{"id":4329,"date":"2009-11-18T00:00:00","date_gmt":"2009-11-17T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4329"},"modified":"2009-11-18T00:00:00","modified_gmt":"2009-11-17T22:00:00","slug":"4329","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/11\/18\/4329\/","title":{"rendered":"Baroness &#8211; The Blue Record"},"content":{"rendered":"<p>Dieu, qu\u2019elle eut peur, notre bien aim\u00e9e patronne, quand elle d\u00e9cida, avec la gr\u00e2ce et la mis\u00e9ricorde qui la caract\u00e9risent, seulement les jours pairs et les nuits de pleine Lune, d\u2019attribuer le deuxi\u00e8me album de Baroness (recommand\u00e9 si l&rsquo;on aime Mastodon, Black Sabbath, Mogwai ou Explosions in the Sky, comme le pr\u00e9cise fort justement le dossier de presse) \u00e0 l\u2019auteur de ces lignes, plus familier des nappes de claviers, des voix cristallines et des lutins qui tressautent ! <\/p>\n<p>   Baroness suscite la curiosit\u00e9 depuis son disque pr\u00e9c\u00e9dent, <i>The Red Album<\/i>, qui fit,  \u00e0 juste titre, fr\u00e9mir de plaisir le giron musical. Ce n\u2019est pas seulement du gros metal qui tache et qui vous f\u00e2che irr\u00e9m\u00e9diablement avec votre voisinage. Les espaces explor\u00e9s sont on ne peut plus vari\u00e9s et susciteront l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019amateur de base aussi bien que du m\u00e9lomane, ce que chaque r\u00e9dacteur se doit d&rsquo;\u00eatre. <\/p>\n<p>   Le substrat reste donc relativement apparent\u00e9 \u00e0 ce qui fit le charme de l\u2019album rouge : des riffs enlev\u00e9s et savamment construits (\u00ab The Gnashing \u00bb, un monument de musique punk metal aux entrelacs m\u00e9lodiques particuli\u00e8rement accrocheurs), des moments plus limpides, voire psych\u00e9d\u00e9liques (\u00ab Steel That Sleeps the Eye \u00bb, une m\u00e9lop\u00e9e lente et hypnotique o\u00f9 les ch\u0153urs ajoutent \u00e0 la construction une atmosph\u00e8re d\u2019\u00e9tranget\u00e9, voire de douceur qui surprend l\u2019auditeur \u00e0 songer l\u2019espace de quelques instants \u00e0 Pink Floyd). Globalement, cette nouvelle production propose des constructions musicales \u00e9rudites, savamment organis\u00e9es, peut-\u00eatre m\u00eame un peu trop. Dans le petit monde du metal s&#8217;emploie parfois le doux mot d\u2019efficacit\u00e9 lorsque le disque passe sur la platine : bref, c\u2019est une bouff\u00e9e d\u2019oxyg\u00e8ne sans tressaillements et sans pauses, qui \u00e9bouriffe le quidam. <\/p>\n<p>   Cependant, la mosa\u00efque des styles se r\u00e9v\u00e8le trop bigarr\u00e9e, avec ses oscillations perp\u00e9tuelles entre un rock tr\u00e8s am\u00e9ricain (\u00ab Ogeechee Hymnal \u00bb et son introduction qui rappelle fortement le <i>Black Album<\/i> de Metallica), ses moments plus progressifs qui arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe (\u00ab Bullhead\u2019s Lament \u00bb), ses m\u00e9langes de genres improbables (\u00ab Blackpowder Orchard \u00bb est un hybride entre la musique country et Mike Olfield), quand ce ne sont pas des incursions dans le hardcore qui finissent par d\u00e9sorienter les bonnes \u00e2mes. <\/p>\n<p>   Chaque titre est agenc\u00e9 avec brio, parfois m\u00eame justement trop construit, et ces \u00e9difices plut\u00f4t \u00e9labor\u00e9s finissent par d\u00e9router par leur manque de coh\u00e9sion. Ce disque d\u00e9cevra ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 emball\u00e9s par le pr\u00e9c\u00e9dent ouvrage sonore. En revanche, et c\u2019est louable, la succession de fines marqueteries musicales montre tr\u00e8s clairement que chaque style ouvre des portes et permet d&rsquo;explorer de nouveaux horizons. Voil\u00e0 pourquoi l\u2019indulgence devra \u00eatre de mise.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dieu, qu\u2019elle eut peur, notre bien aim\u00e9e patronne, quand elle d\u00e9cida, avec la gr\u00e2ce et&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4330,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4329"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4329"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4329\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4330"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4329"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4329"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4329"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}