{"id":4341,"date":"2009-10-01T00:00:00","date_gmt":"2009-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4341"},"modified":"2009-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2009-09-30T22:00:00","slug":"4341","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/10\/01\/4341\/","title":{"rendered":"Tinyfish &#8211; One Night on Fire (DVD)"},"content":{"rendered":"<p>Ce groupe londonien est compos\u00e9 d&rsquo;un guitariste qui chante bien, Simon Godfrey, d&rsquo;un guitariste qui se tait, Jim Sanders, d&rsquo;un bassiste dont on ne dit pas grand chose, Paul Worwood, et d&rsquo;un batteur simplement extraordinaire en la personne de Leon Camfield. Ces quatre jeunes mirliflores se sont mis en t\u00eate de jouer du rock progressif, tout en lan\u00e7ant un d\u00e9fi \u00e0 la Perec : faire du progressif, oui, mais sans claviers, car le clavier, \u00e7a d\u00e9gouline et \u00e7a sonne trop ann\u00e9es soixante-dix\u2026 Ils d\u00e9cident donc de sonner plut\u00f4t ann\u00e9es quatre-vingt-dix. Les resuc\u00e9es \u00e9ni\u00e8mes et anonymes de Genesis et de Pink Floyd n\u2019ont plus qu\u2019\u00e0 bien se tenir.<\/p>\n<p>  Pour une fois qu\u2019une formation souhaite s\u2019affranchir du marasme musical ambiant, il faut le saluer. Le concert commence pourtant comme un vieux Marillion, avec un narrateur d\u00e9guis\u00e9 en Blues Brothers (et qui pousse le vice jusqu&rsquo;\u00e0 rouler les R) sur un fond musical \u00e9voquant \u00ab&nbsp;Misplaced Childhood&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Hotel Hobbies&nbsp;\u00bb dans l\u2019\u00e2me. Les titres s\u2019encha\u00eenent avec une batterie qui sait donner le tempo. <\/p>\n<p>  Musicalement, Tinyfish ne diff\u00e8re en rien d\u2019un groupe de n\u00e9o. Si parall\u00e8le il y a, ce serait probablement avec la p\u00e9riode rock de Pendragon, les aspects m\u00e9lodiques en moins. Le son et les images sont remarquablement produits et \u00e0 mesure que le temps passe, la tension monte, sans pour autant laisser une seule fois la part belle \u00e0 l\u2019\u00e9motion. M\u00eame banale, la voix de Godfrey sait faire mouche, mais l\u00e0 encore il manque le petit emportement magique propre \u00e0 faire fr\u00e9tiller le non-Katowicien (on se demande encore pourquoi il faudrait pr\u00e9ciser dans quelle salle de concert est jou\u00e9e la totalit\u00e9 de la production n\u00e9o-prog aujourd\u2019hui\u2026), la petite folie, le petit grain de sable qui gratte le gros orteil. Bref, c&rsquo;est aussi emphatique qu\u2019un club de bowling \u00e0 Cergy Pontoise.<\/p>\n<p>  A se passer de l\u2019un des instruments embl\u00e9matiques d\u2019un genre, on prend le risque du manque. En pareil cas, les autres instruments doivent \u00eatre ma\u00eetris\u00e9s \u00e0 la perfection, voire d\u00e9passer le champ de leurs possibles (Magma pourrait se passer de claviers, Vander saurait transformer une batterie en violoncelle\u2026). Ici, ce n\u2019est pas le cas. Le son de Tinyfish est glacial et trop m\u00e9canique : toutes ces compositions ne rec\u00e8lent malheureusement aucune m\u00e9lop\u00e9e, aucune plainte encline \u00e0 noyer l\u2019auditeur dans des registres f\u00e9\u00e9riques. <\/p>\n<p> Il faut bien \u00eatre s\u00e9v\u00e8re, car ces musiciens savent composer des titres extraordinaires, tels que \u00ab&nbsp;Wide Awake at Midnight&nbsp;\u00bb, qui n&rsquo;est autre que l&rsquo;un des grands moments de ce concert : le titre est long, cr\u00e9atif, vari\u00e9 dans sa structure, et sait activer les zones sensibles de l\u2019auditeur par ses va-et-vient virevoltants entre guitares et batterie. <\/p>\n<p>  Sans panache, les Anglais font tout de m\u00eame amende honorable, avec des influences qui gravitent entre For Absent Friend, Porcupine Tree et Pendragon. Mais il leur est n\u00e9cessaire de trouver une place car leur style, alors qu&rsquo;ils se veulent visiblement autonomes, devrait \u00eatre pour le moins imm\u00e9diatement identifiable. N\u2019est pas Rush qui veut\u2026 <o>One Night on Fire est en fin de compte un DVD qui procurera de bons moments au curieux, mais il ne faut pas s&rsquo;attendre \u00e0 des miracles. En sus, un petit bonus vient faire la lumi\u00e8re sur l&rsquo;autoproclam\u00e9 \u00ab&nbsp;plus petit groupe de la terre&nbsp;\u00bb, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;entretien et l&rsquo;historique pr\u00e9sent\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce groupe londonien est compos\u00e9 d&rsquo;un guitariste qui chante bien, Simon Godfrey, d&rsquo;un guitariste qui&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4342,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4341"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4341"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4341\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4342"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4341"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4341"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4341"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}