{"id":4277,"date":"2003-11-16T00:00:00","date_gmt":"2003-11-15T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4277"},"modified":"2003-11-16T00:00:00","modified_gmt":"2003-11-15T22:00:00","slug":"4277","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/11\/16\/4277\/","title":{"rendered":"Psicotropia &#8211; Psicotropia"},"content":{"rendered":"<p>Qu\u2019on se le dise : la sc\u00e8ne musicale espagnole est aussi florissante que m\u00e9connue. Si quelques groupes (Celtas Cortos, Heroes Del Silencio\u2026) ont r\u00e9ussi \u00e0 traverser la fronti\u00e8re, leur renomm\u00e9e est pourtant rest\u00e9e assez confidentielle. Si on ajoute \u00e0 cela un genre musical devenu presque underground, il y a fort \u00e0 parier que la r\u00e9putation de Psicotropia ne d\u00e9passe pas le seuil d\u2019un groupuscule d\u2019amateurs \u00e9clair\u00e9s et c\u2019est bien dommage car le trio madril\u00e8ne a plus d\u2019un tour dans sa poche\u2026<\/p>\n<p>  Psicotropia commence par un instrumental aux claviers, &#171;&nbsp;Negro&nbsp;&#187;, encore plus sombre que le sugg\u00e8re son titre, \u00e0 la fois minimaliste, angoissant et \u00e0 la limite du macabre. Une &#171;&nbsp;mise en oreille&nbsp;&#187; somme toute peu avenante pour la suite mais qui laisse la place \u00e0 un &#171;&nbsp;Madre Tierra&nbsp;&#187;, qui rappellerait in\u00e9vitablement le Crimson p\u00e9riode Starless\u2026 s\u2019il n\u2019\u00e9tait pas chant\u00e9 dans un Anglais approximatif. Psicotropia&nbsp;alterne des morceaux chant\u00e9s en espagnol et dans la langue de Shakespeare, avec des plages instrumentales assez planantes et plut\u00f4t r\u00e9ussies .<br \/>A l\u2019instar du groupe de Robert Fripp, et c\u2019est certainement l\u00e0 leur plus grande force, les Espagnols r\u00e9ussissent \u00e0 cr\u00e9er de jolies atmosph\u00e8res avec beaucoup de sobri\u00e9t\u00e9. En effet, mis \u00e0 part quelques incursions de claviers tr\u00e8s discr\u00e8tes, de fl\u00fbte traversi\u00e8re tr\u00e8s &#171;&nbsp;jethrotullienne&nbsp;&#187; (le final, de &#171;&nbsp;Madre Tierra&nbsp;&#187;, &#171;&nbsp;Oiga Voces&nbsp;&#187;) ou plus rarement de cordes, l\u2019essentiel du travail est r\u00e9alis\u00e9 par la basse de Jaime Mariscal et la guitare de Pablo Tato, encore une fois tr\u00e8s empreinte du jeu de Fripp. La d\u00e9monstration pr\u00e9sent\u00e9e par Psicotropia n\u2019est certes jamais aussi impressionnante que celle de leur principal inspirateur, mais l\u2019intention est authentique et le r\u00e9sultat parfois bluffant techniquement. L\u2019album se termine sur un v\u00e9ritable OVNI, &#171;&nbsp;Delicada Sal Titanica&nbsp;&#187;, un po\u00e8me lu sur des arp\u00e8ges de piano, et qui tranche compl\u00e8tement avec les titres pr\u00e9c\u00e9dents, beaucoup plus fond\u00e9s sur la musique que sur les paroles.<\/p>\n<p>  Inutile de s\u2019\u00e9tendre sur la production dont la qualit\u00e9 est clairement en retrait (le traitement de la batterie est d\u00e9plorable), comme c\u2019est souvent le cas sur un premier album. Contentons-nous ici de louer les qualit\u00e9s musicales de cette jeune formation qui \u00e9prouve encore des difficult\u00e9s \u00e0 s\u2019affranchir de ses influences pass\u00e9es. Une erreur de jeunesse assez classique dont les Espagnols ont d\u2019ailleurs certainement pris conscience puisque King Crimson figure jusque dans les cr\u00e9dits du livret ! Psicotropia est donc un groupe en devenir et fait preuve ici d\u2019un int\u00e9ressant potentiel. A suivre\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu\u2019on se le dise : la sc\u00e8ne musicale espagnole est aussi florissante que m\u00e9connue. 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