{"id":4149,"date":"2007-04-22T00:00:00","date_gmt":"2007-04-21T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4149"},"modified":"2007-04-22T00:00:00","modified_gmt":"2007-04-21T22:00:00","slug":"4149","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/04\/22\/4149\/","title":{"rendered":"Art Zoyd &#8211; Le Champ des Larmes"},"content":{"rendered":"\n<p>Art Zoyd a souvent \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 de pr\u00e8s ou de loin \u00e0 la zeuhl, au free-rock, au RIO, etc \u2026 Art Zoyd est en fait depuis 1969 tout simplement le pr\u00e9curseur des musiques nouvelles alliant les instruments \u00e0 l\u2019\u00e9lectronique dans une recherche de sonorit\u00e9s perp\u00e9tuelle. Toutes ces recherches men\u00e9es principalement sous la houlette de G\u00e9rard Hourbette poussent la musique \u00e0 trouver sa place parmi d\u2019autres formes artistiques. L\u2019image, le th\u00e9\u00e2tre s\u2019associent donc \u00e0 la musique parfois inclassable comme dans le cin\u00e9ma muet de <em>Nosferatu<\/em>, <em>H\u00e4xan<\/em> ou bien <em>Metropolis<\/em>. Art Zoyd fait de sa musique des spectacles vivants avec lumi\u00e8re, vid\u00e9o, gestuelles, instrumentarium d\u00e9cal\u00e9, en bref une formidable aventure interactive avec le public. <br \/><br \/> <em>Le champ des larmes<\/em>est le dernier album en date de cette formation de Valenciennes. S\u2019inspirant de la mythologie grecque, G\u00e9rard Hourbette, principal compositeur accompagn\u00e9 de Kasper Toeplitz et Dominik Barbier \u00e0 la vid\u00e9o ont cr\u00e9\u00e9 cet oratorio \u00e9lectronique. Il s\u2019agit ici d\u2019un spectacle multim\u00e9dia o\u00f9 quatre musiciens fonctionnant par couple associent claviers et percussions. On y retrouve Yukari Bertocchi-Hamada au clavier, capteurs et kaoss-pads ainsi que Patricia Dallio, Daniel Koskowitz aux percussions, pads et kaoss-pads tout comme son miroir J\u00e9r\u00f4me Soudan. Lors de la prestation, des s\u00e9quences vid\u00e9, des textes et des voix ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9s au projet donnant aux quatre musiciens positionn\u00e9s aux quatre coins de la salle autour du public un aspect visuel d\u00e9concertant, et ayant de plus un rapport direct avec le sujet de l\u2019oratorio.<br \/><br \/> L\u2019exp\u00e9rience du disque pour ce genre de spectacle est toujours d\u00e9licate dans la mesure o\u00f9 la simple musique ne se suffit pas toujours. Ici, l\u2019\u0153uvre est beaucoup trop abstraite pour laisser \u00e9chapper quelque chose de mat\u00e9riellement convaincant. En effet, si l\u2019on se base sur ce que l\u2019on entend, il en ressort bien \u00e9vident un travail tr\u00e8s respectable de mise en espace de sons \u00e9lectroniques, m\u00e9taphoriquement proches d\u2019\u00e9l\u00e9ments comme le vent, et surtout l\u2019eau, leitmotiv de cette \u0153uvre \u2026 mais ces sons ne sont, pour <em>Le champ des larmes<\/em>, qu\u2019un apparat qui ne peut se suffire \u00e0 lui-m\u00eame. La projection d\u2019images \u00e9tant ici essentielle, le r\u00e9sultat ne fonctionne que par instants vraiment trop courts pour pouvoir en profiter pleinement. Les \u0153uvres r\u00e9centes et notamment <em>Ubique<\/em> avait nettement plus convaincu par son aspect d\u00e9mesur\u00e9 (50 musiciens) et par sa recherche arythmique et obsessionnelle de l\u2019extension et de la r\u00e9traction du temps musical. <br \/><br \/> Nul doute qu\u2019ins\u00e9r\u00e9 dans une forme comme le spectacle, la bande son de <em>Le champ des larmes<\/em> doit prendre toute sa dimension. Malheureusement ici, dans cette configuration, l\u2019auditeur face \u00e0 sa cha\u00eene hi-fi, le rendu ne fait mouche. Trop proche ici d\u2019une recherche physique que d\u2019une approche musicale pure.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Art Zoyd a souvent \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 de pr\u00e8s ou de loin \u00e0 la zeuhl, au&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":4150,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4149"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4149"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4149\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4150"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4149"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4149"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4149"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}