{"id":3957,"date":"2007-09-28T00:00:00","date_gmt":"2007-09-27T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3957"},"modified":"2007-09-28T00:00:00","modified_gmt":"2007-09-27T22:00:00","slug":"3957","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/09\/28\/3957\/","title":{"rendered":"Big Big Train &#8211; The Difference Machine"},"content":{"rendered":"<p>Autant le dire tout de suite, avec le dernier album de Big Big Train, l\u2019amateur de rock progressif \u00ab\u00a0classique\u00a0\u00bb est g\u00e2t\u00e9. Ce qui est paradoxal avec cet excellent groupe britannique est qu\u2019il parvient \u00e0 nous offrir (presque) \u00e0 chaque fois un produit moderne, fort bien produit, dynamique et jouissif tout en rappelant \u00e0 notre bon souvenir les meilleurs moments de Genesis des ann\u00e9es 1976 \u2013 1977, IQ, Marillion ou Pallas, vieux de la vieille du mouvement progressif. En effet, \u00e0 l\u2019instar de Kino, Frost ou autres It Bites, Big Big Train a parfaitement compris comment int\u00e9grer la substantifique moelle du rock progressif des \u00ab\u00a0Anciens\u00a0\u00bb \u00e0 une production et des sons bien ancr\u00e9s dans notre \u00e9poque sans jamais que le m\u00e9lange ne sonne par trop h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. Au contraire, l\u2019amalgame est parfaitement savoureux. Quel plat de gourmet que cette galette ! <\/p>\n<p>  La recette de Big Big Train est pourtant simple : garder le meilleur d\u2019une \u00e9poque (la moelle = les m\u00e9lodies finement cisel\u00e9es, l\u2019\u00e9motion \u00e0 fleur de peau, les envol\u00e9es lyriques, une technique irr\u00e9prochable toujours au service de la chanson et surtout une ambiance g\u00e9n\u00e9rale envo\u00fbtante), en retirer le gras (les d\u00e9monstrations instrumentales st\u00e9riles, les inopportunes longueurs, les textes \u00ab\u00a0\u00e9sot\u00e9rico-m\u00e9di\u00e9vaux\u00a0\u00bb et autres chants de farfadets). Big Big Train \u00e9volue donc dans un style tout \u00e0 fais frais et accessible tout en \u00e9tant extr\u00eamement travaill\u00e9 et produit. Ce dernier album n\u2019est pas sans rappeler le travail int\u00e9ressant que propose John Mitchell dans ses divers projets parall\u00e8les (Kino, Frost, The Urbane) mais ne ressemble heureusement jamais \u00e0 Arena !<\/p>\n<p>  De la tr\u00e8s bonne musique, progressive \u00e0 souhait, mais rigoureuse dans ses arrangements.Aucun d\u00e9bordement vain et pr\u00e9tentieux ne saurait \u00eatre tol\u00e9r\u00e9 ! On ne laisse jamais le \u00ab\u00a0le gras\u00a0\u00bb s\u2019installer ! En plus des excellents musiciens que sont les membres de Big Big Train (qui ont d\u00e9j\u00e0 sept albums \u00e0 leur actif), on peut remarquer la pr\u00e9sence remarquable (justement !) de Pete Trewavas de Marillion \u00e0 la basse, de Dave Meros (Spock\u2019s beard) au m\u00eame instrument et de Nick D\u2019Virgilio (Spock\u2019s Beard, Tears For Fears, Genesis) \u00e0 la (monstrueuse) batterie et aux choeurs. La voix de Sean Filkins ressemble \u00e9trangement \u00e0 celle de Phil Collins (p\u00e9riode 1976 \u2013 1980) et c\u2019est bien le seul aspect un peu d\u00e9rangeant de l\u2019affaire. Non que Phil Collins ait un organe d\u00e9sagr\u00e9able, loin s\u2019en faut, mais quand on \u00e9volue dans un style si d\u00e9fini (et d\u00e9finissable), il vaut mieux proposer du diff\u00e9rent que du semblable. On notera \u00e9galement l\u2019apport d\u2019un saxophoniste qui vient ponctuer de temps \u00e0 autre un moment m\u00e9lodique sans aucune pr\u00e9tention mais avec une maestria confondante. Un violon se permet \u00e9galement quelques incursions bienvenues. Trois titres tr\u00e8s longs (douze, treize et quatorze minutes) de toute beaut\u00e9 compl\u00e9t\u00e9s par trois autres tr\u00e8s courts (entre une et trois minutes) qui servent de moments de transition d\u2019une diaphane pr\u00e9sence. Peut-on parler de chef-d\u2019\u0153uvre ? Il est trop t\u00f4t pour l\u2019affirmer. L\u2019\u00e9preuve du temps nous le dira. En attendant, voil\u00e0 le disque id\u00e9al pour marcher sur les feuilles orang\u00e9es de l\u2019automne, le nez au vent et les oreilles en extase.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autant le dire tout de suite, avec le dernier album de Big Big Train, l\u2019amateur&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3958,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3957"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3957"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3957\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3958"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3957"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3957"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3957"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}