{"id":4453,"date":"2008-07-09T00:00:00","date_gmt":"2008-07-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4453"},"modified":"2008-07-09T00:00:00","modified_gmt":"2008-07-08T22:00:00","slug":"4453","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/07\/09\/4453\/","title":{"rendered":"Sigur R\u00f3s &#8211; Me\u00f0 su\u00f0 \u00ed eyrum vi\u00f0 spilum endalaust"},"content":{"rendered":"\n<p>Incroyable\u00a0! Tr\u00e8s honn\u00eatement, Sigur R\u00f3s n\u2019\u00e9tait pas particuli\u00e8rement attendu au tournant. Pour m\u00e9moire, ces Islandais distillent depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie une musique douce, onirique et planante, aux ambiances tranquilles, rassurantes, sentant le crissement des pas sur la neige et la ros\u00e9e du soir sur fond de paysage nocturne. Apr\u00e8s deux albums brillants que sont <em>()<\/em> et <em>\u00c1gaetis Byrjun<\/em>,  et le plus pr\u00e9visible <em>Takk<\/em>, on esp\u00e9rait une renaissance, sans cependant trop y croire.<br \/><br \/> Sigur R\u00f2s poss\u00e8de son public fervent, qui les suit depuis longtemps, s\u00e9duit par la magie de ces baladins des temps modernes. Sigur R\u00f3s, ce sont \u00e9galement de vrais gentils m\u00eame si parfois, lorsqu\u2019ils \u00e9voquent un gar\u00e7on battu par ses camarades parce que coupable d\u2019avoir des amours non conformes aux attentes de la soci\u00e9t\u00e9, il savent empreindre leur douceur d\u2019une cruaut\u00e9 toute scandinave, calme, ferme et glaciale.<br \/><br \/> La pochette \u00e9veille la curiosit\u00e9\u00a0: eux qui sont habituellement dans le franchement minimaliste, voil\u00e0 quatre paires de fesses (molle est la fesse islandaise, au demeurant) courant au travers d&rsquo;une aire d\u2019autoroute. Tout cela sent le Woodstock et les Radical Faeries \u00e0 plein nez et c&rsquo;est voulu\u00a0: le clip du <em>single<\/em> (EMI peut se permettre ce genre de luxe), \u00ab\u00a0Gobbledigook\u00a0\u00bb, est on ne peut plus \u00e9vocateur. Des m\u00e9lodies sautillantes, \u00e9videmment un tube en puissance, et des gens qui courent tout nus dans la for\u00eat. C\u2019est \u00e9tonnant car jamais de m\u00e9moire Sigur R\u00f3s n\u2019avait empreint\u00e9 ce chemin plus l\u00e9ger : de vraies chansons faciles (soi-disant plus facile)\u00a0\u00e0 chantonner, des refrains et des couplets. <br \/><br \/> Et \u00e7a fonctionne, bon sang\u00a0! Ce disque est un <em>hit<\/em> potentiel, pis encore, c\u2019est un chef d\u2019\u0153uvre !  Aux m\u00e9lodies simples (les quatre premi\u00e8res pistes, en r\u00e9sum\u00e9) s\u2019adjoignent de v\u00e9ritables moments de bonheur, de recueillement, ce que sait faire le groupe depuis longtemps\u00a0entre \u00ab\u00a0Festival\u00a0\u00bb et son final grandiloquent, l\u00e9g\u00e8rement similaire \u00e0 celui d\u2019\u00ab\u00a0Olsen Olsen\u00a0\u00bb sur <em>\u00c1gaetis Byrjun<\/em>, des moments d\u2019\u00e9motion pure avec la pierre angulaire du disque\u00a0\u00ab\u00a0\u00c1ra b\u00e1tur\u00a0\u00bb et les moments symphoniques et grandioses (\u00ab\u00a0Straumnes\u00a0\u00a0\u00bb). Autant d&rsquo;ingr\u00e9dients r\u00e9unis pour en faire un grand disque. <br \/><br \/> Accessible, esth\u00e9tique, sensible, il nous prend par la main au d\u00e9part, puis nous laisse errer dans des mondes gel\u00e9s, p\u00e9tris d&#8217;empathie, d\u2019amour et de dr\u00f4lerie. A l&rsquo;instar de Radiohead et quelques autres, Sigur R\u00f3s r\u00e9invente le prog. Ne passez pas \u00e0 c\u00f4t\u00e9, vous \u00eates face \u00e0 un classique\u00a0!<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Incroyable\u00a0! Tr\u00e8s honn\u00eatement, Sigur R\u00f3s n\u2019\u00e9tait pas particuli\u00e8rement attendu au tournant. 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