{"id":3961,"date":"2007-09-18T00:00:00","date_gmt":"2007-09-17T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3961"},"modified":"2007-09-18T00:00:00","modified_gmt":"2007-09-17T22:00:00","slug":"3961","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/09\/18\/3961\/","title":{"rendered":"Outer Limits &#8211; Stromatolite"},"content":{"rendered":"<p>Outer Limits n\u2019est pas un nouveau groupe dans le paysage d\u00e9j\u00e0 bien surcharg\u00e9 du progressif nippon. Loin s\u2019en faut ! Il existe depuis le milieu des ann\u00e9es quatre-vingt et a toujours su proposer un rock progressif et symphonique extr\u00eamement raffin\u00e9 et ma\u00eetris\u00e9 \u00e0 grands renforts de mellotrons et de violons d\u00e9brid\u00e9s (\u00ab&nbsp;veuillez excuser ce jeu de mots facile mais \u00f4 combien jouissif&nbsp;\u00bb). Outer Limits officie dans un genre pourtant passablement surcharg\u00e9 : une musique h\u00e9rit\u00e9e du grand roi cramoisi lui-m\u00eame. Et, dans le genre, la formation du Soleil levant s\u2019en sort avec les honneurs ! <\/p>\n<p>  Outer Limits a longtemps \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme le plus digne repr\u00e9sentant de l\u2019\u00e9cole progressive japonaise et cet honneur n\u2019est en rien usurp\u00e9, le dernier album, <i>Stromatolite<\/i>, en est une preuve certaine. A l\u2019origine, Outer Limits comptait en son sein l\u2019incroyable Tomoki Ueno, chanteur d\u2019op\u00e9ra \u00e9poustouflant, qui avait su donner ce son inimitable au groupe. Le premier album de cette formation, <i>Misty Moon<\/i>, en 1985 est du reste devenu un classique du genre. La recette y \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 fort savoureuse. Jugez plut\u00f4t : compositions \u00e9piques et lyriques dans la plus grande tradition progressive, claviers omnipr\u00e9sents, violon lyrique et guitare \u00ab&nbsp;frippienne&nbsp;\u00bb, m\u00e9langez le tout et servez br\u00fblant ! En 1993, para\u00eet le dernier album du groupe (une compilation en fait) avant une s\u00e9paration qui va durer huit ans (et six de plus pour que sorte enfin un nouvel album : <i>Stromatolite<\/i>) !  <\/p>\n<p>  En 2007, les amateurs du genre ont la joie de constater que leur groupe f\u00e9tiche n\u2019est pas moribond m\u00eame s\u2019ils ne peuvent que regretter l\u2019absence du chanteur Tomoki Ueno. Le reste de la formation originelle, quant \u00e0 elle, est bien au rendez-vous ! C\u2019est le bassiste qui prend en charge l\u2019ensemble des vocaux et en Anglais, s\u2019il vous pla\u00eet ! La quasi-totalit\u00e9 de cette nouvelle production est sign\u00e9e par le clavi\u00e9riste Shusei Tsukamoto et le violoniste Takashi Kawagushi. Et celle-ci est une sacr\u00e9e bonne surprise pour tous ceux (et ils sont nombreux) qui pensent que les productions nippones dans le domaine du rock progressif rel\u00e8vent le plus souvent du clonage pompier le plus \u00e9hont\u00e9. Certes, une fois encore, ce n\u2019est pas un disque comme celui-ci qui va relancer le genre progressif ni qui va b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une pleine page dans Rock\u2019n\u2019Folk ! Malgr\u00e9 tout, ce disque, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des limites qui sont les siennes \u2013 un progressif symphonique japonais st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9 et sous influence crimsonienne \u2013 parvient \u00e0 convaincre l\u2019auditeur preneur de cette musique. Le son se d\u00e9ploie avec puissance et finesse et le guitariste est extr\u00eamement convaincant dans son entreprise de mim\u00e9tisme de qui vous savez. Les compositions sont solides et le groupe joue fort bien. Le seul b\u00e9mol \u00e0 relever est \u00e0  charge du chanteur dont la voix peu assur\u00e9e cache avec peine que la langue de Shakespeare n\u2019est pas la langue maternelle. A part cela, une bonne surprise que cet album, vraiment. Cela ne co\u00fbte rien d\u2019y jeter une oreille !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Outer Limits n\u2019est pas un nouveau groupe dans le paysage d\u00e9j\u00e0 bien surcharg\u00e9 du progressif&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3962,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3961"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3961"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3961\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3962"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3961"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3961"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3961"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}