{"id":4471,"date":"2008-05-06T00:00:00","date_gmt":"2008-05-05T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4471"},"modified":"2008-05-06T00:00:00","modified_gmt":"2008-05-05T22:00:00","slug":"4471","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/05\/06\/4471\/","title":{"rendered":"Dyslesia &#8211; In Veins, Hearts, and Minds\u2026"},"content":{"rendered":"<p>Nos lecteurs connaissent sans doute mal Dyslesia, un groupe form\u00e9 \u00e0 Lyon, donc fran\u00e7ais (et donc &#8211; <i>soupirs<\/i>, Eurovision oblige &#8211; chantant en anglais) qui en est \u00e0 son quatri\u00e8me album depuis 1999. Le climat musical \u00e9tant quelque peu brouill\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, il arrive dans nos bo\u00eetes aux lettres quelques albums dont les chroniques, il y a quelques temps, n\u2019auraient sans doute jamais figur\u00e9 dans les colonnes d\u2019un magazine consacr\u00e9 au genre progressif. <\/p>\n<p>  Dyslesia, c\u2019est en effet du metal, strict, pur et r\u00e9pondant \u00e0 tous les canons du genre : une structure assez homog\u00e8ne, la ballade obligatoire (r\u00e9ussie ici mais d\u00e9nu\u00e9e d\u2019originalit\u00e9 : \u00ab\u00a0When I Learn to Forget You\u00a0\u00bb), les riffs classiques qui interviennent de fa\u00e7on m\u00e9canique et assez pr\u00e9visible, la batterie soign\u00e9e donnant le tempo et enfin le solo de guitare \u00e0 mi-parcours. A la limite, ces structures \u00e9l\u00e9mentaires ne doivent pas figurer en tant qu\u2019\u00e9l\u00e9ment discriminant dans la chronique, elles sont au genre ce que le concerto est aux Brandebourgeois, la brandade \u00e0 la morue et la mort aux trousses : pernicieusement indissociables. <\/p>\n<p> Que reste-t-il alors \u00e0 se mettre sous la dent ? Beaucoup de belles choses. L\u2019album est tout d\u2019abord coh\u00e9rent, homog\u00e8ne, efficace parce que court. C\u2019est une virgule, une \u00e9toile filante, vive et rafra\u00eechissante, qui se laisse facilement dompter. Des m\u00e9lodies assez ent\u00eatantes (\u00ab\u00a0Golden Path\u00a0\u00bb), qui frisottent avec ce qu\u2019en d\u2019autres temps nous aurions appel\u00e9 le 45 tours (pour les jeunes lecteurs, c\u2019\u00e9tait sur ces supports qu\u2019on \u00e9coutait les tubes \u00e0 succ\u00e8s pendant la guerre de Bouvines) : \u00ab\u00a0Come to Me\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Illusion\u00a0\u00bb. Tout cela sonne tr\u00e8s \u00ab\u00a0metalliquiens\u00a0\u00bb : qu\u2019on pardonne d\u2019ailleurs ce dernier &#8211; et au demeurant bien \u00e9pouvantable &#8211; n\u00e9ologisme, mais il est indubitable que nos Lyonnais ont bien dig\u00e9r\u00e9 les mannes de ce grand groupe, jusqu\u2019au logo et au nom, dont la parent\u00e9 est loin d\u2019\u00eatre seulement subliminale. <\/p>\n<p>Honn\u00eatement, c\u2019est un plaisir d\u2019\u00e9coute. L\u2019auditeur se laisse tranquillement prendre au jeu, ou au pi\u00e8ge, c\u2019est selon, dans la mesure o\u00f9 on agite ici la corde la plus sensible qui soit dans le domaine musical : la nostalgie. Ajoutons quelques trouvailles, dans les effets de voix, et les ch\u0153urs, qui donneraient &#8211; mais vraiment en cherchant bien, bien loin &#8211; une vague consonance progressive \u00e0 l\u2019ensemble. Cela reste n\u00e9anmoins tr\u00e8s diaphane. Bilan de la causerie : ce disque m\u00e9rite au moins qu\u2019on s\u2019y attarde un tant soit peu, sans qu\u2019on puisse \u00eatre s\u00fbr que l\u2019avenir ne l\u2019aura pas progressivement nimb\u00e9 de la d\u00e9sastreuse et irr\u00e9versible obscurit\u00e9 qu\u2019on appelle l\u2019oubli\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nos lecteurs connaissent sans doute mal Dyslesia, un groupe form\u00e9 \u00e0 Lyon, donc fran\u00e7ais (et&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4472,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4471"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4471"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4471\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4472"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4471"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4471"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4471"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}