{"id":4295,"date":"2002-10-01T00:00:00","date_gmt":"2002-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4295"},"modified":"2002-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2002-09-30T22:00:00","slug":"4295","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/10\/01\/4295\/","title":{"rendered":"Camel &#8211; Stationary Traveller"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec commercial de <i>Single Factor<\/i> qui, malgr\u00e9 ses incontestables qualit\u00e9s musicales et la pr\u00e9sence de l\u2019ex-Genesis Anthony Phillips, ne parvint pas \u00e0 \u00eatre plus accessible au grand public que les pr\u00e9c\u00e9dentes livraisons du groupe, Camel revient \u00e0 ses premi\u00e8res amours : l\u2019album concept. Andy Latimer, d\u00e9sormais seul \u00e0 la composition mais assist\u00e9 de Susan Hoover pour les textes, s\u2019attelle \u00e0 la production et \u00e0 l\u2019\u00e9criture de ce disque qui marque, une fois de plus, une \u00e9tape majeure dans la carri\u00e8re du groupe. Dixi\u00e8me album studio, <i>Stationary Traveller<\/i> renoue avec un certain pass\u00e9 dans les ambiances (<\/i>Mirage<\/i>, <i>Moonmadness<\/i>\u2026), mais la comparaison s\u2019arr\u00eate l\u00e0 car s\u2019il est peut \u00eatre un cran au-dessous de <i>Nude<\/i>, c\u2019est seulement \u00e0 cause d\u2019encha\u00eenements un peu moins habiles. En revanche, les approches m\u00e9lodiques sont d\u2019une beaut\u00e9, d\u2019une concision et d\u2019une efficacit\u00e9 sans failles.<\/p>\n<p>  Si l\u2019album traite globalement de l\u2019oppression de r\u00e9gimes totalitaires et de l\u2019annihilation de la libert\u00e9 individuelle par ailleurs parfaitement exprim\u00e9es par une pochette \u00e0 la fois triste et froide, il ne suit pas pour autant une histoire lin\u00e9aire. Ainsi, l\u2019introduction au Fairlight &#8211; synth\u00e9tiseur mythique de l\u2019\u00e9poque et g\u00e9n\u00e9reusement pr\u00eat\u00e9 par Kate Bush ! &#8211; de \u00ab Pressure Points \u00bb fait place \u00e0 la guitare de Latimer curieusement offensive, donnant le ton d\u2019un album qui se fait tour \u00e0 tour implacable (les polices secr\u00e8tes de \u00ab Vopos \u00bb et \u00ab Cloak And Dagger Man \u00bb), d\u00e9licat (\u00ab Stationary Traveller \u00bb) et narratif (\u00ab West Berlin \u00bb, qui \u00e9voque un habitant de Berlin Est contemplant l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du mur depuis les toits).<br \/>Le tout est jalonn\u00e9 d\u2019instrumentaux tels que \u00ab Missing \u00bb (clin d\u2019\u0153il aux heures pass\u00e9es) ou \u00ab After Words \u00bb, qui fr\u00f4lent la perfection tant au niveau de leur m\u00e9lodie que de leur interpr\u00e9tation. \u00ab Fingertips \u00bb, d\u00e9licat, nostalgique et ouat\u00e9, est d\u2019une justesse et d\u2019une beaut\u00e9 stup\u00e9fiantes, survol\u00e9 par le saxophone magique de Mel Collins. Le coup de gr\u00e2ce est finalement donn\u00e9 par \u00ab Long Goodbyes \u00bb, pur joyau au refrain imparable\u2026 Une fois de plus, Camel r\u00e9ussit \u00e0 surprendre sans d\u00e9concerter et une fois de trop, tout le monde s\u2019en fiche. Un malheur n\u2019arrivant jamais seul, <i>Stationary Traveller<\/i> sera un nouvel \u00e9chec commercial et le dernier album du groupe sur le label Decca. A la suite d\u2019\u00e9puisants probl\u00e8mes juridiques, Andy Latimer ira s\u2019installer en Californie o\u00f9 il r\u00e9ussira enfin \u00e0 donner une suite \u00e0 l\u2019histoire du grand Camel sur son propre label en 1991 avec le magnifique <i>Dust And Dreams<\/i>. <\/p>\n<p>  Est-il utile de le rappeler ? Latimer est de ces tr\u00e8s rares guitaristes d\u2019exception, tel  Gilmour ou Clapton, capable de susciter une \u00e9motion et de faire montre de son impressionnante maestria sans avoir \u00e0 se perdre dans de longues d\u00e9monstrations techniques. Camel est aussi probablement le seul groupe capable de rivaliser avec Genesis sur son propre terrain. <i>Stationary Traveller<\/i> en est une des plus \u00e9blouissantes d\u00e9monstrations.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec commercial de Single Factor qui, malgr\u00e9 ses incontestables qualit\u00e9s musicales et la pr\u00e9sence&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":28,"featured_media":4296,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4295"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/28"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4295"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4295\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4296"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4295"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4295"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4295"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}