{"id":4325,"date":"2009-11-23T00:00:00","date_gmt":"2009-11-22T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4325"},"modified":"2009-11-23T00:00:00","modified_gmt":"2009-11-22T22:00:00","slug":"4325","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/11\/23\/4325\/","title":{"rendered":"Marillion &#8211; Less Is More"},"content":{"rendered":"<p>Petite pause apr\u00e8s le gracieux et a\u00e9rien <i>Happiness Is the Road<\/i> dont le pan\u00e9gyrique livr\u00e9 dans ces colonnes n\u2019avait pour une fois pas d\u00e9clench\u00e9 l\u2019ire des afficionados les plus caract\u00e9riels. Ces derniers trouveront \u00e9ventuellement une satisfaction non feinte, tant ce travail minimaliste et \u00e9pur\u00e9 confine \u00e0 la r\u00e9ussite, hormis quelques d\u00e9tails qu\u2019il faut bien \u00e9voquer. <\/p>\n<p>   Comme Steve Hogarth l\u2019explique lui-m\u00eame, il est question de se reposer, de revenir sur le pass\u00e9 en reprenant quelques chansons dans une configuration acoustique : guitare, piano, batterie, xylophone, glockenspiels, entre  autres instruments. A part le faux in\u00e9dit, juste sublime, \u00ab\u00a0It\u2019s Not Your Fault\u00a0\u00bb, d\u00e9velopp\u00e9 \u00e0 partir de l\u2019instrumental qu\u2019on devinait na\u00eetre sur le final de<i>This Strange Engine<\/i>, tous les titres enregistr\u00e9s pour l&rsquo;occasion sont principalement emprunt\u00e9s \u00e0 trois disques \u2013 dont les deux premiers de la liste sont souvent les plus d\u00e9cri\u00e9s \u2013 : <i>.com<\/i>, <i>Anoraknophobia<\/i> et <i>Afraid of Sunlight<\/i>. <i>Happiness Is the Road<\/i> a pour sa part livr\u00e9 \u00ab\u00a0Wrapped Up in Time\u00a0\u00bb et <i>Brave<\/i> le titre \u00ab\u00a0 Hard As Love\u00a0\u00bb ainsi qu&rsquo;un petit clin d\u2019\u0153il au lointain pass\u00e9 avec la r\u00e9-orchestration de \u00ab\u00a0The Space\u00a0\u00bb dans une version jazz bar-bo\u00eete enfum\u00e9e on ne peut plus \u00e9tonnante.  <\/p>\n<p>   Quelques mots sur les r\u00e9ussites, et elles sont nombreuses. Avec des instruments simples et l\u00e9g\u00e8rement en retrait, la voix de Steve Hogarth n\u2019en prend que plus d\u2019\u00e9clat, notamment sur \u00ab\u00a0Hard As Love\u00a0\u00bb et sa longue complainte, \u00ab\u00a0 It\u2019s Not Your Fault\u00a0\u00bb, une chanson aux textes doux, amoureux et qu\u2019on r\u00eaverait d&rsquo;entendre pendant un slow langoureux avec la cr\u00e9ature de sa vie, ou encore sur \u00ab\u00a0This Is the 21st Century\u00a0\u00bb avec ses d\u00e9veloppements \u00e0 la guitare s\u00e8che qui redonnent un style et un panache \u00e0 ce titre toujours un peu critiqu\u00e9 par l\u2019intelligentsia officielle. M\u00eame une de leurs chansons les plus ennuyeuses qui soit, \u00e0 propos de laquelle pourtant il ne faut dire aucun mal (\u00ab\u00a0 Out of this World\u00a0\u00bb), trouve enfin ses couleurs, sa marques et son charme. <\/p>\n<p>   Le travail de r\u00e9-orchestration n\u2019est toutefois pas une recr\u00e9ation, c\u2019est un polissage, un affinement, une tentative d\u2019extraire le potentiel de vieux titres. Sous les poussi\u00e8res abandonn\u00e9es par les ann\u00e9es se cachent encore de nombreuses p\u00e9pites. Bien \u00e9videmment, quelques petites d\u00e9ceptions pointent aussi \u00e0 l\u2019horizon. Ainsi en est-il de la voix tr\u00e8s mal assur\u00e9e d\u2019Hogarth sur \u00ab\u00a0If My Heart Were a Ball\u00a0\u00bb qui, m\u00eame s&rsquo;il est en g\u00e9n\u00e9ral talentueux lorsqu\u2019il est au seuil de la folie vocale, surprend par sa fadeur. Il est \u00e9vident que les contempteurs de Marillion poursuivront leurs gausseries aussi st\u00e9riles qu\u2019inaudibles, lesquelles s\u2019effaceront sans difficult\u00e9 face au d\u00e9lice avou\u00e9 de l\u2019\u00e9coute de \u00ab\u00a0Less Is More\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Petite pause apr\u00e8s le gracieux et a\u00e9rien Happiness Is the Road dont le pan\u00e9gyrique livr\u00e9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4326,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4325"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4325"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4325\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4326"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4325"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4325"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4325"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}