{"id":4489,"date":"2008-02-14T00:00:00","date_gmt":"2008-02-13T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4489"},"modified":"2008-02-14T00:00:00","modified_gmt":"2008-02-13T22:00:00","slug":"4489","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/02\/14\/4489\/","title":{"rendered":"Solstice &#8211; Silent Dance"},"content":{"rendered":"<p>Festival Music a eu l\u2019excellente id\u00e9e de faire \u00e9merger d\u2019un oubli condamnable Solstice et son monde magique, apaisant, chantant, joyeux, donnant ses lettres de noblesse au genre n\u00e9o-progressif le plus absolu, de la facture la plus aboutie qui soit. Des quatre r\u00e9\u00e9ditions, <i>Silent Dance<\/i> est certainement le plus riche et le plus \u00e9toff\u00e9. Il plonge ses racines directement dans les ann\u00e9es 70 et qui les magnifiques ann\u00e9es 80 (du point de vue du progressif, \u00e9videmment). Un cort\u00e8ge d\u2019influences se c\u00f4toient, et les moments d\u2019\u00e9motion sont si intense qu\u2019on ne sait plus toujours o\u00f9 donner de la t\u00eate, tant nos oreilles sont submerg\u00e9es. Tout s\u2019entend dans Solstice, avec un talent \u00e9vident, une production toilett\u00e9e, nette et pour ainsi dire irr\u00e9prochable. <\/p>\n<p>  <i>Silent Dance<\/i> est sans doute le plus \u00ab&nbsp;Andersonien&nbsp;\u00bb des quatre albums r\u00e9\u00e9dit\u00e9s et les r\u00e9f\u00e9rences aux immenses Yes sont l\u00e9gion. Du timbre de voix de Sandy Leigh, dont les aigus rappellent ceux du hobbit magique des seventies (c\u2019est flagrant sur \u00ab&nbsp;Brave New World&nbsp;\u00bb), jusqu\u2019aux saccades hyst\u00e9riques qui montent vers l\u2019apoth\u00e9ose, dans une d\u00e9ferlante d\u2019\u00e9motions, d\u2019images et de sons emportant l\u2019auditeur dans un vertige inoubliable (\u00ab&nbsp;Cheyenne&nbsp;\u00bb, \u00e0 titre d\u2019exemple). <\/p>\n<p>  Il y a de la force, de la puissance, et, nous l\u2019avons dit, de multiples r\u00e9f\u00e9rences dans <i>Silent Dance<\/i> : ainsi, le tr\u00e8s \u00ab&nbsp;Marillionien&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;Morning Light&nbsp;\u00bb d\u00e9voile une parent\u00e9 \u00e9troite avec des titres aussi somptueux que \u00ab&nbsp;Berlin&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Going Under&nbsp;\u00bb : une basse sombre, des \u00e9lans de guitare \u00e9pique&#8230; De quoi fermer les yeux et voir&#8230; Steve Rothery. Le m\u00eame son apparent\u00e9 aux cinq g\u00e9nies de Marillion marque \u00ab&nbsp;Earthsong&nbsp;\u00bb. Il est d\u2019ailleurs amusant de signaler qu\u2019avec ce titre, on se rapproche presque de \u00ab&nbsp;Season\u2019s End&nbsp;\u00bb, cinq ann\u00e9es avant la parution de ce chef d\u2019\u0153uvre (basse sombre, claviers cristallins, voix pure)\u2026 D\u2019autres liens apparaissent comme \u00e9vidents avec Yes et Pendragon, notamment sur les fins de morceaux qui n\u2019en finissent pas, pour notre plus grand bonheur. Les amateurs de musique celtique ne seront pas en reste, eux non plus car, hormis les hypnotiques violonnades (\u00ab&nbsp;Return of Spring&nbsp;\u00bb), la voix de la chanteuse, lorsqu\u2019elle descend un peu, va tra\u00eener du c\u00f4t\u00e9 de Sinead O\u2019Connor (\u00ab&nbsp;Peace&nbsp;\u00bb ou encore \u00ab&nbsp;Sunrise&nbsp;\u00bb, tr\u00e8s voisin de \u00ab&nbsp;Fire of Babylon&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Feel so Different&nbsp;\u00bb de l\u2019anglicane int\u00e9griste, chauve et Irlandaise). <\/p>\n<p>  Solstice a \u00e9t\u00e9 et demeure l\u2019un des plus grands groupes de n\u00e9o des ann\u00e9es 80 : ne passez \u00e0 c\u00f4t\u00e9 sous aucun pr\u00e9texte ! Ce disque est un classique obligatoire, un chef d\u2019\u0153uvre, \u00e0 ranger parmi les albums cultes des ann\u00e9es 80. Ne le loupez pas !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Festival Music a eu l\u2019excellente id\u00e9e de faire \u00e9merger d\u2019un oubli condamnable Solstice et son&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4490,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4489"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4489"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4489\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4490"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4489"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4489"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4489"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}