{"id":3913,"date":"2008-02-04T00:00:00","date_gmt":"2008-02-03T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3913"},"modified":"2008-02-04T00:00:00","modified_gmt":"2008-02-03T22:00:00","slug":"3913","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/02\/04\/3913\/","title":{"rendered":"Depressive Art &#8211; Bye Bye Dear Everything"},"content":{"rendered":"<p>Depressive Art est une entit\u00e9 musicale su\u00e9doise cr\u00e9\u00e9e en 2003 et sign\u00e9e en 2006 sur le label Wonderland Records. Le nom m\u00eame du groupe refl\u00e8te sa musique, plut\u00f4t sombre et m\u00e9lancolique sans \u00eatre jamais ennuyeuse ni pesante. L\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale de cet album inaugural, certes peu susceptible d\u2019animer une soir\u00e9e de mariage, reste tout de m\u00eame tr\u00e8s agr\u00e9able et extr\u00eamement m\u00e9lodieuse. L\u2019amateur \u00e9clair\u00e9 pensera <i>ipso facto<\/i> aux atmosph\u00e8res \u00ab&nbsp;m\u00e9lancolicolugubres&nbsp;\u00bb tiss\u00e9es sur le magnifique album <i>Let love in<\/i> de Nick Cave et ses mauvaises graines. Une pochette d\u00e9su\u00e8te \u00e0 souhaits, au mauvais go\u00fbt assum\u00e9, ach\u00e8vera de d\u00e9go\u00fbter le fan potentiel de Patrick S\u00e9bastien et de titiller les autres.  <\/p>\n<p>  La musique propos\u00e9e par la formation scandinave est fortement ancr\u00e9e dans les <i>sixties<\/i>, terreau fertile s\u2019il en est de la musique anglo-saxonne de qualit\u00e9. C\u2019est donc dans cet amalgame r\u00e9ussi entre m\u00e9lodies m\u00e9lancoliques et \u00e9nergie \u00ab&nbsp;garage&nbsp;\u00bb tr\u00e8s marqu\u00e9e chronologiquement que vient se nicher l\u2019alchimie de Depressive Art. Et c\u2019est aussi ce en quoi la musique propos\u00e9e est progressive, dans son acception \u00e9tymologique. Certes, le ton g\u00e9n\u00e9ral pourrait sembler r\u00e9trograde vu la peine que se donne le sextette pour \u00ab&nbsp;sonner 60\u2019s&nbsp;\u00bb. Mais la modernit\u00e9 de l\u2019entreprise r\u00e9side bel et bien dans cette tentative de r\u00e9appropriation d\u2019une \u00e9poque r\u00e9volue, pour en offrir une synth\u00e8se contemporaine incorporant divers \u00e9l\u00e9ments anachroniques : une production plus \u00ab&nbsp;eighties&nbsp;\u00bb qu\u2019autre chose, et une voix assez d\u00e9tonante, \u00e0 mi-chemin entre un Elvis malade et le chanteur \u00e0 banane de la d\u00e9funte Affaire Luis Trio, fleuron d\u2019une certaine vari\u00e9t\u00e9 esth\u00e9tisante franco-fran\u00e7aise <i>(NdR : c\u2019est l\u2019Helv\u00e8te qui s\u2019exprime ici !)<\/i>.<\/p>\n<p>  Cependant, si la relecture du genre est appr\u00e9ciable, les influences restent encore bien palpables. Citons en vrac Les Rolling Stones, MC5, les Kinks, les Who, les Byrds, Love ou m\u00eame l\u2019immanquable Led Zeppelin. Des orgues tr\u00e8s ancestraux servent de socle \u00e0 cette voix de crooner fatigu\u00e9, une section rythmique jamais \u00e0 la tra\u00eene, des guitares incisives et des m\u00e9lodies imm\u00e9diatement m\u00e9morisables, voil\u00e0 la recette de Depressive Art pour \u00e9viter&#8230; la d\u00e9pression. Et \u00e7a marche ! Leur art ne plonge pas l\u2019auditeur dans la torpeur mais, au contraire, lui donne un bon coup de pied aux fesses, r\u00e9parateur en ces p\u00e9riodes de musiques aseptis\u00e9es (qui n\u2019ont naturellement pas droit de cit\u00e9 sur notre joli site).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depressive Art est une entit\u00e9 musicale su\u00e9doise cr\u00e9\u00e9e en 2003 et sign\u00e9e en 2006 sur&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3914,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3913"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3913"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3913\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3914"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3913"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3913"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3913"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}