{"id":3967,"date":"2007-08-28T00:00:00","date_gmt":"2007-08-27T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3967"},"modified":"2007-08-28T00:00:00","modified_gmt":"2007-08-27T22:00:00","slug":"3967","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/08\/28\/3967\/","title":{"rendered":"Magnum &#8211; Princess Alice &#038; Broken Arrow"},"content":{"rendered":"<p>Le lecteur assidu de Progressia doit d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 arborer un sourire ironique fig\u00e9 au moment de commencer la lecture de cette chronique. Et pourquoi la moquerie serait-elle de rigueur ? Certes, Magnum, groupe existant depuis le cr\u00e9puscule des ann\u00e9es soixante-dix, n\u2019a jamais repr\u00e9sent\u00e9 l\u2019acm\u00e9 du genre dont elle se r\u00e9clame : un hard rock m\u00e9lodique teint\u00e9 de rock progressif. Magnum n\u2019a jamais joui de la reconnaissance que d\u2019autres formations boxant dans des cat\u00e9gories semblables ont, elles, obtenu (Asia, Toto et autres Styx). Apr\u00e8s un d\u00e9but prometteur (les six premiers albums), Magnum, et ce n\u2019est rien de l\u2019\u00e9crire, a assez mal g\u00e9r\u00e9 les ann\u00e9es quatre-vingt et quatre-vingt-dix, se contentant d\u2019offrir de pi\u00e8tres albums de hard FM surproduits et inconsistants (le terrible <i>Sleepwalking<\/i> en 1992 en est la preuve tangible !). Dommage pour les nombreux admirateurs qui suivirent les d\u00e9buts de Magnum alors qu\u2019ils proposaient encore un m\u00e9lange savoureux de hard-rock teint\u00e9 de n\u00e9o-progressif agr\u00e9able, sorte de croisement entre un Iron Maiden gentillet et  Marillion (p\u00e9riode Fish). La descente aux enfers du groupe se refl\u00e9tait jusqu\u2019aux illustrations de pochette qui \u00e9taient pass\u00e9es de superbes fresques multicolores comme aimaient \u00e0 en proposer beaucoup de groupes \u00e0 l\u2019\u00e9poque (Helloween, Iron Maiden, Marillion, Asia, etc\u2026) \u00e0 d\u2019insipides couvertures am\u00e9ricanis\u00e9es et simplifi\u00e9es, parfaits reflets de la musique qu\u2019ils propos\u00e8rent alors aux fans r\u00e9sign\u00e9s. Une carri\u00e8re \u00e0 la Saga, en somme\u2026   <\/p>\n<p>  Voil\u00e0 pourquoi un nouvel album de Magnum ne plonge pas ipso facto un chroniqueur dans des oc\u00e9ans d\u2019enthousiasme m\u00eame si on a connu d\u2019incroyables revirements stylistiques salvateurs. Alors ? D\u2019abord la pochette est, \u00e0 nouveau, superbe et tendancieuse dans le sens o\u00f9 elle renvoie volontairement au pass\u00e9 glorieux du groupe (1978-1985). En effet, l\u2019illustration de ce <i>Princess Alice and the Broken Arrow<\/i> aurait pu \u00eatre utilis\u00e9e pour les premiers albums mythiques de Magnum sans probl\u00e8me Comme si le dernier Marillion se permettait de faire appara\u00eetre \u00e0 nouveau un bouffon ou un cam\u00e9l\u00e9on sur leur derni\u00e8re production. Le ramage se rapporte-il au plumage ? En d\u2019autres termes, la musique est-elle \u00e0 la hauteur de son superbe \u00e9crin chatoyant ? D\u2019embl\u00e9e, on peut r\u00e9pondre par l\u2019affirmative, pour autant que l\u2019on soit amateur de ce style de hard rock tr\u00e8s m\u00e9lodieux et d\u00e9suet (l\u2019album semble sorti de la bo\u00eete \u00e0 gants de la fameuse Dolorean du Doc de <i>Retour vers le Futur<\/i>  tant la production, le son, les compositions tentent, avec succ\u00e8s du reste, d\u2019atteindre une esth\u00e9tique eighties qui, finalement, semble avoir \u00e0 nouveau le vent en poupe en ce d\u00e9but de si\u00e8cle). Malheureusement. <\/p>\n<p>  Ces pr\u00e9ventions \u00e9tant pos\u00e9es, il ne faudrait surtout pas en d\u00e9duire que le disque est mauvais. Loin s\u2019en faut, c\u2019est m\u00eame le meilleur de Magnum depuis le fameux <i>On a Storyteller\u2019s Night<\/i> en 1985. Tout ce qui faisait alors le charme du quintette britannique pointe \u00e0 nouveau le bout de son nez : superbes m\u00e9lodies et refrains fort entra\u00eenants, soli de guitares bien amen\u00e9s, voix parfaitement ma\u00eetris\u00e9e du v\u00e9t\u00e9ran Bob Catley, nappes de claviers et arp\u00e8ges de piano apportant une touche bienvenue de progressif soft et une tr\u00e8s bonne homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de l\u2019ensemble malgr\u00e9 le soin apport\u00e9 \u00e0 la composition de chaque titre. L\u2019auditeur, qu\u2019il n\u2019aime ou pas ce genre de musique tr\u00e8s typ\u00e9e, se doit de reconna\u00eetre qu\u2019il est flagrant que le groupe a eu pour souci majeur d\u2019offrir \u00e0 ses admirateurs un recueil construit et r\u00e9fl\u00e9chi de titres finement cisel\u00e9s et produits. Le tout n\u2019est pas original pour un sou mais on peut au moins laisser au cr\u00e9dit de Magnum que, s\u2019il se contente de recr\u00e9er une musique n\u00e9e il y plus deux d\u00e9cennies,  il a tout de m\u00eame lui-m\u00eame particip\u00e9 \u00e0 inventer ce son reconnaissable entre mille. L\u2019honneur est donc sauf. <\/p>\n<p>  Choisis donc ton camp camarade ! L\u2019amateur de ce rock r\u00e9trograde et pass\u00e9iste y trouvera largement son compte car le produit, nous le r\u00e9p\u00e9terons \u00e0 l\u2019envi, est fort correct. Le d\u00e9fricheur de nouveaux sons passera donc son chemin et continuera de rire sous cape quand il terminera la lecture de cette chronique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le lecteur assidu de Progressia doit d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 arborer un sourire ironique fig\u00e9 au&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3968,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3967"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3967"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3967\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3968"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3967"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3967"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3967"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}