{"id":3921,"date":"2008-01-10T00:00:00","date_gmt":"2008-01-09T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3921"},"modified":"2008-01-10T00:00:00","modified_gmt":"2008-01-09T22:00:00","slug":"3921","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/01\/10\/3921\/","title":{"rendered":"Dawn &#8211; Loneliness"},"content":{"rendered":"<p>Dawn est une jeune formation helv\u00e9tique de Suisse romande d\u00e9j\u00e0 connue des lecteurs de Progressia puisque deux comptes rendus de leurs concerts sont d\u00e9j\u00e0 parus sur notre site (Progsol 2006 et Montreux Prog Nights 2007). A signaler d\u2019ailleurs que le bassiste du groupe, Julien Vuataz, est l\u2019organisateur de concerts progressifs du plus haut int\u00e9r\u00eat \u00e0 Montreux, ville mythique s\u2019il en est. <i>Loneliness<\/i> est leur premier album autoproduit. Les six titres composant cet effort inaugural ont \u00e9t\u00e9 passablement r\u00f4d\u00e9s en public et cela se remarque \u00e0 l\u2019\u00e9coute du disque. Tout est bien en place et aucun amateurisme de mauvais aloi n\u2019est \u00e0 d\u00e9plorer. Le son est professionnel et le mixage, cristallin, ne laisse aucune finesse instrumentale en d\u00e9sh\u00e9rence. Un bon point. Les atouts et faiblesses du groupe, d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9s lors de leurs diff\u00e9rentes prestations sc\u00e9niques (en premi\u00e8re partie de Kansas ou de Fish, puis au Progsol et enfin aux Montreux Prog Nights) se r\u00e9v\u00e8lent encore plus patentes en studio gr\u00e2ce \u00e0 la production toute en clart\u00e9 d\u2019Olivier Charmillot. Analyse d\u00e9taill\u00e9e. <\/p>\n<p>  Le clavi\u00e9riste du groupe, Nicolas Gerber, reste naturellement le ma\u00eetre musicien de la bande tant les sons <i<vintage<\/i> qu\u2019il parvient \u00e0 sortir de ses antiques claviers replongera l\u2019auditeur \u00e0 l\u2019aube des glorieuses ann\u00e9es soixante-dix. Tony Banks ne parvient plus lui-m\u00eame (ou ne le veut-il plus) \u00e0 produire ces magnifiques nappes de claviers tir\u00e9s de <i>Foxtrot<\/i> (Genesis). Voil\u00e0, l\u2019information est l\u00e2ch\u00e9e : Genesis reste de toute \u00e9vidence l\u2019influence majeure et pas encore tout \u00e0 fait dig\u00e9r\u00e9e de Dawn. Et ce ne sont pas uniquement les sons de claviers clon\u00e9s sur ceux de papy Banks qui font poser cette lourde sentence. La guitare \u00ab\u00a0hackettienne\u00a0\u00bb en diable de Ren\u00e9 Degoumois ne viendra pas prouver le contraire m\u00eame si son jeu semble parfois un peu limit\u00e9 : m\u00eames envol\u00e9es lyriques, m\u00eame style et semblable travail sur les ambiances comme aimait \u00e0 le pratiquer le myst\u00e9rieux barbu assis des d\u00e9buts de la Gen\u00e8se. Le jeu de la section rythmique est sobre mais d\u2019une efficacit\u00e9 redoutable. Une assise rythmique tr\u00e8s professionnelle qui aide grandement \u00e0 procurer ce sentiment qu\u2019a l\u2019auditeur d\u2019\u00e9couter un groupe confirm\u00e9. Malheureusement, et m\u00eame s\u2019il en co\u00fbte de revenir encore l\u00e0-dessus, la voix du guitariste-chanteur reste bien en de\u00e7\u00e0 de la qualit\u00e9 intrins\u00e8que du reste de la bande. Une prestation qui semble \u00e9videmment plus ma\u00eetris\u00e9e sur disque qu\u2019en public m\u00eame si tous les d\u00e9fauts remarqu\u00e9s alors ne sont pas \u00e9vinc\u00e9s : une voix tr\u00e8s ordinaire et qui peine trop souvent \u00e0 atteindre les aigus que n\u00e9cessite ce chant lyrique extr\u00eamement mani\u00e9r\u00e9. Ajoutons \u00e0 cela un accent fran\u00e7ais \u00e0 couper au couteau (suisse !) et cela suffit \u00e0 refroidir un peu l\u2019auditeur qui parviendrait sans peine sans cela \u00e0 entrer dans le monde musical de Dawn. <\/p>\n<p>  Et qu\u2019en est-il des compositions ? Musicalement, celles-ci sont fort honorables et savent s\u2019\u00e9carter parfois des chemins emprunt\u00e9s par l\u2019\u00e9quipe \u00e0 Collins m\u00eame si l\u2019influence reste pesante. Parfois, Dawn oublie un peu Genesis (\u00ab\u00a0Loneliness\u00a0\u00bb) mais c\u2019est pour mieux rappeler King Crimson \u00e0 notre bon souvenir (\u00ab\u00a0I Talk to the Wind\u00a0\u00bb). Mais, dans l\u2019ensemble, et si on excepte les trop longs \u00ab\u00a0The Brook\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0The Story of Nobody\u00a0\u00bb (tr\u00e8s long morceau assez peu inspir\u00e9), les compositions tiennent la route. Mention sp\u00e9ciale pour le premier et le dernier titre qui se r\u00e9pondent en \u00e9cho et qui sont de magnifiques compositions, envo\u00fbtantes en diable. Les textes, quant \u00e0 eux, sont peu recherch\u00e9s et le vocabulaire basique. Pourquoi, d\u00e8s lors, ne pas chanter dans sa langue maternelle, \u00e0 savoir le fran\u00e7ais ? D\u2019autres ont su porter le rock \u00e0 des niveaux qui n\u2019ont rien \u00e0 envier aux Anglo-saxons. (Ange, Galaad et Lazuli pour le rock progressif et Alain Bashung ou Arno pour le rock de qualit\u00e9). <\/p>\n<p>  Un premier album de bon augure donc malgr\u00e9 les quelques handicaps relev\u00e9s tant\u00f4t. Pour un premier album, la barre est tout de m\u00eame plac\u00e9e assez haut et les exigences du quartette sont imposantes. Encore une fois, le produit fini, tant au niveau du fond que de la forme (relevons encore une fois l\u2019excellent travail effectu\u00e9 sur la prise de sons) est non seulement \u00e0 la hauteur mais m\u00eame bien meilleur qu\u2019une bonne partie des productions progressives traditionnelles.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dawn est une jeune formation helv\u00e9tique de Suisse romande d\u00e9j\u00e0 connue des lecteurs de Progressia&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3922,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3921"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3921"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3921\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3922"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3921"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3921"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3921"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}