{"id":4087,"date":"2004-03-21T00:00:00","date_gmt":"2004-03-20T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4087"},"modified":"2004-03-21T00:00:00","modified_gmt":"2004-03-20T22:00:00","slug":"4087","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/03\/21\/4087\/","title":{"rendered":"Discus &#8211; &#8230; tot licht !"},"content":{"rendered":"<p>On sait qu\u2019en ce monde peupl\u00e9 d\u2019\u00ab \u00eatres pensants \u00bb, beaucoup pensent effectivement, mais personne n\u2019utilise la totalit\u00e9 de ses capacit\u00e9s intellectuelles. Si ce n\u2019\u00e9tait que cela ! Pour certains artistes, les choses vont plus loin : ils ne cessent de d\u00e9velopper des connaissances, fussent-elles simplement musicales, et de nombreuses influences li\u00e9es \u00e0 un patrimoine culturel, en l\u2019occurrence originel autant qu\u2019original. En effet, lorsque l\u2019on vient d\u2019Indon\u00e9sie, on ne pense pas la musique de la m\u00eame fa\u00e7on qu\u2019en Europe ou ailleurs\u2026 C\u2019est ce que fait Discus avec un second disque pour le moins cr\u00e9atif&#8230; <\/p>\n<p>  Lorsqu\u2019un groupe est compos\u00e9 de huit musiciens jouant chacun au minimum de deux instruments et lorsque leurs cultures musicales sont nourries d\u2019autant d\u2019influences, on obtient, \u00e0 moins d\u2019une erreur dans l\u2019\u00e9quation, un patchwork musical ing\u00e9nieusement brod\u00e9. Les structures complexes n\u2019ont \u00e0 priori aucun rapport entre elles mais se m\u00ealant tr\u00e8s bien, non pas en termes de texture et de couleurs sonores, mais sur le plan des encha\u00eenements m\u00e9lodico &#8211; harmoniques, donnent une v\u00e9ritable coh\u00e9rence \u00e0 chacun des morceaux&#8230; ce qui \u00e0 premi\u00e8re \u00e9coute n\u2019est pas \u00e9vident.<br \/> Les six morceaux de <i>\u2026 tot licht !<\/i> sont relativement longs (jusqu\u2019\u00e0 vingt minutes) et font tous preuve d\u2019une richesse exceptionnelle, tant en termes de qualit\u00e9s instrumentales que de la fa\u00e7on de composer. Les morceaux se suivent mais ne se ressemblent pas tant les variations des genres sont fr\u00e9quentes, de m\u00eame que l\u2019alternance des langues, entre indon\u00e9sien et anglais (et quelques dialectes ?), et le partage du chant entre voix f\u00e9minines et masculines, oscillant entre le calme et l\u2019agressivit\u00e9\u2026 Le d\u00e9paysement ne serait pas total sans l\u2019utilisation d\u2019instruments peu familiers : rindink balinais, guitare harpe \u00e0 vingt-et-une cordes mais aussi violon, diff\u00e9rents types de fl\u00fbtes et clarinettes, sans parler des percussions\u2026<br \/> Discus nous proposant un melting-pot toujours subtil et aussi foisonnant d\u2019id\u00e9es qu\u2019il est possible, il n\u2019aurait aucun sens d\u2019\u00e9num\u00e9rer en une longue litanie les diff\u00e9rents styles abord\u00e9s dans ce disque, tant la surprise de chaque instant est agr\u00e9able \u00e0 d\u00e9couvrir. <\/p>\n<p>  La musique ne se r\u00e9sume pas \u00e0 un style, \u00e0 une identit\u00e9, et certains groupes en ont conscience. Ainsi, chez Discus, on se rend compte que tout motif musical a un rapport avec celui qui le pr\u00e9c\u00e8de ou lui succ\u00e8de, m\u00eame si les sonorit\u00e9s peuvent \u00eatre diff\u00e9rentes, parfois myst\u00e9rieuses pour certains d\u2019entre nous, choquantes pour d\u2019autres. Ce disque n\u2019est donc pas destin\u00e9 \u00e0 n\u2019importe quel public, mais repr\u00e9sente une occasion plus qu\u2019all\u00e9chante de s\u2019ouvrir \u00e0 des formes expressives inou\u00efes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On sait qu\u2019en ce monde peupl\u00e9 d\u2019\u00ab \u00eatres pensants \u00bb, beaucoup pensent effectivement, mais personne&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":4088,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4087"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4087"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4087\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4088"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4087"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4087"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4087"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}