{"id":4213,"date":"2005-07-19T00:00:00","date_gmt":"2005-07-18T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4213"},"modified":"2005-07-19T00:00:00","modified_gmt":"2005-07-18T22:00:00","slug":"4213","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/07\/19\/4213\/","title":{"rendered":"Toxic Smile &#8211; RetroTox Forte"},"content":{"rendered":"<p>On aura tout vu ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Des Hongrois qui <i>proggent<\/i> \u00e0 l\u2019anglaise, des Finlandais \u00e0 peine post-adolescents faire du prog \u00e0 l\u2019ancienne, et parmi des centaines d\u2019\u00e9mules de Dream Theater, quelques rares groupes sortis de nulle part (d\u2019Allemagne ici, en l\u2019occurrence) arrivant encore \u00e0 \u00e9tonner par une forte personnalit\u00e9 ou une originalit\u00e9 ind\u00e9niable. Toxic Smile, c\u2019est les deux r\u00e9unis. L\u2019improbable fusion entre les (ex) ma\u00eetres du metal progressif, le Genesis d\u2019avant soixante-quinze, et de multiples couleurs dont beaucoup sont personnelles. <\/p>\n<p>  Ah quel plaisir tout au long de ce <i>RetroTox Forte<\/i> de ressentir de multiples sensations de puissance, de beaut\u00e9, d\u2019exaltation ou de jubilation. Chaque seconde de ce disque est \u00e0 boire savoureusement telle une liqueur qui pourtant n\u2019aurait pas eu le temps de vieillir dans son f\u00fbt de ch\u00eane. Juste trois albums, et c\u2019est l\u2019alchimie quasi parfaite, une compr\u00e9hension incontestable des m\u00e9canismes de la composition . Ils savent o\u00f9 ils vont, ces bougres, et on les suit tels les rats de l\u2019histoire derri\u00e8re le fl\u00fbtiste. De plus, ils ne se refusent aucun plaisir, m\u00eame pas celui de rapper quelques couplets dans le long \u00ab Confidenceindeception \u00bb. Le jazz ? Ils connaissent aussi, au d\u00e9tour de quelque intro ou progression d\u2019accords majestueux. Mais tout \u00e7a reste emball\u00e9 de belle mani\u00e8re par un son metal, sans pour autant utiliser les clich\u00e9s \u00e9cul\u00e9s du genre. <\/p>\n<p>  Mais ? Y a-t-il un mais ? M\u00eame pas ! Les musiciens, techniquement irr\u00e9prochables, \u00e9vitent intelligemment de tartiner leur musique d\u2019inutiles traits de virtuosit\u00e9. Et pourtant ils en ont : leur musique ne serait pas jouable par le commun des musiciens mortels. Deux \u00e9coles s\u2019affrontent souvent sur le sujet : la technique froide et une mise en place millim\u00e9trique,  contre le <i>feeling<\/i> et, dit-on, une approximation relative. Quand les deux sont l\u00e0, le but est atteint, le bateau peut voguer et il ne reste plus qu\u2019\u00e0 \u00e9crire de jolies choses. Chaque titre d\u00e9montre qu\u2019ils y sont arriv\u00e9s, cerise sur le g\u00e2teau ! Le chant, en anglais, n\u2019est pas typique du genre abord\u00e9, et c\u2019est tant mieux. Le timbre gabrielien de Larry B. , \u00e9tonnant au d\u00e9part, montre au fil des morceaux qu\u2019il est bien \u00e0 sa place. Seule la production aurait pu \u00eatre de meilleure qualit\u00e9, mais n\u2019aurait-ce pas rendu cette \u0153uvre un peu moins chaude ? Rien \u00e0 regretter. <\/p>\n<p>  En 2005, avec entre autres Riverside, Overhead et Toxic Smile, on peut sans vergogne assurer que le progressif vivra quelques ann\u00e9es de plus. S\u2019ils n\u2019ont pas le succ\u00e8s populaire, au moins ont-ils l\u2019artistique : bravo !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On aura tout vu ces derni\u00e8res ann\u00e9es. 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