{"id":4121,"date":"2005-04-22T00:00:00","date_gmt":"2005-04-21T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4121"},"modified":"2005-04-22T00:00:00","modified_gmt":"2005-04-21T22:00:00","slug":"4121","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/04\/22\/4121\/","title":{"rendered":"Rain &#8211; Cerulean Blue"},"content":{"rendered":"<p>Rain signifie \u00ab pluie \u00bb en anglais. C\u2019est aussi le pseudonyme adopt\u00e9 par un jeune artiste britannique, discret : peu d\u2019informations circulent \u00e0 son sujet. On lui conna\u00eet des talents litt\u00e9raires en plus de musicaux. On sait qu\u2019il a cr\u00e9\u00e9 son propre label pour ses propres \u0153uvres. Pourtant, Rain va faire parler de lui sous peu. En effet, des artistes tels que Phil Collins ou Tony Banks ne tarissent pas d\u2019\u00e9loges \u00e0 son propos. Steve Hackett passe m\u00eame son album, <i>Cerulean Blue<\/i>, avant chacun de ses concerts, <\/p>\n<p>  Rain est en quelque sorte l\u2019homme \u00e0 tout faire de la maison, \u00e0 l\u2019origine tant des paroles que de la musique. Guitares, basse, synth\u00e9s, batterie et voix prennent vie \u00e0 travers son \u00eatre et c\u2019est de mani\u00e8re judicieuse qu\u2019il a su s\u2019entourer d\u2019un narrateur, d\u2019un petit ch\u0153ur et d\u2019un quatuor compos\u00e9 d\u2019un saxophone, d\u2019un violon, d\u2019un alto et d\u2019un violoncelle, pour l\u2019accompagner dans son aventure.<\/p>\n<p> Compos\u00e9 de sept morceaux tels sept cartes postales, <i>Cerulean Blue<\/i> redessine les contours d\u2019un rock progressif en perte de vitesse, en apportant une couleur pop aux ambiances envo\u00fbtantes d\u2019un concept original sur fond de voyage initiatique, expliqu\u00e9 sur le site de l\u2019artiste. Chaque plage est introduite par une narration soutenue par l\u2019orchestre. Les morceaux sont \u00e9crits dans une veine purement progressive, parsem\u00e9s de mont\u00e9es atmosph\u00e9riques.<\/p>\n<p>Beaucoup d\u2019\u00e9motions se d\u00e9gagent de la musique, belle et raffin\u00e9e, mais aussi de la somptueuse voix de Rain qui s\u2019inscrit dans la plus pure tradition des grands chanteurs britanniques (Peter Gabriel, Phil Collins, Roger Waters). Une autre voix soign\u00e9e se retrouve aussi chez le narrateur : Rob Brown, qui officie pour la BBC, montrant le sens du d\u00e9tail de l\u2019artiste. Musicalement, Rain op\u00e8re un m\u00e9lange, probablement inconscient, entre le cot\u00e9 pop symphonique de The Verve et d\u2019un \u00ab Ripples \u00bb de Genesis sur <i>Trick of the Tail<\/i> (1976) par exemple.<\/p>\n<p> Outre tout ce qui fait de ce disque un bon disque, le personnage de Rain se r\u00e9v\u00e8le un homme ambitieux et g\u00e9n\u00e9reux : dans une d\u00e9marche originale, il propose sa musique gratuitement sur son site internet \u00e0 ceux qui voudront la d\u00e9couvrir, accompagn\u00e9e d\u2019un clip vid\u00e9o mettant Brown en sc\u00e8ne. Pour ceux qui voudront obtenir l\u2019objet physique, cela peut se faire pour un petit prix sans commune mesure avec le somptueux du <i>packaging<\/i> : un disque et un tr\u00e8s bel \u00e9tui, certes, mais aussi la vid\u00e9o et son <i>storyboard<\/i>, les textes, et un dialogue avec Rain sur le concept de l\u2019album. Coup <i>marketing<\/i> ou intention de partager son \u0153uvre sans profit ? La qualit\u00e9 du produit enl\u00e8ve tout questionnement inutile.<\/p>\n<p>  Le point fort de ce disque r\u00e9side dans la beaut\u00e9 de la voix de l\u2019interpr\u00e8te, des arrangements et des \u00e9motions que sa musique procure \u00e0 l\u2019auditeur. Nul doute que Rain va vite r\u00e9colter le fruit de son travail et de sa volont\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rain signifie \u00ab pluie \u00bb en anglais. 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