{"id":409,"date":"2011-03-30T00:00:00","date_gmt":"2011-03-29T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/409"},"modified":"2011-03-30T00:00:00","modified_gmt":"2011-03-29T22:00:00","slug":"409","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/03\/30\/409\/","title":{"rendered":"R.E.M. &#8211; Collapse Into Now"},"content":{"rendered":"\n<p>R\u00e9gl\u00e9 comme une horloge suisse, le trio am\u00e9ricain sort un album tous les trois ans depuis le d\u00e9but du si\u00e8cle. Apr\u00e8s une incursion r\u00e9ussie dans une musique \u00e9lectronique et \u00e9th\u00e9r\u00e9e (les tr\u00e8s jolis <em>Up<\/em> en 1999 et surtout <em>Reveal<\/em>, en 2001) l\u2019inspiration marqua un peu le pas sur <em>Around The Sun<\/em> en 2004, qui sentait quand m\u00eame beaucoup l\u2019auto parodie. Le retour de flamme n\u2019en fut plus que spectaculaire avec le revigorant <em>Accelerate<\/em> en 2008 qui fit l\u2019effet d\u2019une vraie fontaine de jouvence pour le groupe. Chaque album est n\u00e9anmoins accueilli avec une bienveillance polie. Il convenait donc de faire le point : que vaut le R.E.M. cuv\u00e9e 2011 ? Et bien, abstraction faite de toute politesse : c\u2019est une vraie r\u00e9ussite car <em>Collapse Into Now<\/em>, quinzi\u00e8me album en trente ans de carri\u00e8re, surprend autant par la modernit\u00e9 et la qualit\u00e9 que par l\u2019intelligence de ses compositions.<br \/><br \/> On navigue en effet ici entre des ambiances feutr\u00e9es aux m\u00e9lodies irr\u00e9sistibles (\u00ab\u00a0Everyday is yours to win\u00a0\u00bb) et des titres tr\u00e8s rock, aussi accrocheurs que \u00ab\u00a0Discoverer\u00a0\u00bb ou le tr\u00e8s garage \u00ab\u00a0Mine Smell Like Honey\u00a0\u00bb qui rappelle furieusement les toutes premi\u00e8res compositions du groupe. Ce qui est aussi particuli\u00e8rement remarquable, c\u2019est la mani\u00e8re dont les titres s\u2019encha\u00eenent sans jamais se ressembler, alternant des atmosph\u00e8res diam\u00e9tralement oppos\u00e9es, mariage hybride, mais \u00f4 combien r\u00e9ussi, entre l\u2019ambiant m\u00e2tin\u00e9e d\u2019\u00e9lectro de <em>Reveal<\/em> et celle, beaucoup plus rock d\u2019<em>Accelerate<\/em>. On est, certes, en terrain d\u00e9frich\u00e9 (\u00e9coutons l\u2019in\u00e9vitable mandoline de \u00ab\u00a0Oh My Heart\u00a0\u00bb pour nous en convaincre !) mais l\u2019album n\u2019est, pour autant, jamais convenu et ne sombre pas dans la facilit\u00e9.<br \/><br \/> Ce n\u2019est pas la liste d\u2019invit\u00e9s prestigieux qui fera mentir cette chronique : Eddie Vedder, Patti Smith et Peaches en t\u00eates. Si l\u2019influence du leader de Pearl Jam est \u00e9vidente sur \u00ab\u00a0It Happened Today\u00a0\u00bb, Patti Smith n\u2019est que choriste de luxe sur le dernier titre de l\u2019album, \u00ab\u00a0Blue\u00a0\u00bb. M\u00eame si elle en fait un peu des caisses au milieu d\u2019un maelstr\u00f6m de guitares satur\u00e9es, la chanson, habit\u00e9e et envo\u00fbtante, rappelle, si n\u00e9cessaire, que <em>Collapse Into Now<\/em> est aussi un disque o\u00f9 les paroles ne sont pas en reste. Si l\u2019on ajoute \u00e0 cela une production litt\u00e9ralement construite autour de ses compositions, on obtient sans doute l\u2019album le plus abouti et le plus inspir\u00e9 du groupe depuis <em>Automatic For The People<\/em> (1993) sinon un des disques essentiels de cette ann\u00e9e. Chapeau bas.<br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9gl\u00e9 comme une horloge suisse, le trio am\u00e9ricain sort un album tous les trois ans&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":28,"featured_media":410,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/409"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/28"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=409"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/409\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/410"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=409"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=409"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=409"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}