{"id":4091,"date":"2007-03-08T00:00:00","date_gmt":"2007-03-07T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4091"},"modified":"2007-03-08T00:00:00","modified_gmt":"2007-03-07T22:00:00","slug":"4091","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/03\/08\/4091\/","title":{"rendered":"T &#8211; Voices"},"content":{"rendered":"<p>T, c\u2019est Thomas Thielen, un trentenaire qui vit \u00e0 Hanovre en Allemagne. <i>Voices<\/i> est son second album apr\u00e8s <i>Naive<\/i> en 2001. T est polyvalent. Sur son dernier disque il est cr\u00e9dit\u00e9 en tant que multi-instrumentiste, parolier, chanteur, ing\u00e9nieur du son et producteur. Le tout cr\u00e9\u00e9 et mis en bo\u00eete \u00e0 Black Box studios, son s\u00e9jour en fait. <i>Voices<\/i> repr\u00e9sente donc le dernier b\u00e9b\u00e9 musical de T. Seul ma\u00eetre \u00e0 bord, Thomas Thielen reste seul responsable du produit final, depuis le concept sous-tendant l\u2019album au choix de l\u2019illustration de pochette. <br \/> La gestation de l\u2019album fut longue, presque quatre ans. C\u2019est un album conceptuel \u00e0 la structure complexe qui pourrait faire penser \u00e0 <i>Brave<\/i> de Marillion, ou au dernier Peter Gabriel. <\/p>\n<p>  Certes, le disque sait cr\u00e9er des climats et des ambiances que ne renieraient pas les deux r\u00e9f\u00e9rences susnomm\u00e9es mais <i>Voices<\/i> ne parvient jamais vraiment \u00e0 faire sortir l\u2019auditeur de la torpeur ouat\u00e9e dans laquelle il est confin\u00e9 depuis l\u2019ouverture de la pi\u00e8ce musicale d\u2019entr\u00e9e.  <\/p>\n<p>  Un album \u00ab mou \u00bb et consensuel qui \u00e9prouve bien des difficult\u00e9s \u00e0 v\u00e9ritablement captiver. La voix monocorde de Thomas Thielen se situe \u00e0 mille lieux des timbres personnels et typ\u00e9s de Steve Hogarth ou de Peter Gabriel, d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9. L\u2019organe vocal de T assure le minimum syndical. Jamais pris en flagrant d\u00e9lit de d\u00e9licatesse tonale ni de voix de t\u00eate intempestive, le chant est ordinaire, pour ne pas dire banal. Peter Nicholls, de IQ, chante parfois avec un sens de la justesse qui n\u2019appartient qu\u2019\u00e0 lui mais il poss\u00e8de une voix particuli\u00e8re, charmante et charismatique. Un timbre identifiable qu\u2019on n\u2019oublie pas. La fa\u00e7on de chanter passe-partout et interchangeable de T (sans oublier cet affreux  tic de production  h\u00e9rit\u00e9 de Steven Wilson, la fameuse \u00ab voix de t\u00e9l\u00e9phone \u00bb) ajoute \u00e0 l\u2019aspect monotone de l\u2019ensemble. <\/p>\n<p>  Certes, T est seul. Et il \u00ab fait \u00bb tout ! Et peu seraient capables d\u2019un tel exploit m\u00eame si Mike Oldfield et Neal Morse, tout en boxant dans une toute autre cat\u00e9gorie, sont coutumiers du fait. Il est donc l\u00e9gitime de saluer le talent polymorphe et remarquable de ce musicien solitaire. Il est vrai que le r\u00e9dacteur, en lisant la notice biographique de ce personnage, est ipso facto pris d\u2019empathie. Une telle volont\u00e9 musicale m\u00eal\u00e9e \u00e0 une ma\u00eetrise sans failles des instruments, des techniques d\u2019enregistrement et de production ne laisse pas de marbre. Ce n\u2019est pas l\u2019envie qui manquait de donner un coup de pouce \u00e0 une jeune pousse ! H\u00e9las, <i>Voices<\/i> ne prend jamais vraiment \u00ab aux tripes \u00bb. Il se laisse \u00e9couter, sans plus. Peut-\u00eatre atteint-on les limites de cette autarcie musicale relev\u00e9e tout au long de cette chronique. Cet album est le fruit d\u2019un travail solitaire et cela se ressent tout au long de l\u2019album. Encore une fois, celui-ci n\u2019est jamais d\u00e9sagr\u00e9able, lourd ou faible. On est loin du travail d\u2019amateur. Les ambiances musicales font souvent penser  \u00e0 Gazpacho, Anathema, Radiohead ou m\u00eame Talk Talk. De bonnes r\u00e9f\u00e9rences m\u00eame si on se rend bien compte que le cocktail issu de tels fruits ne risquera pas d\u2019\u00eatre multivitamin\u00e9, d\u2019o\u00f9 cette impression de l\u00e9thargie chronique que d\u00e9veloppe l\u2019\u0153uvre de T. <\/p>\n<p>  Rien ne nous emp\u00eache d\u2019attendre le troisi\u00e8me travail de Thomas afin de porter une autre appr\u00e9ciation sur cet artiste.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>T, c\u2019est Thomas Thielen, un trentenaire qui vit \u00e0 Hanovre en Allemagne. 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