{"id":4111,"date":"2005-04-10T00:00:00","date_gmt":"2005-04-09T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4111"},"modified":"2005-04-10T00:00:00","modified_gmt":"2005-04-09T22:00:00","slug":"4111","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/04\/10\/4111\/","title":{"rendered":"Finnegans Wake &#8211; 4th"},"content":{"rendered":"<p>Finnegans Wake, qui tient son nom du fameux roman de James Joyce, est un des rares groupes belges avec Univers Zero \u00e0 d\u00e9velopper le style RIO dans un esprit \u00ab&nbsp;rock de chambre&nbsp;\u00bb, avec en plus de la formation rock habituelle, des instruments dits \u00ab&nbsp;classiques&nbsp;\u00bb. La formation na\u00eet en 1993 de l&rsquo;iniative de Henry Krutzen et du d\u00e9sir d\u2019un rock progressif dont les influences seraient communes \u00e0 tous les membres du groupe, tels des artistes comme Henry Cow ou m\u00eame Van der Graf Generator. <i>4th<\/i> est leur nouvel album au titre explicite : il s\u2019agit du quatri\u00e8me d&rsquo;une s\u00e9rie d\u00e9j\u00e0 m\u00e9ritante.<\/p>\n<p>   Avec <i>Pictures<\/i> en 2001, Finnegans Wake avait d\u00e9pass\u00e9 les frontieres du progressif pour voyager dans des sph\u00e8res transcendant le \u00ab&nbsp;simple&nbsp;\u00bb (paradoxe \u00e9vident) RIO, en incorporant  beaucoup plus d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments de musique classique contemporaine qu&rsquo;auparavant. Si cette derni\u00e8re a pris de l&rsquo;importance et repr\u00e9sente plus de la moiti\u00e9 de la musique du groupe, il n&rsquo;en demeure pas moins un cot\u00e9 rock plut\u00f4t muscl\u00e9. Le double-disque renferme de r\u00e9elles merveilles de composition comme \u00ab&nbsp;Fata Morgana&nbsp;\u00bb ou bien \u00ab&nbsp;Brasil, RN&nbsp;\u00bb ; cela ne signifie pas pour autant que les autres morceaux d\u00e9m\u00e9ritent, au contraire ! Les orchestrations, avec de vrais musiciens intervenant sp\u00e9cialement pour l&rsquo;album, sont remarquablement interpr\u00e9t\u00e9es car les partitions r\u00e9v\u00e8lent \u00e0 coup s\u00fbr de nombreuses difficult\u00e9s aussi bien techniques que musicales. Finnegans Wake oeuvre non pas dans la d\u00e9monstration mais bien dans la complexit\u00e9 au service d&rsquo;une certaine forme de musicalit\u00e9 plus ou moins \u00e9vidente \u00e0 appr\u00e9hender.<\/p>\n<p>  L&rsquo;ambiance g\u00e9n\u00e9rale de ce quatri\u00e8me album est sombre, \u00e0 l&rsquo;image d&rsquo;un groupe comme Present, utilisant de pr\u00e9f\u00e9rence les tonalit\u00e9s mineures et les interventions lourdes des \u00e9l\u00e9ments rythmiques. Si le cot\u00e9 obscure des atmosph\u00e8res prend le pas sur celles plus \u00ab&nbsp;color\u00e9es&nbsp;\u00bb, le but n&rsquo;est apparemment pas de hanter les \u00e2mes mais bien de lib\u00e9rer une \u00e9nergie qu&rsquo;il serait presque impossible de cr\u00e9er avec des \u00e9l\u00e9ments harmoniques aux sonorit\u00e9s majeures.<br \/>Presque totalement instrumentale, la musique se voit rejointe dans deux morceaux, par une voix dispensable. Si le son d&rsquo;ensemble reste correct, et particuli\u00e8rement les instruments acoustiques, il aurait \u00e9t\u00e9 souhaitable d&rsquo;offrir au r\u00e9sultat une production un rien plus travaill\u00e9e et personnelle. La musique s&rsquo;en voit un soup\u00e7on d\u00e9favoris\u00e9e. Cependant, sa qualit\u00e9 est telle qu&rsquo;on en oublie rapidement ce d\u00e9tail.<\/p>\n<p>  <i>4th<\/i> est un album brillant, mature et tr\u00e8s coh\u00e9rent, m\u00eame si les morceaux n&rsquo;ont pas forc\u00e9ment de rapports directs entre eux, r\u00e9v\u00e9lant une autre facette de la musique progressive. Cette forme de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence d&rsquo;un courant aussi solide que celui du prog prouve que la musique ne peut sans cesse rester fig\u00e9e et doit \u00e9voluer vers des horizons encore m\u00e9connus et intriguants.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Finnegans Wake, qui tient son nom du fameux roman de James Joyce, est un des&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":4112,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4111"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4111"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4111\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4112"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4111"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4111"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4111"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}