{"id":405,"date":"2003-02-11T00:00:00","date_gmt":"2003-02-10T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/405"},"modified":"2003-02-11T00:00:00","modified_gmt":"2003-02-10T22:00:00","slug":"405","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/02\/11\/405\/","title":{"rendered":"Runaway Totem &#8211; Tep Zepi \u2013 L\u2019era degli dei"},"content":{"rendered":"<p>Runaway Totem est un groupe italien, sign\u00e9 sur l\u2019incontournable label progressif Musea. <i>Tep Zepi<\/i>, leur quatri\u00e8me album, \u00e9volue \u00e0 la fronti\u00e8re de plusieurs univers musicaux, puisqu\u2019on trouve des r\u00e9miniscences de chants sacr\u00e9s, des passages doom que ne renierait pas Godsend, quelques transitions un peu <i>ambient<\/i> et des aspects plus typiquement progressifs. Une certitude toutefois : l\u2019ensemble est emprunt de spiritualit\u00e9 et tourne autour d\u2019un concept concernant le divin. <\/p>\n<p> Ainsi, \u00ab Aurea Carmina \u00bb ouvre l\u2019album avec un chant italien lyrique, assur\u00e9 par le d\u00e9nomm\u00e9 Cahal de B\u00eat\u00eal. Cette particularit\u00e9 est d\u2019ailleurs l\u2019un des points forts du groupe, le bonhomme ma\u00eetrisant ind\u00e9niablement son organe, dans un registre toutefois diff\u00e9rent de celui d\u2019Alberto Piras (Deus Ex Machina). \u00ab Iperborea \u00bb est dans un style similaire, tr\u00e8s sombre et \u00e9pique \u00e0 la fois. A l\u2019inverse, \u00ab Sacro Re \u00bb plonge l\u2019auditeur dans un bain de metal bouillonnant \u00e0 la Crimson, avec de nombreux riffs stridents. Dans la m\u00eame veine, \u00ab Montsalvat \u00bb lorgne vers les barjots de 5uu\u2019s, sans pour autant atteindre leur niveau. La fusion de ces deux genres n\u2019est atteinte que sur \u00ab I Guardini \u00bb.<br \/> Si la d\u00e9marche du groupe donne \u00e0 <i>Tep Zepi<\/i> une coh\u00e9rence ind\u00e9niable, on est un peu plus perplexe sur la qualit\u00e9 intrins\u00e8que de certains titres. De m\u00eame, la production ne montre pas les Italiens sous leur meilleur jour : le son de batterie est tr\u00e8s sec, les guitares sont \u00e9triqu\u00e9es, la plupart des sonorit\u00e9s de synth\u00e9s paraissent tout droit sorties d\u2019un Bontempi, tandis que quelques passages inutiles voire maladroitement interpr\u00e9t\u00e9s, alourdissent le disque : les premi\u00e8res minutes d\u2019un titre comme \u00ab Pardes \u00bb illustrent ces diff\u00e9rents d\u00e9fauts. Les passages (tr\u00e8s) r\u00e9p\u00e9titifs \u00e0 la limite du rock in opposition paraissent plus en contradiction qu\u2019en osmose avec les moments les plus \u00e9piques du disque. Bref, il manque parfois \u00e0 Runaway Totem l\u2019inspiration ou la ma\u00eetrise instrumentale suffisante pour \u00eatre au niveau de son ambition. <\/p>\n<p> Si Runaway Totem d\u00e9cidait de jouer totalement la carte du progressif lyrique, voire gothique, il aurait sans doute les atouts n\u00e9cessaires pour int\u00e9resser un plus large public. S\u2019il pers\u00e9v\u00e8re dans le domaine du rock in opposition, on peut avoir plus de doutes quant aux acquis techniques actuels des instrumentistes pour briller dans ce domaine fort exigeant. Sur <i>Tep Zepi<\/i>, le groupe ne choisit pas et frustre h\u00e9las plus qu\u2019il n\u2019attire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Runaway Totem est un groupe italien, sign\u00e9 sur l\u2019incontournable label progressif Musea. Tep Zepi, leur&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":406,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/405"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=405"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/405\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/406"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=405"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=405"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=405"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}