{"id":3933,"date":"2007-12-10T00:00:00","date_gmt":"2007-12-09T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3933"},"modified":"2007-12-10T00:00:00","modified_gmt":"2007-12-09T22:00:00","slug":"3933","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/12\/10\/3933\/","title":{"rendered":"SBB &#8211; The Rock"},"content":{"rendered":"<p>SBB, malgr\u00e9 un logo cousin de celui de Spock\u2019s Beard, n\u2019a rien \u00e0 voir avec la formation am\u00e9ricaine men\u00e9e par le polymorphe et polyvalent Nick d\u2019Virgilio. SBB est un groupe polonais qui n\u2019est pas n\u00e9 de la derni\u00e8re vodka aux herbes de bison (boisson typique de l\u00e0-bas \u00e0 la saveur l\u00e9g\u00e8rement caram\u00e9lis\u00e9e, voil\u00e0 pour la minute gastro-culturelle) puisque le trio en est d\u00e9j\u00e0 \u00e0 son quatorzi\u00e8me album sans compter la vingtaine d\u2019enregistrements en public et d\u2019anthologies diverses et vari\u00e9es. Selon leur site Internet qui ne manie pas la litote avec maestria, SBB est le meilleur groupe polonais depuis quarante-cinq ans ! Oui, chers lectrices et lecteurs, vous avez bien lu : quarante-cinq ans d\u00e9volus au rock progressif ! L\u2019\u00e2ge moyen du trio est donc passablement avanc\u00e9. Au contraire de leur musique qui elle a plut\u00f4t tendance \u00e0 \u00eatre en retard. <\/p>\n<p>  <i>The Rock<\/i> est le dernier album en date de SBB. Ne connaissant ni d\u2019Eve ni d\u2019Adam le reste de la pl\u00e9thorique production des anc\u00eatres venus de l\u2019Est, cette chronique va juger comme tel cet album et non en tant que partie d\u2019un tout, ce qui, comme chacun le reconna\u00eetra, est plut\u00f4t un avantage (pour le groupe s\u2019entend.). En effet, certains tr\u00e8s bons disques se sont vu affubl\u00e9s d\u2019une note passable, non pas en raison de la qualit\u00e9 intrins\u00e8que de l\u2019album mais plut\u00f4t au vu du pass\u00e9 du groupe et du degr\u00e9 d\u2019\u00e9volution constat\u00e9. Donc, abordons ce <i>Rock<\/i> avec fra\u00eecheur et neutralit\u00e9. L\u2019album contient neuf titres assez diff\u00e9rents les uns des autres bien que l\u2019ensemble sait rester assez homog\u00e8ne gr\u00e2ce, entre autres, \u00e0 une production tr\u00e8s \u00ab&nbsp;neo prog \u00e0 la polonaise&nbsp;\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire propre, claire mais l\u00e9g\u00e8rement dat\u00e9e. D\u2019ailleurs, quelques moments rappellent in\u00e9vitablement certains morceaux de Collage, Satellite ou Believe. Et ce sont les meilleurs moments. D\u2019autres passages sonnent carr\u00e9ment vieillots voire criards. La voix du chanteur est en effet peu avenante, souvent \u00e0 la limite de la justesse. Pour corser le tout, certains titres sont chant\u00e9s en Polonais. Les sons de claviers sont pal\u00e9olithiques et l\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale assez pataude. Le son g\u00e9n\u00e9ral est n\u00e9anmoins bon et l\u2019amateur de n\u00e9o progressif se sentira en s\u00e9curit\u00e9. Peut-\u00eatre m\u00eame trop. Aucune once d\u2019originalit\u00e9 n\u2019est \u00e0 relever. La recette est \u00e9prouv\u00e9e : un soft rock progressif qui va de Genesis \u00e0 Toto pour les moments plus appuy\u00e9s sans jamais atteindre ni la richesse m\u00e9lodique des uns, ni la technique \u00e9bouriffante des autres. Une sorte de rock progressif d\u2019ascenseur. <\/p>\n<p>  Un album moyen qui laisse donc une impression mitig\u00e9e. Une sorte de mollesse maladive se d\u00e9gage de cet album qui porte bien mal son nom. Une sorte de rock progressif \u00ab&nbsp;des familles&nbsp;\u00bb \u00e9dulcor\u00e9. L\u2019album n\u2019est m\u00eame pas triste. D\u2019ailleurs, les albums les plus forts sont souvent ceux n\u00e9s dans la souffrance. Nulle tristesse n\u2019est palpable \u00e0 l\u2019\u00e9coute des neuf titres de <i>The Rock<\/i>, seulement une envie de se repasser l\u2019int\u00e9grale d\u2019AC\/DC en boucle afin de se redonner du c\u0153ur \u00e0 l\u2019ouvrage. A d\u00e9conseiller aux personnes qui passeraient les f\u00eates seules.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>SBB, malgr\u00e9 un logo cousin de celui de Spock\u2019s Beard, n\u2019a rien \u00e0 voir avec&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3934,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3933"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3933"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3933\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3934"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3933"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3933"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3933"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}