{"id":3945,"date":"2007-11-15T00:00:00","date_gmt":"2007-11-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3945"},"modified":"2007-11-15T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-14T22:00:00","slug":"3945","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/11\/15\/3945\/","title":{"rendered":"Mystere Man &#8211; Lib\u00e9rez ma conscience"},"content":{"rendered":"<p>Le travail si passionnant et enrichissant que constitue le fait d\u2019\u00e9couter des disques pour en proposer un compte rendu argument\u00e9 pour les millions (si ! si !) de lecteurs de Progressia peut \u00e9galement s\u2019av\u00e9rer douloureux dans la mesure o\u00f9, parfois, l\u2019exercice de la critique n\u2019est pas ais\u00e9. Comment \u00e9valuer un disque que l\u2019on a trouv\u00e9 mauvais alors que l\u2019on sait qu\u2019un tel produit est le fruit de longues heures de travail et \u00e9cho de multiples exp\u00e9riences et impressions, reflet d\u2019un trajet de vie ? Comment parler de musique en ignorant que derri\u00e8re celle-ci vivent des \u00eatres humains qui ont donn\u00e9 d\u2019eux-m\u00eames et qui seront forc\u00e9ment bless\u00e9s de lire une chronique peu \u00e9logieuse. Quel dilemme !<\/p>\n<p>  <i>Lib\u00e9rez ma conscience<\/i> est un disque autoproduit qui est l\u2019\u0153uvre d\u2019une personne (Didier) qui prend en charge le chant, les claviers et les (affreuses) bo\u00eetes \u00e0 rythme. Il est second\u00e9 par un ami (Manu) qui s\u2019occupe des guitares. Le son g\u00e9n\u00e9ral est tr\u00e8s amateur et la production quasi inexistante. Cet album est, tant dans le fond que dans la forme, une d\u00e9mo. Les textes en fran\u00e7ais sont d\u2019une na\u00efvet\u00e9 confondante. La musique, quant \u00e0 elle, est plus ambitieuse. L\u2019influence de Galaad (<i>Premier f\u00e9vrier<\/i> et <i>Vae victis<\/i>) est \u00e9vidente. A cet \u00e9gard, <i>Lib\u00e9rez ma conscience<\/i>  souffre des m\u00eames erreurs de jeunesse que le premier album des Helv\u00e8tes : son brouillon, mixage al\u00e9atoire et ambiance amateure. Par contre, on ne retrouve pas chez Mystere Man le charme ainsi que les potentialit\u00e9s que l\u2019on d\u00e9celait de suite chez Galaad. La voix tr\u00e8s passable de Didier (entre Jean-Jacques Goldman et le chanteur de Naos) y est pour beaucoup. N\u2019est pas Pierre-Yves Theurillat qui veut ! D\u2019autres influences se font \u00e9galement ressentir : Dream Theater et Ange \u00e9videmment. Le tout forme un magma sonore qui pioche autant dans le metal progressif (\u00e0 cause de la guitare clairement orient\u00e9e metal) et le n\u00e9o-progressif de base que dans la vari\u00e9t\u00e9 rock fran\u00e7aise (\u00e0 cause des refrains tr\u00e8s \u00ab&nbsp;vari\u00e9toche&nbsp;\u00bb. Il est d\u2019ailleurs \u00e9tonnant que le label Musea \u00e9dite un album tel que celui-l\u00e0 et surtout dans cette forme-l\u00e0. En effet, il e\u00fbt \u00e9t\u00e9 plus pertinent de consid\u00e9rer les huit compositions de Mystere Man comme autant de d\u00e9mos qui auraient pu servir d\u2019embryon \u00e0 de v\u00e9ritables titres plus construits, davantage ma\u00eetris\u00e9s et mieux produits. Une jeune pousse qui pourrait peut-\u00eatre \u00e9clore si on lui en donnait les moyens. Il faut tout de m\u00eame saluer le fait que deux personnes, plut\u00f4t que de ne rien faire, s\u2019essaient \u00e0 l\u2019exercice ardu de l\u2019autoproduction, exercice difficile s\u2019il en est !  <\/p>\n<p>  Difficile donc de vraiment conseiller cet album \u00e0 qui que ce soit. A moins d\u2019\u00eatre tr\u00e8s peu exigeant sur l\u2019habillage et la production, il semblerait incroyable qu\u2019un tel disque fasse l\u2019effet d\u2019une bombe ! Un fruit trop t\u00f4t tomb\u00e9 de l\u2019arbre. Mais attendons. Laissons le groupe m\u00fbrir et peut-\u00eatre, qui sait, qu\u2019on en reparlera dans un avenir plus ou moins proche. Mais pour l\u2019instant, tendons plut\u00f4t nos oreilles vers d\u2019autres pousses fran\u00e7aises plus prometteuses (Nemo, Lazuli et consors).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le travail si passionnant et enrichissant que constitue le fait d\u2019\u00e9couter des disques pour en&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3946,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3945"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3945"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3945\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3946"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3945"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3945"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3945"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}