{"id":4323,"date":"2009-11-25T00:00:00","date_gmt":"2009-11-24T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4323"},"modified":"2009-11-25T00:00:00","modified_gmt":"2009-11-24T22:00:00","slug":"4323","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/11\/25\/4323\/","title":{"rendered":"Steve Thorne &#8211; Into the Ether"},"content":{"rendered":"<p>Steve Thorne, c\u2019est un peu la m\u00e8re juive du progressif : d\u00e8s qu\u2019elle nous sort un album, elle ne peut s\u2019emp\u00eacher d\u2019inviter le ban et l\u2019arri\u00e8re ban de la colonie. Les cr\u00e9dits ressemblent plus \u00e0 une page Wikipedia de l\u2019anthologie du progressif en vingt volumes qu\u2019\u00e0 une \u00e9pure virginale et aust\u00e8re (l\u2019un allant en g\u00e9n\u00e9ral avec l\u2019autre). Ainsi, ont contribu\u00e9 \u00e0 ce bulldozer (retenez votre souffle !) : Martin Orford (ex-IQ), John Mitchell (Kino, It Bites), Tony Levin (King Crimson), Pete Trewavas (Marillion, Transatlantic, Kino), Gavin Harrisson (Porcupine Tree), John Beck (Kino, Alan Parsons Project), Nick D&rsquo;Virgilio et Gary Chandler (Jadis). Ce n\u2019est plus un disque, c\u2019est une chorale ! <\/p>\n<p>   Ce troisi\u00e8me <i>pensum<\/i> du ma\u00eetre des lieux succ\u00e9de au plut\u00f4t r\u00e9ussi <i>Part Two: Emotional Creature<\/i>. Et cette fois, une chose est s\u00fbre : c\u2019est agr\u00e9able sans \u00eatre transcendant. Ce qui r\u00e9ussit bien \u00e0 Thorne, et c\u2019est franchement un compliment par les temps qui courent, c\u2019est que le bonhomme ne ren\u00e2cle pas \u00e0 proposer de vraies chansons, avec des couplets et des refrains plut\u00f4t joyeux, ais\u00e9ment identifiables et m\u00e9morisables. Tout cela change des niaiseries de Marcoeur et consorts et il serait bien maladroit de s\u2019en plaindre. Reste \u00e0 savoir ce que ce disque bien construit et convenablement arrang\u00e9 a dans le ventre\u2026 R\u00e9ponse : de la resuc\u00e9e. Voil\u00e0, c\u2019est dit. Notez bien que cela peut \u00eatre de fort bon aloi, en certaines circonstances. <\/p>\n<p>   Chaque morceau tressaute et propose sa petite m\u00e9lodie gentille et guillerette, emprunte ici et l\u00e0 quelques influences \u00e0 Marillion (p\u00e9riode Fish) et Genesis. Comme la voix de Steve ressemble de plus en plus \u00e0 celle de Phil Collins, et que Fish ne d\u00e9daignait pas, lui aussi, se laisser aller \u00e0 quelques intonations proches de l\u2019ex-leader de Genesis, inutile de pr\u00e9ciser qu\u2019on se prom\u00e8ne en terrain parfaitement balis\u00e9. \u00ab\u00a0Kings of Sun\u00a0\u00bb semble sorti tout droit de <i>Clutching at Straws<\/i>, avec ses \u00e9coulements de guitare et ses emportements vocaux proches de la d\u00e9raison. \u00ab\u00a0Paper Tiger\u00a0\u00bb, autre pierre de touche de l\u2019album, est une complainte douce rehauss\u00e9e d&rsquo;un refrain hypnotique, qui devrait contenter un large auditoire. Enfin, \u00ab\u00a0Curtain\u00a0\u00bb est une ballade simplement fabuleuse, comme seuls les compositeurs de neo savent en proposer : m\u00e9lancolique, optimiste et qui ferait un magnifique final au dernier tome du <i>Seigneur des Anneaux<\/i>. <\/p>\n<p>   Malgr\u00e9 toute l\u2019ironie de cette chronique, chaque moment pass\u00e9 \u00e0 \u00e9couter <i>Into the Ether<\/i> est un recueillement rare, tranquille et heureux, avec cette petite envie d\u2019y retourner qui, sans conteste, indique que l\u2019album joue dans la cour des grands et reste vivement conseill\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Steve Thorne, c\u2019est un peu la m\u00e8re juive du progressif : d\u00e8s qu\u2019elle nous sort&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":4324,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4323"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4323"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4323\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4324"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4323"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4323"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4323"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}