{"id":3985,"date":"2007-06-09T00:00:00","date_gmt":"2007-06-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3985"},"modified":"2007-06-09T00:00:00","modified_gmt":"2007-06-08T22:00:00","slug":"3985","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/06\/09\/3985\/","title":{"rendered":"Sylvan &#8211; Presets"},"content":{"rendered":"<p>Pourquoi sortir un sixi\u00e8me album si vite apr\u00e8s le t\u00e9n\u00e9breux <i>Posthumous silence<\/i> de l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e ? Entreprise pour le moins audacieuse. On sait bien \u00e0 quel point le successeur d\u2019un album devenu une r\u00e9f\u00e9rence est attendu au tournant. Et rares sont les productions qui ont su n\u00e9gocier le virage avec brio, \u00e0 l\u2019exception peut-\u00eatre de <i>Afraid of sunlight<\/i> (1995) de Marillion qui s\u2019est, avec le temps, av\u00e9r\u00e9 encore meilleur que le cultissime <i>Brave<\/i> paru l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Pour en revenir aux Allemands de Sylvan, l\u2019excellent <i>Posthumous silence<\/i> n\u2019a pas encore termin\u00e9 son parcours, puisque l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de cet album sera jou\u00e9e en public le 1er septembre 2007 \u00e0 Hambourg. Preuve en est que cette production reste incontournable, alors m\u00eame que son successeur a d\u00e9j\u00e0 atterri sur les platines.<\/p>\n<p>  Qu\u2019en est-il donc de ce nouvel album, <i>Presets<\/i> ? Comme c\u2019\u00e9tait le cas avec les deux albums de Marillion cit\u00e9s, il agit comme un antidote face \u00e0 son a\u00een\u00e9. En effet, voil\u00e0 un disque beaucoup plus accessible et efficace que le tortueux et sombre <i>Posthumous silence<\/i>, mais qui n\u2019est en rien moins int\u00e9ressant. On retrouve tout ce qui fait le charme de ce groupe, tr\u00e8s proche dans ses multiples influences de Dream Theater, Genesis, Queen, Pink Floyd et, naturellement, Marillion : un sens pointu de la m\u00e9lodie imm\u00e9diatement m\u00e9morisable, des guitares tant\u00f4t tranchantes, tant\u00f4t planantes, une voix agr\u00e9able et point trop mani\u00e9r\u00e9e, proche de celle d\u2019un Chris Martin (Coldplay), une production claire et ma\u00eetris\u00e9e. Seuls le sens de la dramatisation (li\u00e9 au concept noir du pr\u00e9c\u00e9dent disque puisqu\u2019il traitait du suicide d\u2019une adolescente) ainsi qu\u2019une architecture audacieuse de l\u2019ensemble sont absents de <i>Presets<\/i>. Mais ils ne font aucunement d\u00e9faut : le but avou\u00e9 de Sylvan \u00e9tait en effet de proposer un album plus accessible et reposant, avec des titres plus accrocheurs. On a donc affaire ici \u00e0 une v\u00e9ritable collection de chansons finement cisel\u00e9es et non plus \u00e0 un &#8211; osons le terme honni &#8211; concept album. <\/p>\n<p>  Douze morceaux bien construits, simples et efficaces : voil\u00e0 qui devrait faire conna\u00eetre Sylvan \u00e0 la frange la moins audacieuse du monde progressif, ainsi qu\u2019aux auditeurs imperm\u00e9ables aux logorrh\u00e9es instrumentales \u00ab&nbsp;\u00e0 l\u2019am\u00e9ricaine&nbsp;\u00bb  (pour ne pas \u00e9crire ici \u00ab&nbsp;\u00e0 la Dream Theater&nbsp;\u00bb. <i>Presets<\/i> est donc un disque accessible, m\u00eame \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du giron progressif. Si l\u2019on voulait comparer cet album, puisque de nombreux amateurs ne connaissent le quintette ni d\u2019Eve ni d\u2019Adam, on pourrait admettre que la musique d\u00e9fendue par les Allemands est tr\u00e8s proche de celle pratiqu\u00e9e par leurs compatriotes de RPWL, avec un grain g\u00e9n\u00e9ral plus m\u00e9tal n\u00e9anmoins, m\u00eame si on est ici tr\u00e8s loin de Symphony X !<\/p>\n<p>   Voil\u00e0 une oeuvre simple, id\u00e9ale \u00e0 \u00e9couter lors des trajets en voiture ou en train pour vous rendre en vos lieux de vill\u00e9giature estivale. Et pour qui se sent soudainement d\u2019humeur plus sombre, il est bon d\u2019emporter \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s <i>Posthumous silence<\/i>, qui ne manquera pas de rappeler que l\u2019automne, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 pour bient\u00f4t !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pourquoi sortir un sixi\u00e8me album si vite apr\u00e8s le t\u00e9n\u00e9breux Posthumous silence de l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3986,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3985"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3985"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3985\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3986"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3985"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3985"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3985"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}