{"id":4443,"date":"2008-10-02T00:00:00","date_gmt":"2008-10-01T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4443"},"modified":"2008-10-02T00:00:00","modified_gmt":"2008-10-01T22:00:00","slug":"4443","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/10\/02\/4443\/","title":{"rendered":"The Black Noodle Project &#8211; Eleonore"},"content":{"rendered":"<p>Les Parisiens se forgent gentiment une petite place dans le monde \u00e9troit de la voie progressive fran\u00e7aise. Depuis leur premi\u00e8re d\u00e9mo estampill\u00e9e 2003, qui n\u2019avait gu\u00e8re marqu\u00e9 les esprits, il semble que la maturit\u00e9 commence \u00e0 gigoter sournoisement&#8230; Pierre Grima est aux manettes de ce groupe depuis son origine, il d\u00e9veloppe et assume son versant progressif en mettant en musique un conte \u00e9crit pas ses soins, \u00ab\u00a0Eleonore ou le Livre interdit\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>  Oser le concept, aujourd\u2019hui, rel\u00e8ve de la bravoure tant cette d\u00e9marche implique en th\u00e9orie diverses attentes du public. Sa recherche, c\u2019est celle d\u2019un moment coh\u00e9rent, unitaire, capable de marquer les esprits par ses soubresauts, ses souffles, ses errements et ses ruptures. Or, et vous noterez la ceisure, il n\u2019y a gu\u00e8re de tout cela dans <i>Eleonore<\/i>. Au contraire, ce qui s\u2019\u00e9chappe de ce disque, et tout cela para\u00eet devenir, h\u00e9las, une marque bien francophone, c\u2019est cet insupportable s\u00e9rieux, cette hypertechnicit\u00e9 qui vient nuire \u00e0 une d\u00e9marche plus spontan\u00e9e et plus chaleureuse.<\/p>\n<p>  Un point d\u00e9j\u00e0, certes mesquin, mais tout de m\u00eame\u00a0: on ne chante pas en anglais avec l\u2019accent de Romorantin\u00a0! C\u2019est insupportable, on entend plus que \u00e7a\u00a0:! L\u2019\u0153uvre devient aussi cr\u00e9dible que <i>La Fl\u00fbte Enchant\u00e9e<\/i> interpr\u00e9t\u00e9e en fino-ougrien&#8230; Un concept fran\u00e7ais, dans notre beau pays la France, se chante en Fran\u00e7ais, d\u00e9j\u00e0, on peut le comprendre (surtout lorsque les d\u00e9mo sont d\u00e9pourvues des livrets), ensuite, dans toute \u0153uvre totale, ce que le concept est cens\u00e9 \u00eatre, chaque partie fait corps\u00a0: texte, musique, ambiance. Passons sur l\u2019accent, apr\u00e8s tout, ce combat est devenu vain. The Black Noodle Project a agr\u00e9ment\u00e9 <i>Eleonore<\/i> d\u2019un CD-Rom venant apport\u00e9 quelques lumi\u00e8res sur l\u2019histoire, mais pourquoi diable faudrait-il \u00eatre outill\u00e9 en informatique pour \u00e9couter et appr\u00e9cier de la musique\u00a0?<\/p>\n<p> L\u2019oreille attentive (et \u00e9rudite) assiste aussi, impuissante, \u00e0 une succession sans doute un peu trop bancale de diverses prouesses techniques. L\u2019atmosph\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale est tr\u00e8s empreinte de r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 Pink Floyd, mais quand les magiciens de Roger Water savaient faire basculer l\u2019auditoire (acquis) dans la d\u00e9raison, la folie, le voyage et les mondes parall\u00e8les, The Black Noodle Project ne parvient qu\u2019\u00e0 effleurer les lisi\u00e8res de toutes ces r\u00e9gions subtiles. Chaque morceau fonctionne bien, avec quelques clins d\u2019\u0153il \u00e0 Anathema ou des d\u00e9veloppement basse-batterie-guitare particuli\u00e8rement hypnotiques (\u00ab\u00a0Awareness\u00a0\u00bb), mais, tandis qu\u2019on s\u2019emporte, songeant joyeusement \u00e0 <i>The Dark Side Of The Moon<\/i>, le mouvement s\u2019interrompt, violemment, pour s\u2019encha\u00eener sur des compositions plus classiques, tr\u00e8s rock fran\u00e7aises un peu mollassonnes. <\/p>\n<p>  Les sept titres de cet album contiennent de v\u00e9ritables p\u00e9pites, de petits instants musicaux, tr\u00e8s harmoniques, qui malheureusement sont trop brefs, parce qu\u2019envelopp\u00e9s dans une gangue rocailleuse d\u2019un rock devenu \u00e0 la longue p\u00e9nible et un tantinet ressass\u00e9. C\u2019est vraiment dommage, car tous ces gravillons, toutes ces pierrailles nuisent \u00e0 un ensemble dont, finalement, on ne retient que l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9t\u00e9 et une certaine forme de banalit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Parisiens se forgent gentiment une petite place dans le monde \u00e9troit de la voie&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4444,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4443"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4443"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4443\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4444"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4443"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4443"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4443"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}