{"id":3941,"date":"2007-12-03T00:00:00","date_gmt":"2007-12-02T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3941"},"modified":"2007-12-03T00:00:00","modified_gmt":"2007-12-02T22:00:00","slug":"3941","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/12\/03\/3941\/","title":{"rendered":"Soft Machine Legacy &#8211; Steam"},"content":{"rendered":"<p>Soft Machine Legacy, comme son nom l\u2019indique, est une entit\u00e9 musicale mouvante \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie tr\u00e8s variable, qui s\u2019efforce de poursuivre les travaux men\u00e9s par le c\u00e9l\u00e8bre groupe Soft Machine des ann\u00e9es soixante-dix. Attention : Soft Machine Legacy n\u2019est ni un vieux groupe \u00ab&nbsp;dinosaure&nbsp;\u00bb qui se reformerait afin de palper quelque menue monnaie \u00e0 l\u2019instar de Genesis, Supertramp et autre Police, ni un groupe hommage qui essaierait de recr\u00e9er la magie d\u2019antan au pr\u00e9sent (Musical Box, Floyd Legend ou m\u00eame The Watch dans une moindre mesure). Soft Machine Legacy \u0153uvre dans un tout autre domaine : celui o\u00f9 l\u2019on cr\u00e9e de la musique nouvelle et moderne tout en s\u2019effor\u00e7ant de respecter les exigences qui furent celles que s\u2019imposait alors la c\u00e9l\u00e8bre formation britannique. Cette r\u00e9surgence actuelle de la machine molle va de l\u2019avant, tout comme l\u2019avait fait \u00e0 l\u2019\u00e9poque Soft Machine qui d\u00e9buta dans la mouvance pop psych\u00e9d\u00e9lique dada\u00efste pour \u00e9voluer &#8211; via un transit par le free-jazz &#8211; vers du rock fusion. Difficile donc de deviner dans quelles eaux va \u00e9voluer cet h\u00e9ritage du XXI\u00e8me si\u00e8cle. <\/p>\n<p>  L\u2019incarnation actuelle de Soft Machine Legacy est constitu\u00e9e de John Etheridge (guitares, boucles d\u2019effets), Hugh Hopper (basse, boucles), John Marshall (batterie et percussions) et Theo Travis (saxophone, fl\u00fbte et bouclettes) qui a remplac\u00e9 feu Elton Dead, nom connu des amateurs de jazz depuis plus de quarante ans. La philosophie du groupe repose sur l\u2019exp\u00e9rimentation et le m\u00e9tissage tous azimuts. Devra-t-on d\u00e8s lors classer cet album sous du rock, rock progressif, jazz rock, fusion, jazz ou encore jam band ? Rien de tout cela mais tout cela en m\u00eame temps. Il s\u2019agit donc bien de musique ardue que celle-ci. Oreilles d\u00e9licates s\u2019abstenir ! <i>Steam<\/i> combine diverses improvisations jazz\u00e9es \u00e9crites par le quartette mais sans les claviers qui \u00e9taient pourtant repr\u00e9sentatifs de la musique de Soft Machine. Les boucles, samples et autres \u00ab&nbsp;soundscapes&nbsp;\u00bb en ont pris la place. Des harmonies pour le moins inattendues (doux euph\u00e9misme !) et des soli sans retenue ach\u00e8veront de donner le tournis aux amateurs et de d\u00e9finitivement d\u00e9go\u00fbter le n\u00e9ophyte. Le son produit par ces quatre musiciens d\u2019exception d\u00e9passe le cadre d\u2019un simple quartette. Le tout est \u00e9minemment plus riche que la somme des parties. Riche jusqu\u2019\u00e0 l\u2019indigestion parfois. Des rythmes rock puissants, d\u2019autres plus funky ou teint\u00e9s de jazz rock, le tout m\u00eal\u00e9 dans une texture sonore \u00e0 la densit\u00e9 \u00e0 peine supportable. Cette musique sans limites plaira \u00e0 coup s\u00fbr aux inconditionnels du Soft Machine des <i>seventies<\/i>. Les autres passeront leur chemin, la t\u00eate gonfl\u00e9e comme une past\u00e8que, pr\u00eate \u00e0 \u00e9clater.    <\/p>\n<p>  Il s\u2019agit donc bien ici de musique de haute voltige extr\u00eamement exp\u00e9rimentale. Il est tr\u00e8s difficile de v\u00e9ritablement apprivoiser un tel produit. C\u2019est peut-\u00eatre trop pour un seul disque ! En tous les cas, c\u2019est certainement trop pour qui n\u2019aurait jamais fray\u00e9 avec les improvisations jazz les plus d\u00e9brid\u00e9es. Les connaisseurs appr\u00e9cieront. A \u00e9couter n\u00e9anmoins avec parcimonie !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soft Machine Legacy, comme son nom l\u2019indique, est une entit\u00e9 musicale mouvante \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie tr\u00e8s&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3942,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3941"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3941"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3941\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3942"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3941"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3941"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3941"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}