{"id":4345,"date":"2009-09-17T00:00:00","date_gmt":"2009-09-16T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4345"},"modified":"2009-09-17T00:00:00","modified_gmt":"2009-09-16T22:00:00","slug":"4345","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/09\/17\/4345\/","title":{"rendered":"Parzivals Eye &#8211; Fragments"},"content":{"rendered":"<p>Chris Postl est allemand, bassiste, et lorsqu\u2019il ne monte pas de projets en solitaire, il \u0153uvre avec brio au sein de la formation n\u00e9o-progressive RPWL, bien connue pour ses incursions pop et ses joyeuses ritournelles qui suscitent en g\u00e9n\u00e9ral un enthousiasme plus que m\u00e9rit\u00e9. <i>The RPWL Experience<\/i> et ses \u00e9lucubrations dignes de Pink Floyd valent notamment le d\u00e9tour. <\/p>\n<p>  Parzivals Eyes reste quant \u00e0 lui un projet qu\u2019on ne peut qualifier de solitaire. Interviennent en effet nombre d\u2019invit\u00e9s prestigieux : Christina Booth (Magenta), Alan Reed (le s\u00e9millant comparse de Clive Nolan dans le kitschissime projet Caamora, chanteur de Pallas de son \u00e9tat), mais aussi Ian Bairson d\u2019Alan Parson. C\u2019est du compact et sans ambages ; ainsi, autant le pr\u00e9ciser avec nettet\u00e9, cet album tient la route. Les climats d\u2019ensemble peuvent \u00e9voquer Genesis, mais Postl a l\u2019intelligence \u2013 ou le talent, c\u2019est selon \u2013 de ne pas sombrer dans les d\u00e9rives clonesques et inutiles (cf. The Watch, l&rsquo;un des groupes les plus superf\u00e9tatoires de ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es). <\/p>\n<p>  La grande force de ce travail r\u00e9side dans des arrangements soign\u00e9s, parfois un peu trop m\u00e9caniques, mais d\u2019une propret\u00e9 \u00e9vidente. \u00ab&nbsp;Skylight &nbsp;\u00bb est \u00e0 ce titre une v\u00e9ritable r\u00e9ussite : les ambiances y semblent tout droit puis\u00e9es dans <i>Nursery Crymes<\/i> avec toutefois un v\u00e9ritable son du XXI\u00e8me si\u00e8cle, qui ne lasse pas de s\u2019\u00e9couter. Il est \u00e9galement \u00e0 saluer l\u2019extraordinaire (les mots sont pes\u00e9s tant la chose r\u00e9sonna en boucle de fa\u00e7on quasi n\u00e9vrotique dans la cour int\u00e9rieure de l&rsquo;immeuble du r\u00e9dacteur) \u00ab&nbsp;Disguise&nbsp;\u00bb, simple dans sa construction mais avec un refrain si ent\u00eatant et une rythmique de basse si percutante (qui \u00e9voque autant que bizarrement, \u00ab&nbsp;La Gare de Troyes&nbsp;\u00bb de Ange), qu\u2019on r\u00eaverait de le voir en t\u00eate des <i>charts<\/i> ; un titre suffisamment dansant et sautillant pour faire son petit effet : les claviers tenus par Yogi Lang s\u2019\u00e9parpillent en mille \u00e9clats et s\u2019\u00e9vertuent \u00e0 nous faire esquisser un sourire permanent. <\/p>\n<p>  D\u2019autres morceaux puissants doivent \u00e9galement \u00eatre retenus, dignes des meilleurs RPWL (sans doute meilleurs que certains RPWL eux-m\u00eames) tels que les treize minutes de \u00ab&nbsp;Longing Ends&nbsp;\u00bb, et c\u2019est presque une d\u00e9ception de constater que l\u2019ultime piste, \u00ab&nbsp;Another Day &nbsp;\u00bb, est issu du groupe originel jou\u00e9&#8230; par le groupe originel, qui arrive un peu comme un album promo dont on n\u2019aurait su que faire\u2026 Dans tous les cas, Chris Postl fait montre d&rsquo;un ind\u00e9niable talent en solitaire et devrait s\u00e9rieusement r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 une carri\u00e8re toute en libert\u00e9 : il en a la carrure, la cr\u00e9ativit\u00e9 et son carnet d\u2019adresse devrait lui permettre, sans trop de probl\u00e8mes, de r\u00e9ussir \u00e0 renouveler cette superbe exp\u00e9rience.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chris Postl est allemand, bassiste, et lorsqu\u2019il ne monte pas de projets en solitaire, il&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4346,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4345"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4345"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4345\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4346"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4345"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4345"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4345"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}