{"id":4491,"date":"2008-02-01T00:00:00","date_gmt":"2008-01-31T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4491"},"modified":"2008-02-01T00:00:00","modified_gmt":"2008-01-31T22:00:00","slug":"4491","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/02\/01\/4491\/","title":{"rendered":"Ekynox &#8211; Entre deux mondes"},"content":{"rendered":"<p>Ekynox prouve \u00e0 la face du monde musical (prog, jazz, vari\u00e9t\u00e9, etc.) qu\u2019il y a encore quelque chose qui n\u2019est pas pourri au royaume du Danemark. A cette heure o\u00f9 la communaut\u00e9 des artistes, des majors et autres acteurs de la musique s\u2019agitent comme des charan\u00e7ons sans antennes, les Fran\u00e7ais d\u2019Ekynox montrent comment il est possible, en 2008, de publier un disque, de le faire conna\u00eetre, de faire de la sc\u00e8ne, tranquillement, sans ambitions d\u00e9mesur\u00e9es, simplement pour l\u2019amour du travail bien fait. Il tracent un chemin, balisent une voie que tout amateur de musique devrait prendre un v\u00e9ritable plaisir \u00e0 suivre\u2026<\/p>\n<p>   Autant le dire, <i>Entre deux mondes<\/i> est une gifle ! \u00ab&nbsp;Pourquoi ?&nbsp;\u00bb, me direz-vous ? Parce qu\u2019ils sont de sacr\u00e9s magiciens : du jazz, beaucoup, avec un saxophone remarquable, d\u2019une discr\u00e8te virtuosit\u00e9, une voix f\u00e9minine somptueuse, judicieusement accompagn\u00e9e d\u2019une m\u00e9lodie au piano guillerette et tranquille (\u00ab&nbsp;L\u2019intranquillit\u00e9&nbsp;\u00bb), de ch\u0153urs <i>seventies<\/i> tiraillant entre \u00ab&nbsp;Hair&nbsp;\u00bb et Atoll, l\u2019emphase des morceaux qui se poursuivent comme on les aimait dans les ann\u00e9es 1970, avec quelques finales qu\u2019on pourrait entendre chez Yes. C\u2019est bon, simplement bon. Progressif en diable, m\u00ealant des textes assez dr\u00f4les, second\u00e9s par un audacieux cocktail entre les sonorit\u00e9s jazz, le prog des ann\u00e9es 1970 et 80 et des moments plus planants (\u00ab&nbsp;Vertige&nbsp;\u00bb). Les changements de tons et de structures ne sont jamais violents : l\u2019amateur des Canadiens d\u2019Harmonium pourra sans doute s\u2019y retrouver, ceux qui se rappellent d\u2019Arakeen seront sensibles \u00e0 la voix de C\u00e9cile Antoine, il y a m\u00eame quelques sonorit\u00e9s disco qui viennent ajouter une d\u00e9licieuse cerise sur un g\u00e2teau d\u00e9j\u00e0 bien r\u00e9ussi (\u00ab&nbsp;Vertige&nbsp;\u00bb, encore une fois) \u2026<\/p>\n<p>  Parfois, on s\u2019\u00e9gare dans le baroque, le m\u00e9di\u00e9val (fl\u00fbtes et orgues : \u00ab&nbsp;Charivari&nbsp;\u00bb) et la ritournelle hypnotise alors de plus belle. A tout ceci s\u2019ajoute de l\u2019humour : une dict\u00e9e magique, plaisir des trentenaires, pastich\u00e9e dans \u00ab&nbsp;Jeeb pour Isidore&nbsp;\u00bb et son envo\u00fbtant refrain \u00ab&nbsp;Essaie encore\u2026&nbsp;\u00bb, un peu d\u2019electro aussi, rehauss\u00e9 d\u2019une pointe de saxo\u2026 Tout y est : c\u2019est gai, enlev\u00e9. Osons : Ekynox, ce sont les ACT fran\u00e7ais\u2026<\/p>\n<p>  S\u2019il y avait un album \u00e0 conseiller pour bien commencer cette ann\u00e9e 2008, ce serait celui-ci : remarquablement produit, juste, faisant mouche, sans ennui, sans pi\u00e9tinement. Les cinq d\u2019Ekynox sont des musiciens qui aiment leur m\u00e9tier, qui savent le faire partager, qui ont compris que les ann\u00e9es \u00e0 venir rimaient avec cr\u00e9ativit\u00e9 et bonheur. Indispensable ! Achetez-le ou t\u00e9l\u00e9chargez-le sur leur site !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ekynox prouve \u00e0 la face du monde musical (prog, jazz, vari\u00e9t\u00e9, etc.) qu\u2019il y a&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4492,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4491"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4491"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4491\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4492"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4491"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4491"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4491"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}