{"id":3897,"date":"2008-04-22T00:00:00","date_gmt":"2008-04-21T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/3897"},"modified":"2008-04-22T00:00:00","modified_gmt":"2008-04-21T22:00:00","slug":"3897","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/04\/22\/3897\/","title":{"rendered":"Rick van der Linden &#8211; An Ekseptional Trace"},"content":{"rendered":"<p>En voil\u00e0 un disque digital versatile un peu \u00ab foutraque \u00bb qui risque fort de ne plaire qu\u2019\u00e0 un public de niche tri\u00e9 sur le volet et dont l&rsquo;int\u00e9r\u00eat est de rendre hommage au c\u00e9l\u00e8bre clavi\u00e9riste n\u00e9erlandais Rick van der Linden, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2006. Car en plus de porter un nom cr\u00e9diteur de points au Scrabble, le musicien s&rsquo;est vite affirm\u00e9 comme un \u00e9mule de Rick Wakeman aux Pays-bas, pour le meilleur et pour le pire. <\/p>\n<p>  Rick fonde Ekseption \u00e0 la fin des ann\u00e9es soixante apr\u00e8s avoir vu sur sc\u00e8ne Keith Emerson, alors clavi\u00e9riste de The Nice. Il forme alors un trio compos\u00e9 d\u2019un batteur, d\u2019un bassiste \/ guitariste et de lui-m\u00eame aux deux cent douze claviers (voire s\u00fbrement davantage). Bref, un nouvel ELP na\u00eet, pla\u00eet aux amateurs de \u00ab rock pompeux \u00bb et d\u00e9go\u00fbtent fortement les puristes de musique classique. Ekseption remporte d\u2019ailleurs un franc succ\u00e8s en reprenant sans vergogne la \u00ab Danse du sabre \u00bb d\u2019Aram Khatsaturjan ou <i>la cinqui\u00e8me symphonie<\/i> de Beethoven (\u00ab The Fifth \u00bb). Face \u00e0 tant d\u2019audace, Rick Wakeman et ses <i>six femmes de Henri VI<\/i> fait figure de gentil chansonnier ! D\u00e8s 1974, apr\u00e8s la dissolution d\u2019Ekseption, Rick van der Linden forme Trace, power-trio qui poursuit encore et toujours le travail propos\u00e9 par Emerson, Lake &#038; Palmer. <\/p>\n<p>  Le DVD propose donc quatre titres film\u00e9s lors d\u2019un concert de Trace pour une \u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e en 1977 (Musikladen). Outre le ridicule assum\u00e9 du costume de sc\u00e8ne de notre ami aux doigts d\u00e9multipli\u00e9s, on constate avec amusement que le batteur de ce trio fou est Ian Mosley, batteur de Marillion depuis 1984, d\u00e9j\u00e0 excellent au demeurant ! Le c\u00f4t\u00e9 \u00e9galement kitchissime du d\u00e9cor, des v\u00eatements et des plans pourraient \u00eatre issus de feu l\u2019Ecole des fans de Jacques Martin. Force est d\u2019admettre que la prestation est \u00e9bouriffante pour autant que l\u2019on puisse dig\u00e9rer ce semblant de musique classique pass\u00e9e \u00e0 la moulinette rock. Rassurons-nous, on reste loin du substrat disgracieux qu&rsquo;\u00e0 pu nous infliger Rondo Veneziano dans les ann\u00e9es quatre-vingt ! <\/p>\n<p> Le menu se poursuit avec huit titres film\u00e9s dans une minuscule salle en 2003, lors de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re reformation d\u2019Ekseption. Le ma\u00eetre a coup\u00e9 ses cheveux et porte toujours aussi fi\u00e8rement l\u2019ensemble queue de pie, les jeunes musiciens qui l&rsquo;accompagnent sont tout simplement exceptionnels. Pourtant, on assiste avec aigreur \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation des parties de chant classique assur\u00e9es par madame Van der Linden qui n\u2019assume \u00e0 moiti\u00e9 son boulot, au des lignes vocales trop ambitieuses. Les boni sont h\u00e9t\u00e9roclites et n\u2019apportent pas grand-chose \u00e0 l\u2019ensemble.<\/p>\n<p>  Incongru et anachronique, cet objet audio et video peut ravir les amateurs m\u00eame si la commercialisation d&rsquo;un tel ouvrage reste anecdotique. Rick van der Linden et les deux formations qu\u2019il a fond\u00e9es restent des figures historiques du rock progressif d\u00e9suettes. Que penser d&rsquo;un DVD si peu coh\u00e9rent dans sa pr\u00e9sentation ? Encore un vibrant hommage sous forme de r\u00e2clements de fonds de tiroirs gentiment maquill\u00e9. Rien que pour sa maestria confondante, il aurait m\u00e9rit\u00e9 mieux que \u00e7a.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En voil\u00e0 un disque digital versatile un peu \u00ab foutraque \u00bb qui risque fort de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3898,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3897"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3897"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3897\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3898"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3897"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3897"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3897"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}