{"id":3919,"date":"2008-01-17T00:00:00","date_gmt":"2008-01-16T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3919"},"modified":"2008-01-17T00:00:00","modified_gmt":"2008-01-16T22:00:00","slug":"3919","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/01\/17\/3919\/","title":{"rendered":"Coda &#8211; Sounds of Passion (r\u00e9\u00e9d.)"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019un des albums mythiques des ann\u00e9es quatre-vingt est aujourd\u2019hui ressuscit\u00e9 par Pseudonym Records qui avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9dit\u00e9 le second album de Coda <i>What a Symphony<\/i> en 1996. R\u00e9capitulons donc l\u2019histoire de cet album-culte : en 1986 para\u00eet le premier album de Coda, projet n\u00e9erlandais articul\u00e9 autour du clavi\u00e9riste et principal compositeur Erik De Vroomen. Celui-ci, second\u00e9 par ses acolytes musiciens, a voulu cr\u00e9er une \u0153uvre conceptuelle et spirituelle de rock symphonique tr\u00e8s influenc\u00e9e par Camel, The Enid et les premiers albums de Steve Hackett. Et en avant mellotron, nappes synth\u00e9tiques et soli de guitare fluides et planants. L\u2019ensemble, fonci\u00e8rement instrumental, a fait la joie des audiophiles de l\u2019\u00e9poque alors en pleine disette progressive. Nous sommes en 1986 et le moins que l\u2019on puisse dire est que le rock progressif n\u2019avait pas le vent en poupe! Cet album-culte est donc venu \u00e0 point nomm\u00e9 donner quelque nourriture \u00e0 l\u2019afficionado progressif au r\u00e9gime strict, gav\u00e9 de Duran Duran, A-ha et autres Erasure ! Il a donc fallu attendre dix ans pour que paraisse le successeur de <i>Sounds of passion<\/i>, le d\u00e9cevant <i>What a symphony<\/i>. <\/p>\n<p>  Ce double album est donc la r\u00e9\u00e9dition de l\u2019album de 1986 agr\u00e9ment\u00e9 d\u2019un second disque de bonus : singles, titres in\u00e9dits, versions remix\u00e9es et autres d\u00e9mos qui ne manqueront pas d\u2019int\u00e9resser les amateurs du genre. Le tout servi avec un luxueux livret de vingt pages. Naturellement, l\u2019album est articul\u00e9 autour du premier long morceau, \u00ab &nbsp;Sounds of passion&nbsp;\u00bb ( une demi-heure au compteur !) lui-m\u00eame divis\u00e9 en quatre mouvements dans lesquels des th\u00e8mes r\u00e9currents font leur apparition, suivant en cela les mod\u00e8les classiques du genre (<i>Tubular bells<\/i> de Mike Oldfield lui-m\u00eame inspir\u00e9 du c\u00e9l\u00e8bre <i>Bol\u00e9ro<\/i> de Ravel). Viennent ensuite deux petites pi\u00e8ces moins ambitieuses mais tout aussi int\u00e9ressantes : \u00ab&nbsp;Crazy Fool Dreamer&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Defended&nbsp;\u00bb \u00e0 la structure plus pop. Mais le ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre de Coda n\u2019a jamais cach\u00e9 qu\u2019il aimait autant le c\u00f4t\u00e9 pop de Genesis, Gentle Giant ou Yes que la musique classique en tant que telle. Certes, un tel album a passablement vieilli aujourd\u2019hui, comme la plupart des albums progressifs des ann\u00e9es quatre-vingt (Galahad, Pallas ou Pendragon), m\u00eame si le fait que la musique de Coda soit inspir\u00e9e directement du rock progressif des ann\u00e9es soixante-dix et ne ressemble en rien au rock n\u00e9oprogressif mis au go\u00fbt du jour de l\u2019\u00e9poque par les groupes pr\u00e9cit\u00e9s, la rend paradoxalement moins dat\u00e9e. L\u2019auditeur est davantage plong\u00e9 dans des ambiances dignes de celles propos\u00e9es par les premiers albums de Steve Hackett ou de Mike Oldfield que dans des productions plus froides typiques des \u00ab&nbsp;eighties&nbsp;\u00bb. <\/p>\n<p>  Un savoureux voyage dans le pass\u00e9 que nous permet cet album dont c\u2019est d\u00e9j\u00e0 la troisi\u00e8me r\u00e9\u00e9dition (1986, 1991 et 2007) apr\u00e8s la faillite du label hollandais SI Music au milieu des ann\u00e9es quatre-vingt-dix. Un disque tr\u00e8s exigeant, tant dans le fond (savant mixte d\u2019influences rock et classiques) que dans la forme (un son digne des meilleurs Alan Parsons Project ou Pink Floyd) qui ravira les nostalgiques et \u00e9tonnera les novices.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019un des albums mythiques des ann\u00e9es quatre-vingt est aujourd\u2019hui ressuscit\u00e9 par Pseudonym Records qui avait&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3920,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3919"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3919"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3919\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3920"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3919"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3919"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3919"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}