{"id":4253,"date":"2005-03-01T00:00:00","date_gmt":"2005-02-28T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4253"},"modified":"2005-03-01T00:00:00","modified_gmt":"2005-02-28T22:00:00","slug":"4253","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/03\/01\/4253\/","title":{"rendered":"Imago &#8211; Derri\u00e8re le Rideau (r\u00e9\u00e9d)"},"content":{"rendered":"<p>Exhum\u00e9, comme d\u2019autres de ses cong\u00e9n\u00e8res, du tombeau des ann\u00e9es soixante-dix par le label Musea, Imago propose une musique qui ne contient pas beaucoup d\u2019\u00e9l\u00e9ments progressifs \u00e0 proprement parler, mais s\u2019inscrivant dans le style de vari\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise telle qu\u2019elle se pratiquait \u00e0 l\u2019\u00e9poque. A savoir un m\u00e9lange entre textes fouill\u00e9s et musique accessible mais comportant toujours une id\u00e9e, un plan la rendant int\u00e9ressante \u00e0 \u00e9couter comme \u00e0 jouer. Ainsi la production fait-elle  beaucoup penser \u00e0 Lavilliers p\u00e9riode 1974\/1979. La voix, elle, peut \u00e9voquer tour \u00e0 tour  William Sheller, un Claude Nougaro avec l\u00e9g\u00e8re perte d\u2019accent, sans oublier l\u2019in\u00e9vitable  Christian D\u00e9camps, mais beaucoup moins cependant que bien des chanteurs de l\u2019\u00e9poque ! Nous sommes en terre connue, et ce c\u00f4t\u00e9 passe-partout de la voix permet \u00e0 l\u2019auditeur \u2018lambda\u2019 d\u2019\u00eatre plus facilement accroch\u00e9 par les textes. <\/p>\n<p> De ce c\u00f4t\u00e9, Imago se retrouve tr\u00e8s loin des po\u00e9sies salaces ou des effets de style que  pratiquaient \u00e0 cette \u00e9poque D\u00e9camps ou Thi\u00e9faine. Plus ancr\u00e9es dans la r\u00e9alit\u00e9, les petites  fables ici distill\u00e9es sont souvent piquantes, pleines d\u2019amertume voire de cynisme et de jeux de mots t\u00f4t ou tard (\u00ab deux squelettes moches jouaient aux os laids \u00bb. En cela on se rapproche plus de la noirceur qu\u2019imposera \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque Bernie Bonvoisin, le nihilisme en moins mais d\u00e9non\u00e7ant la m\u00eame b\u00eatise. La musique joue un r\u00f4le de contrepoids, plus souvent sautillante que maussade. On pense au style et au savoir-faire des Martin Circus, voire des Charlots le temps d&rsquo;une \u2018fable\u2019 onirique. A cela s\u2019ajoute deux derni\u00e8res influences, un peu inattendues : Jethro Tull et Canned Heat (gr\u00e2ce \u00e0 la flute principalement), ce qui donne au disque un aspect champ\u00eatre  plaisant.<\/p>\n<p> Proposant de petits tableaux musicaux bien ancr\u00e9s dans leur \u00e9poque, Imago n\u2019am\u00e8ne rien de  fonci\u00e8rement in\u00e9dit mais, son typique des <i>seventies<\/i> oblige, il saura \u00e9veiller quelques souvenirs \u00e9mus chez les amoureux de la vari\u00e9t\u00e9, du temps o\u00f9 celle-ci \u00e9tait, justement, vari\u00e9e. Voici  un disque qui non seulement \u00e9vite l\u2019uniformit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 des ballades plus r\u00e9ussies que la  moyenne du genre, mais de plus a la bonne id\u00e9e de ne pas durer trop longtemps, juste assez  pour partager quelques tranches de vies pass\u00e9es. Pas du tout indispensable, mais  bon t\u00e9moin musical et social d&rsquo;un temps que les moins de vingt ans pourront ainsi d\u00e9couvrir. <\/p>\n<p> Ses auteurs, apr\u00e8s l\u2019aventure Imago, retourneront au monde r\u00e9el : Bernard Benguigui sera le r\u00e9gisseur du pianiste de jazz Michel Petrucciani, et Claude Six sera le d\u00e9couvreur et manager d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne mondial, le \u00ab Zoulou blanc \u00bb Johnny Clegg.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Exhum\u00e9, comme d\u2019autres de ses cong\u00e9n\u00e8res, du tombeau des ann\u00e9es soixante-dix par le label Musea,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":29,"featured_media":4254,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4253"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/29"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4253"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4253\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4254"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4253"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4253"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4253"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}