{"id":4481,"date":"2008-03-27T00:00:00","date_gmt":"2008-03-26T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4481"},"modified":"2008-03-27T00:00:00","modified_gmt":"2008-03-26T22:00:00","slug":"4481","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/03\/27\/4481\/","title":{"rendered":"Marble Sheep &#8211; Message from Oarfish"},"content":{"rendered":"<p>Marble Sheep est un groupe de rock psych\u00e9d\u00e9lique japonais. Mais, soyons honn\u00eate, le r\u00e9dacteur de cette chonique n\u2019a jamais vraiment compris ce que pouvait \u00eatre le rock psych\u00e9d\u00e9lique. Tant de choses se glissent derri\u00e8re cette \u00e9tiquette : des premiers Pink Floyd, notamment <i>The Piper at the Gates of Dawn<\/i>, jusqu\u2019\u00e0 Ozric Tantacles, en passant par Amon D\u00fc\u00fcl II&#8230; Des rythmes d\u00e9gingand\u00e9s et brinquebalants du grand Syd Barett au chaos organis\u00e9 d\u2019Ozric Tentacles, tout cela fait un peu d\u00e9sordre et l\u2019amateur, si \u00e9clair\u00e9 soit-il, risque bien de s\u2019y perdre&#8230; C\u2019est d\u2019ailleurs le but : cette musique est anarchique, elle se moque des styles, des \u00e9tiquettes et laisse la part belle \u00e0 la seule chose qui vaille : le r\u00eave et l\u2019\u00e9vasion. S\u2019il est un genre auquel on ne peut mettre une \u00e9tiquette, c\u2019est bien le psych\u00e9d\u00e9lique, sauf si l\u2019on part du principe que le psych\u00e9, c\u2019est du n\u2019importe quoi. Nos Nippons auront donc retenu cette derni\u00e8re d\u00e9finition&#8230; <\/p>\n<p> Marble Sheep, de ses glorieux pr\u00e9d\u00e9cesseurs, h\u00e9rite de la complaisance dans le n\u2019importe quoi : ce quatorzi\u00e8me album (mazette, il y en eut donc treize auparavant, et personne n\u2019en entendit parler\u2026) ressemble \u00e0 beaucoup de choses, sauf \u00e0 de la musique psych\u00e9d\u00e9lique. <i>Message from Oarfish<\/i>, c\u2019est un vieux David Bowie \u00e9raill\u00e9, un disque de faces B des Stooges, c\u2019est Iggy Pop \u00e0 l\u2019eau min\u00e9rale, c\u2019est Lou Reed sous acides, c\u2019est de la musique punk pas ch\u00e8re. Enfin, Marble Sheep, ce sont des myriades de choses, mais pas du rock psych\u00e9d\u00e9lique, ou alors, le psych\u00e9d\u00e9lisme synonyme de voyages, d\u2019errements, de pertes, d\u2019addictions, de voyages sans fin, o\u00f9 errent les ombres de William Burroughs, Jim Morrison et Andy Warhol, a pris ces derni\u00e8res ann\u00e9es une sacr\u00e9e gifle dont il ne se remettra jamais. <\/p>\n<p> Marble Sheep est anim\u00e9 par l\u2019amour de la musique, disent-ils. Ils ont un petit public en Allemagne et y font quelques sc\u00e8nes, disent-ils\u2026 Mais enfin, \u00e0 l\u2019\u00e9coute de ce disque dont la pochette fera fuir le premier d\u00e9pressif venu, que retenir de notable ? On dirait un David Bowie produit par les Sex Pistols. La guitare est tr\u00e8s satur\u00e9e, un peu trop, le tout se veut vaguement pop, mais m\u00e9chant quand m\u00eame. Marble Sheep, c\u2019est un groupe d\u2019adolescents qui s\u2019\u00e9clatent bien dans leur garage en attendant les jours o\u00f9 la reconnaissance, le succ\u00e8s, les filles et l\u2019argent couleront \u00e0 flot. <\/p>\n<p> Quelques accords, deux ou trois, gu\u00e8re plus, servent de fil conducteur \u00e0 un ensemble assez vite ficel\u00e9, sans grande envergure, sans accrocher l\u2019oreille de mani\u00e8re d\u00e9finitive. Passons sur une production b\u00e2cl\u00e9e, un son m\u00e9diocre et un album dont la longueur (\u00e0 peine trente minutes) confine au je m\u2019en foutisme\u2026 Non que l\u2019ensemble soit fonci\u00e8rement mauvais, cela se laisse \u00e9couter, mais au fond d\u2019un bar bien complet du 11\u00e8me arrondissement, vers 23h, quand les gens parlent de leurs RTT et des vacances \u00e0 Meg\u00e8ve. <i>Message from Oarfish<\/i> n\u2019est pas un mauvais disque, c\u2019est un disque inutile.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marble Sheep est un groupe de rock psych\u00e9d\u00e9lique japonais. 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