{"id":4269,"date":"2003-10-18T00:00:00","date_gmt":"2003-10-17T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4269"},"modified":"2003-10-18T00:00:00","modified_gmt":"2003-10-17T22:00:00","slug":"4269","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/10\/18\/4269\/","title":{"rendered":"Anathema &#8211; A Natural Disaster"},"content":{"rendered":"<p>G\u00e9niaux successeurs de Pink Floyd sous un certain angle pour les uns, indignes fossoyeurs en mal d\u2019inspiration pour les autres, Anathema ne laisse pas indiff\u00e9rent. Dans leur d\u00e9j\u00e0 vaste discographie, deux albums se distinguent particuli\u00e8rement : <i>Alternative 4<\/i> et surtout le tr\u00e8s r\u00e9ussi <i>Judgement<\/i> (1999), qui m\u00eale habilement influences progressives et metal les plus sombres. Successeur de <i>A Fine Day To Exit<\/i> qui, tr\u00e8s d\u00e9pressif et peut-\u00eatre un peu trop <i>ambient<\/i>, divisa les inconditionnels il y a deux ans, <i>A Natural Disaster<\/i> se devait donc de r\u00e9concilier les d\u00e9\u00e7us et de gagner, pourquoi pas, un plus vaste public. <\/p>\n<p>  Curieusement, Anathema semble toujours chercher ses marques sur ce disque, sans vraiment les trouver tout \u00e0 fait. Certes, les influences sautent \u00e0 l\u2019oreille, que ce soit sur \u00ab\u00a0Balance\u00a0\u00bb qui rappelle Radiohead, \u00ab\u00a0Are You There ?\u00a0\u00bb (Peter Gabriel) ou \u00ab\u00a0A Natural Disaster\u00a0\u00bb (Gathering). Convenons cependant que l\u2019on peut trouver pire source d\u2019inspiration. Le tout est parfois tr\u00e8s \u00e9pur\u00e9, voire minimaliste, comme la premi\u00e8re partie de \u00ab\u00a0Violence\u00a0\u00bb, mais l\u2019orage gronde presque toujours pour exploser avec une fureur \u00e0 peine contenue (\u00ab\u00a0Flying\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Pulled Under At 2000 Metres A Second\u00a0\u00bb). La tension est d\u2019ailleurs presque palpable tout au long de cette \u00ab\u00a0catastrophe naturelle\u00a0\u00bb qui, loin d\u2019\u00eatre d\u00e9sastreuse, peut m\u00eame confiner au superbe, avec \u00ab\u00a0Electricity\u00a0\u00bb et son c\u00f4t\u00e9 Talk Talk par exemple.<br \/>La production n\u2019est pas en reste : en mod\u00e8le du genre, elle valorise toutes les subtilit\u00e9s du disque sans jamais \u00eatre ostentatoire ou pesante. Une \u00e9coute distraite de ce nouvel album pourra peut-\u00eatre d\u00e9concerter, mais c\u2019est petit \u00e0 petit et in\u00e9luctablement que <i>Natural Disaster<\/i> se livre. Comme le <i>Brave<\/i> de Marillion, voici l\u2019un de ces trop rares albums dot\u00e9s d\u2019un ind\u00e9niable pouvoir hypnotique, s&rsquo;invitant au creux du tympan pour finir par s\u2019installer pour longtemps.<\/p>\n<p>  Malgr\u00e9 les critiques dithyrambiques d\u2019une presse souvent unanime, Anathema ne peut d\u2019ailleurs que saluer le travail effectu\u00e9 sur les arrangements. <\/p>\n<p> A l\u2019inverse de <i>The Window Purpose<\/i>, qui \u00e9tait plus heavy, <i>Cold Light Of Monday<\/i> joue sur les ambiances et s\u2019inscrit dans la droite lign\u00e9e de <i>Remedy Lane<\/i> de Pain Of Salvation, notamment par sa production, sans que la ressemblance soit pour autant choquante. On distingue ainsi au mieux la finesse de Wolverine et Stefan Zell se montre tr\u00e8s persuasif tout au long de l\u2019album.<\/p>\n<p> Avec de tels albums qui r\u00e9unissent \u00e0 la fois originalit\u00e9 et audace, il est bon de penser que le rock et le metal progressif ont encore de belles ann\u00e9es devant eux. Le week-end achev\u00e9, vous pouvez plonger dans la lumi\u00e8re du lundi matin sans crainte: c&rsquo;est un vrai bonheur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>G\u00e9niaux successeurs de Pink Floyd sous un certain angle pour les uns, indignes fossoyeurs en&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":28,"featured_media":4270,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4269"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/28"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4269"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4269\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4270"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4269"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4269"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4269"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}