{"id":391,"date":"2003-02-12T00:00:00","date_gmt":"2003-02-11T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/391"},"modified":"2003-02-12T00:00:00","modified_gmt":"2003-02-11T22:00:00","slug":"391","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/02\/12\/391\/","title":{"rendered":"KC &#8211; Les Chants de Maldoror"},"content":{"rendered":"<p>Quel \u00e9trange disque que voici. \u0152uvre solitaire de Pierrick Garreau, <i>Les Chants de Maldoror<\/i> ont pour ambition d\u2019\u00eatre la transposition musicale de l\u2019\u0153uvre du m\u00eame nom de Lautr\u00e9amont, livre qui sent encore le soufre aujourd\u2019hui. Le Comte bouleversa \u00e0 l\u2019\u00e9poque les standards de la litt\u00e9rature, en usant d\u2019un style heurt\u00e9, mais aussi en versant dans une noirceur peu commune, et il semble que lorsque Pierrick s\u2019est mis en t\u00eate de s\u2019en inspirer, c\u2019est le King Crimson de <i>Discipline<\/i> qui lui est venu tout naturellement \u00e0 l\u2019esprit, ce qui, une fois le disque entre les mains, s\u2019av\u00e8re un choix pertinent <i>(NdRC: d&rsquo;o\u00f9 le nom du groupe, KC en hommage \u00e0 King Crimson ?)<\/i>. <\/p>\n<p> Il n\u2019en reste pas moins que l\u2019\u00e9coute de cette longue heure de m\u00e9lodies concass\u00e9es s\u2019av\u00e8re tr\u00e8s ardue, et on reste encore apr\u00e8s de nombreuses \u00e9coutes, assez perplexe sur la possibilit\u00e9 pour KC de toucher un autre public que les archi-fanatiques du Krim. En effet, rares sont les moments pendant lesquels l\u2019intensit\u00e9 de la musique baisse et permet \u00e0 l\u2019auditeur de souffler, asphyxi\u00e9 qu\u2019il est sous le d\u00e9luge de notes, de contre-temps, le tout au sein de morceaux instrumentaux d\u00e9passant tous les dix minutes. Alors que l\u2019on aurait pu s\u2019attendre \u00e0 des transitions, des changements de rythmes, KC ne rel\u00e2che jamais la pression, avec comme meilleure preuve une guitare en solo quasi-permanent. On peut dire que le rigorisme de l\u2019\u00e9l\u00e8ve d\u00e9passe ici celui du ma\u00eetre, ce qui n\u2019est pas, h\u00e9las, toujours heureux. <\/p>\n<p> Difficile de ne pas se perdre dans ce d\u00e9dale de stridences et d\u2019harmonies distordues, et surtout de retenir quelque chose des deux premiers titres. \u00ab Le Crabe de la D\u00e9bauche \u00bb, qui d\u00e9marre sur des bases plus raisonnables, et prend le temps de se d\u00e9velopper, arrive n\u00e9anmoins \u00e0 retenir l\u2019attention tout du long de ses onze minutes. Plus encore, \u00ab D\u00e9viation Anormale \u00bb s\u2019\u00e9vade enfin du sch\u00e9ma frippien pour proposer une m\u00e9lodie sans chercher \u00e0 la d\u00e9faire dans la minute, et d\u00e9montre que KC peut aussi proposer une musique un peu plus \u00e9pique, avec des arp\u00e8ges moins tortur\u00e9s. <\/p>\n<p> Pour ce qui est de la production, la batterie est programm\u00e9e, mais on s\u2019en accommode. En revanche, le traitement des guitares en son clair ou satur\u00e9 est exemplaire, comme celui de la basse, ce qui est plut\u00f4t surprenant pour une auto-production. On se doit pourtant d\u2019indiquer que seuls des amateurs \u00e9clair\u00e9s de Crimson pourront suivre KC dans ses p\u00e9r\u00e9grinations. Et c\u2019est bien dommage car il aurait suffit de structures un peu plus simples, d\u2019une instrumentation un peu plus riche (des claviers notamment) et de quelques th\u00e8mes accessibles pour ouvrir l\u2019\u0153uvre \u00e0 un public plus large.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quel \u00e9trange disque que voici. \u0152uvre solitaire de Pierrick Garreau, Les Chants de Maldoror ont&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":392,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/391"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=391"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/391\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/392"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=391"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=391"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=391"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}