{"id":389,"date":"2003-02-12T00:00:00","date_gmt":"2003-02-11T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/389"},"modified":"2003-02-12T00:00:00","modified_gmt":"2003-02-11T22:00:00","slug":"389","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/02\/12\/389\/","title":{"rendered":"Ashtar &#8211; Urantia"},"content":{"rendered":"<p>Sextuor br\u00e9silien, Ashtar a mis plus de trois ans \u00e0 accoucher de son premier disque. <i>Urantia<\/i> est  enfin disponible aujourd\u2019hui et propose un contenu surprenant, compte tenu de la nationalit\u00e9 du groupe. <\/p>\n<p> Ashtar joue en effet un doom tr\u00e8s m\u00e9lodique, fortement influenc\u00e9 par le folk et la musique celtique : <i> Braveheart <\/i> aurait-il engendr\u00e9 des vocations outre-Atlantique, comme pourrait le sous-entendre l\u2019\u00e9pique \u00ab Children of the mist \u00bb, sorte de reconstitution musicale d\u2019une bataille \u00e9cossaise ? Le plus \u00e9tonnant est que ces influences sont parfaitement assimil\u00e9es et se m\u00ealent fort bien au metal gothique plus traditionnel, et d\u2019ob\u00e9dience europ\u00e9enne, servi par le groupe. Point de <i>metal folklorique<\/i> \u00e0 la Skyclad ici, donc. On d\u00e9couvre de nombreux arrangements pour instruments \u00e0 vents (\u00ab Amazing grace \u00bb) et de jolis arp\u00e8ges \u00e0 la guitare acoustique, soulign\u00e9s par des claviers discrets. Fernanda Mesquita, la chanteuse, m\u00e8ne la danse avec un timbre qui rappelle Liv de Theater of Tragedy (une voix qui porte donc peu). Cependant, et c\u2019est un bien, les titres ne sont pas uniquement taill\u00e9s pour ses interventions, et, un peu comme l\u2019\u00e9quilibre atteint par The Gathering sur <i>Mandylion<\/i>, les passages instrumentaux ont aussi droit de cit\u00e9. <\/p>\n<p> \u00ab Urantia \u00bb, le morceau de bravoure du disque, est presque un medley de ces influences gothiques (avec un final digne de <i>The Silent Enigma<\/i> d\u2019Anathema). Tout cela a suffisamment de personnalit\u00e9 pour ne pas sonner comme un pastiche, mais pas assez cependant pour surprendre l\u2019amateur. La suite est un peu plus personnelle, et la face acoustique de ces musiciens s\u2019av\u00e8re finalement beaucoup plus d\u00e9velopp\u00e9e que chez les groupes pr\u00e9cit\u00e9s. Pourtant, cela n\u2019emp\u00eache pas Ashtar de jouer sur des rythmes enlev\u00e9s (\u00ab Druid dream \u00bb), ce qui \u00e9vite de faire retomber l\u2019attention de l\u2019auditeur, contrairement \u00e0 certains groupes similaires qui, tels Mostly Autumn, manquent parfois de mordant. La production de l\u2019ensemble est a\u00e9r\u00e9e et laisse de la place pour chaque instrument, y compris pendant les rares moments pendant lesquels les guitares satur\u00e9es font leur apparition (\u00ab Oblivious Scars \u00bb, tr\u00e8s Anathema), sans que cela choque le moins du monde. <\/p>\n<p> Il se d\u00e9gage de ce disque une grande s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et une certaine joie de vivre, les titres jouant rarement la carte de la noirceur. Au final, Ashtar propose une formule assez originale qui pourrait en s\u00e9duire beaucoup, le cr\u00e9neau dans lequel il s\u2019inscrit \u00e9tant \u00e0 l\u2019heure actuelle quasi-vacant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sextuor br\u00e9silien, Ashtar a mis plus de trois ans \u00e0 accoucher de son premier disque&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":390,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/389"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=389"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/389\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/390"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=389"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=389"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=389"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}