{"id":4077,"date":"2004-08-14T00:00:00","date_gmt":"2004-08-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/4077"},"modified":"2004-08-14T00:00:00","modified_gmt":"2004-08-13T22:00:00","slug":"4077","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/08\/14\/4077\/","title":{"rendered":"Moongarden &#8211; Round Midnight"},"content":{"rendered":"<p>Quatri\u00e8me r\u00e9alisation de la formation italienne, ce disque se d\u00e9marque des pr\u00e9c\u00e9dents par sa maturit\u00e9 et sa personnalit\u00e9. Le groupe a beaucoup \u00e9volu\u00e9 depuis ses d\u00e9buts : il a su se d\u00e9tacher de ses influences (Genesis en particulier) pour gagner en modernit\u00e9 et originalit\u00e9. <i>Round Midnight<\/i> poss\u00e8de d\u2019ailleurs un potentiel commercial important et ne d\u00e9noterait pas \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des productions de Radiohead et de Coldplay.<\/p>\n<p>  Moongarden propose un album plus que vari\u00e9, allant de l\u2019acoustique cristallin (\u00ab Slowmotion Streets \u00bb) au heavy prog  (\u00ab Learning to Live Under the Ground \u00bb et son rifforama m\u00e9tallique). D\u2019une dur\u00e9e moyenne (entre cinq et sept minutes en moyenne), les morceaux pr\u00e9sentent chacun une identit\u00e9 stylistique propre. On pense parfois \u00e0 du Marillion p\u00e9riode Hogarth, voire \u00e0 du Porcupine Tree. Luca Palleschi poss\u00e8de une palette vocale tr\u00e8s \u00e9tendue, faisant tant\u00f4t songer \u00e0 Peter Gabriel (\u00ab Round Midnight \u00bb) tant\u00f4t \u00e0 un Neal Morse au sommet de sa m\u00e9lancolie (\u00ab Wounded \u00bb). Ses interventions, parfois simplement accompagn\u00e9es de piano ou de quelques accords de guitare conf\u00e8rent \u00e0 l\u2019album une grande charge d\u2019\u00e9motion. Le chant appara\u00eet donc comme la clef de vo\u00fbte de cet \u00e9difice et aussi principal point d\u2019accroche de l\u2019auditeur.<br \/> Les tempi d\u00e9passent rarement le rythme d\u2019un battement de c\u0153ur, dans une veine r\u00e9solument pop et moderne, encore une fois. L\u2019acoustique et le synth\u00e9tique se m\u00e9langent avec beaucoup de bonheur pour cr\u00e9er des ambiances intenses et m\u00e9lancoliques, et la production inscrit d\u00e9finitivement le groupe dans la tendance rock actuelle, conf\u00e8rant \u00e9norm\u00e9ment de chaleur aux compositions souvent sombres et m\u00e9lancoliques. \u00ab Learning to the Universe \u00bb, seul morceau long de l\u2019album, en constitue un bon r\u00e9sum\u00e9 et comprend tout ce que l\u2019on peut retrouver dans la musique des Italiens, ses diff\u00e9rentes facettes condens\u00e9es en dix minutes, en quelque sorte. <br \/> Les instrumentistes ne sont pas en reste et privil\u00e9gient les notes efficaces et les ambiances subtilement tiss\u00e9es aux d\u00e9luges incessants de notes non ma\u00eetris\u00e9es. Le Chapman Stick est pr\u00e9sent sans \u00eatre envahissant, \u00e0 l\u2019image du travail de Tony Levin sur les albums de Peter Gabriel. <\/p>\n<p>  Musique rock adulte et intelligente, cette formule pourrait qualifier le quatri\u00e8me effort studio de Moongarden. Le potentiel du groupe est de taille, et on aimerait plus souvent voire des artistes de cette trempe dans le courant mainstream\u2026 Encore faut-il que celui-ci le d\u00e9cide\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quatri\u00e8me r\u00e9alisation de la formation italienne, ce disque se d\u00e9marque des pr\u00e9c\u00e9dents par sa maturit\u00e9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":19,"featured_media":4078,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4077"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/19"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4077"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4077\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4078"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4077"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4077"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4077"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}