{"id":3907,"date":"2008-03-03T00:00:00","date_gmt":"2008-03-02T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3907"},"modified":"2008-03-03T00:00:00","modified_gmt":"2008-03-02T22:00:00","slug":"3907","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/03\/03\/3907\/","title":{"rendered":"DeadSoul Tribe &#8211; A Lullaby for the Devil"},"content":{"rendered":"<p>Voil\u00e0 un bien bel ouvrage fort difficile \u00e0 classer, commenter, analyser voire m\u00eame (et surtout) conseiller. D\u00e9j\u00e0, le style musical dans lequel \u00e9volue Dead Soul Tribe : un large terreau fertile et bouillonnant duquel bien malin qui pourra extraire les racines ou influences principales. Naturellement, \u00e0 l\u2019\u00e9coute de cet int\u00e9ressant artefact musical, de multiples id\u00e9es viennent s\u2019emm\u00ealer. On pensera tour \u00e0 tour \u00e0 Queensr\u00ffche, Pain of Salvation, A Perfect Circle, Jethro Tull (\u00e0 cause de la fl\u00fbte virtuose du meneur Devon Graves), Porcupine Tree,  Symphony X voire le Floyd de l\u2019\u00e8re glaciaire men\u00e9e par Waters. Mais, en m\u00eame temps, Dead Soul Tribe parvient avec une maestria confondante \u00e0 d\u00e9construire toutes ces possibles influences pour en reconstruire, par synth\u00e8se, un monstre magnifique qui ne ressemble \u00e0 rien d\u2019autre. Non, vraiment \u00e0 rien. Votre serviteur ne peut que rester coi devant tant de noire fra\u00eecheur et d\u2019\u00e9nergie d\u2019une rare densit\u00e9. C\u2019est pourtant d\u00e9j\u00e0 le cinqui\u00e8me album de Dead Soul Tribe, quatuor qui n\u2019existe pourtant que depuis 2000 apr\u00e8s que le chanteur, guitariste et principal compositeur Devon Graves a d\u00e9cid\u00e9 de saborder l\u2019entreprise Psychotic Waltz.<\/p>\n<p>  Cependant, selon les dire m\u00eames du capitaine Devon, le Dead Soul Tribe nouveau lorgne vers de nouveaux horizons et quitte un peu le metal tribal qui semblait \u00eatre la marque de fabrique du groupe dans ses quatre premi\u00e8res productions. L\u2019ensemble reste progressif, au sens \u00e9tymologique du terme, bien que la musique propos\u00e9e aujourd\u2019hui sorte des sentiers habituellement emprunt\u00e9s par les repr\u00e9sentants de cette sc\u00e8ne musicale. Il reste n\u00e9anmoins une certaine ambition dans l\u2019architecture des morceaux qui constituent cet album, une production classieuse parfois lyrique et la voix-cham\u00e9l\u00e9on du chanteur Devon Graves. Et tout cela concourt \u00e0 connoter tr\u00e8s \u00ab&nbsp;progressivement&nbsp;\u00bb cette musique pourtant difficilement classable. Devon Graves qualifie lui-m\u00eame sa musique de \u00ab&nbsp;metal des temps modernes&nbsp;\u00bb, tout un programme !<\/p>\n<p>  Les dix titres qui composent cette somme musicale sont tous tr\u00e8s diff\u00e9rents les uns des autres sans que l\u2019unit\u00e9 de l\u2019ensemble n\u2019en soit alt\u00e9r\u00e9e. Une prouesse. Des moments calmes et planants font suite \u00e0 des moments de sauvagerie crue. Des volutes de fl\u00fbtes viennent panser les plaies des oreilles agress\u00e9es par les riffs plomb\u00e9s du guitariste que ne renierait pas le p\u00e8re Tony Iommi de Black Sabbath. Un voyage en enfer musicalement paradisiaque.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voil\u00e0 un bien bel ouvrage fort difficile \u00e0 classer, commenter, analyser voire m\u00eame (et surtout)&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3908,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3907"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3907"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3907\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3908"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3907"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3907"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3907"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}