9, o\u00f9 les audaces restent circonscrites \u00e0 un p\u00e9rim\u00e8tre somme toute assez pr\u00e9visible. <\/p>\n<p>  Motis ne d\u00e9roge pas \u00e0 cette r\u00e8gle : l\u2019actualit\u00e9 des textes remonte \u00e0 l\u2019an de gr\u00e2ce 1023. Il y est question du loup Isengrin, de la f\u00eates des fous, de carnavals et d\u2019un m\u00e9chant seigneur qui fait souffrir ses serfs et leur coupe les pieds et les mains. Musicalement, c\u2019est somme toute assez in\u00e9gal : les instruments sont bien choisis, l\u2019ensemble est plut\u00f4t dynamique, les fl\u00fbtes, bouzouki et autres instruments m\u00e9di\u00e9vaux ont la part belle, mais ce <i>live<\/i> ne d\u00e9colle pas, et les chansons restent assez similaires les unes aux les autres. Il y a bien entendu quelques ambiances, parfois proches d\u2019Ange, \u00ab&nbsp;La F\u00eate des Fous&nbsp;\u00bb et ses sonorit\u00e9s ann\u00e9es 70 d\u00e9gageant par exemple une lointaine parent\u00e9 avec <i>Au-del\u00e0 du D\u00e9lire<\/i>. On se surprend aussi, parfois, \u00e0 penser \u00e0 Genesis (\u00ab&nbsp;A chacun son Graal&nbsp;\u00bb), notamment du fait d\u2019une utilisation tr\u00e8s \u00ab&nbsp;Hammondienne&nbsp;\u00bb du clavier, plut\u00f4t bienvenue. Malheureusement, ce que l\u2019on attend aussi de la musique m\u00e9di\u00e9vale, c\u2019est le dynamisme, les rythmes r\u00e9p\u00e9titifs, les bol\u00e9ros, les gigues, que Motis sait parfaitement faire, comme ils l\u2019ont montr\u00e9 avec leur pr\u00e9c\u00e9dent album (<i>Prince des Hauteurs<\/i>), et notamment l\u2019excellent instrumental \u00ab&nbsp;Cornemuse&nbsp;\u00bb. Ces ambiances plus festives auraient \u00e9t\u00e9 des morceaux de choix dans un contexte <i>live<\/i> : l\u2019introduction instrumentale de \u00ab&nbsp;La Dame et le Dragon&nbsp;\u00bb aurait par exemple m\u00e9rit\u00e9 bien plus de temps pour se d\u00e9velopper, car il y a un peu d\u2019emphase,et on regrette ite que la chanson, somme toute assez peu int\u00e9ressante, vienne un peu trop brusquement lui couper l\u2019herbe sous les pieds. <\/p>\n<p>  Ce <i>Live au Crescendo<\/i> n\u2019est sans doute pas le meilleur moyen pour faire connaissance avec ce groupe franc-comtois, qui force le respect par sa passion, son professionnalisme et son \u00e9rudition,et qui a certainement encore de belles ann\u00e9es \u00e0 vivre, dans ce XXIe si\u00e8cle o\u00f9 il reste parfois quelques pieds et mains coup\u00e9s qui se perdent !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Motis a une histoire d\u00e9j\u00e0 ancienne, puisqu\u2019elle remonte \u00e0 2000, en tant que digne successeur&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4502,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4501"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4501"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4501\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4502"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4501"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4501"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4501"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}